Souvenez-vous, vous aviez entre 15 et 18 ans. Vous avez probablement entendu cette phrase, prononcée d'un ton à la fois mou et dédaigneux. C'était à propose de Fight club, et elle était adressée à quelqu'un qui disait ne pas aimer le film. Si vous n'aimiez pas, c'est que vous n'aviez pas compris le message implicite du film: la société de consommation, c'est de la merde.
Le problème est double. D'abord, ceux qui disaient ça au lycée sont aujourd'hui des employé bien rangés, préoccupés par le mobilier de leur doux nid douillet. Ils sont exactement ce dont le film se moque, mais cela, c'est leur problème. Ensuite, le message n'est pas du tout implicite: il est dit, redit, écrit un peu partout... bref... impossible d'expliquer le fait que quelqu'un n'ai pas compris le film par l'incompréhension de ce message.
On m'avait vendu fight club comme un film très violent, un film de combat. Le film est violent, en effet. Mais sur les 2h30 que durent le film, on ne compte pas plus, montre en main, de 30 secondes de bagarre. Fight club, pour son titre, ces 30 secondes de combat, les hormones des lycéens et leurs préjugés, devenait un film de combat...
Ce que ces mêmes lycéens, en revanche, semblent ne pas avoir vu, c'est que la solution proposée par le film à cette société de consommation aliénante, c'est une contre-société idéalisée dont les valeurs sont: la virilité, l'uniformisation, et le culte de la personnalité. Autrement dit...