La 5ème passée, le pied au plancher !

Avis sur Fast & Furious 6

Avatar Sébastien Decocq
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Le 4 mai 2011, tout le monde (aussi bien les spectateurs que la presse) reçut une claque monumental ! Et pour cause, personne ne s’était douté qu’un jour, un opus de Fast and Furious atteindrait le statut de film d’action modèle ! C’est ce qui arriva pourtant avec le cinquième film de cette saga certes sympathique mais manquant fortement d’originalité et d’intérêt. Et depuis cet événement, jamais un Fast and Furious ne s’était fait attendre de la sorte ! Oui, le 6 (déjà…) peut même se vanter, quelque part, d’être l’un des films les plus attendus de cette année 2013. Surtout avec la scène finale du précédent long-métrage, qui nous dévoilait le retour de la pourtant décédée Letty. Fast and Furious 6 n’était pourtant pas à l’abri de la sempiternelle sensation de la « suite de trop ». Fort heureusement, le film suit les pas de son prédécesseur. Reprenant aussi bien ses atouts que ses défauts.

Honneur aux défauts, pour une fois ! Et commençons (passons rapidement, plutôt !) sur le scénario. Les Fast and Furious, rappelons-le, n’ont jamais vraiment brillé par leur originalité (des missions de FBI ou des braquages incluant des voitures). Il faut tout de même avouer que depuis le 4, la série tente d’instaurer certaines histoires dramatiques pour unir les personnages et les rendre bien plus attachants. D’un côté, c’est assez réussi (vu que l’on s’intéresse aux nombreux protagonistes). Mais d’un autre, cela rend l’ensemble par moment niaiseux, voir gamin. Surtout avec des répliques qui veulent donner un sens moral à tout cela sans jamais émouvoir un seul instant (vu que cela sent la guimauve et le cliché à plein nez) ! C’est ce dont souffrait particulièrement le 5. C’est également le cas pour le 6, dont les séquences dites dramatiques plombent l’intégralité du film, qui aurait bien pu ne durer qu’1h40 pour se montrer bien meilleur que ça. Des moments qui se veulent intenses qui ne font que causer des longueurs dispensables au film, faisant attendre chaque scène d’action avec impatience pour oublier la niaiserie (pour ne pas dire connerie) du scénario.

Néanmoins, là où se rattrape le script, c’est par sa nouvelle réunion des personnages principaux de la saga. On ne change pas une équipe qui gagne, d’après le célèbre dicton. Et pour ce sixième rendez-vous, nous retrouvons les meilleurs de la série une nouvelle fois (Toretto, O’Conner, Mia, Pearce, Parker, Gisele et Han). Avec le retour tant attendu de Letty ! Un fait scénaristique qui montre l’ambition des producteurs et scénaristes à vouloir tisser des liens entre chaque film pour ne former qu’une seule histoire. Et n’oublions pas non plus l’apparition de certains seconds couteaux qui enrichissent ses retrouvailles (notamment Stasiak et Braga du 4ème film). Une réunion au sommet qui permet à Fast and Furious 6 de retrouver l’ambiance « film de potes » du 5ème, usant de l’action à gogo et d’un humour ravageur qui fait mouche (encore une fois, Pearce n’est là que pour amuser la galerie, et on ne va pas s’en plaindre !)

Et qui dit même personnages dit forcément retrouvailles des acteurs ! S’il était évident de revoir Diesel, Walker, Brewster, Tyrese et Ludacris entre autre, c’est avec un immense plaisir de revoir enfin la frimousse agressive (et souvent excessive) de Michelle Rodriguez ! Bon d’accord, Fast and Furious n’est pas un exemple question casting de choc, chacun étant là à faire ce qu’il doit. Mais l’alchimie entre eux fonctionne toujours autant, chacun a son propre charisme, et le tour est joué ! Surtout parmi le nouveau de la bande, Dwayne « The Rock » Johnson, qui avait déjà réussi son entrée dans le 5 et qui fait désormais parti de la famille de la saga. Quant à Luke Evans, il peut se vanter d’incarner le méchant le plus charismatique de la série tout entière, rendant son personnage plutôt inquiétant.

Et tout comme le 5, Fast and Furious 6 se démarque des autres films pour son parti pris : celui de l’action pure et dure ! C’est pour ça que l’on ne peut qu’aimer ce film, qui préfère tout miser sur le divertissement de haute volée. Allant même jusqu’à ne peut plus avoir peur de l’invraisemblance (après le saut du pont et la scène du coffre-fort du 5, ici, c’est l’affrontement avec un tank et le tractage d’un avion-cargo, sans oublier… non, je vous laisse le plaisir de regarder cette scène qui dépasse toutes les limites du possible !). Cela, la saga le doit à son réalisateur, Justin Lin. Le Taïwanais s’était déjà fait remarqué sur Tokyo Drift. Bien que ce 3ème opus reste à ce jour le plus mauvais de la saga, il faut bien admettre que ce dernier se démarquait par une mise en scène et un montage nerveux. Des atouts de tailles qui se sont retrouvés jusqu’à ce 6ème film, qui lui donne une patate de malade lors des séquences d’action ! C’est filmé avec une énergie folle, les voitures volent, ça explose de partout, ça castagne à tout-va… Que demander de plus ?

Bref, Fast and Furious 6 n’a rien à envier de son prédécesseur. Lui aussi devient sur le coup un modèle du cinéma d’action avec lequel il est facile de prendre son pied. Et maintenant que cet opus est passé, il ne nous reste qu’une chose à faire : patienter jusqu’au 7, qui se fait déjà lourdement attendre. En parlant de ça, restez jusqu’à la toute dernière scène ! Je peux spoiler en disant que cette dernière permet à Tokyo Drift de véritablement entrer dans l’histoire de la saga. Mais cela ne gâche en rien l’immense surprise que nous réserve le 7. Une surprise qui va faire baver les fans de la série et du cinéma d’action !

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