Une grosse claque...

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Avatar Ennambhor
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Je ne sais pas par où commencer. Ce film a été ma première grosse claque cinématographique.

Au début, on se sent perdu dans un monde qu'on arrive pas à comprendre. et au fur et à mesure, en même temps que le personnage principal, on va découvrir les motivations de nos personnages, leur personnalité et leur identité.

Les plans sont toujours clairs et cadré de manière à nous laisser comprendre les intentions et/ou les émotions des personnages cadrés. Mais ce qui frappe le plus est la scène finale.

Cette scène est peut-être l'une des plus belles et des plus prenantes scènes qui m'aient été données de voir. L'effondrement des tours sur la musique Where is my Mind des Pixies est l'image parfaite de l'état d'esprit de notre personnage, perdu. Nos deux personnages de dos contemplent la destruction d'un monde qu'il ne comprennent pas et auquel ils ne sont pas intégrés.

Le message est un point important du film. En effet, le film semble dénoncer une société de consommation excessive qui en veux toujours plus sans savoir vraiment pourquoi. Le message est assez simpliste mais il passe très bien grâce à la performance impressionnante des acteurs, surtout Edward Norton qui, au début du récit, sert très bien l'impression d'être perdu que l'on ressent. Ses réveils à répétitions nous plongent à chaque fois dans des endroits nouveaux, nous imposant un temps d'adaptation pendant lequel on est perdu et déboussolé. De même l'absence de nom du personnage principal accentue cet effet de détachement du monde extérieur.

Et le scénario est aussi bon que le reste. Riche en rebondissement et en sens, il contient cependant certains moments de vide. Le dénouement final est fascinant et surtout inattendu.

Dès lors qu'on apprend l'identité du personnage principal, qui jusqu'alors n'avait pas de nom, certains des dialogues qui nous semblaient étranges prennent alors une tournure très différente. En effet le personnage principal est Tyler Durden, donc le personnage de Brad Pitt n'est qu'une représentation de ses propres actes. Depuis le début du film, Tyler n'est qu'une représentation des actes du personnage, qui se détache ainsi de tout ce que peux faire Tyler, subissant des actes qu'il ne croit pas contrôler. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle j'ai tenu à revoir le film, car quand on sait que les deux personnages ne font qu'un, le film montre son vrai visage.

Bref, Monsieur Fincher, toutes mes félicitations, c'est un chef d'oeuvre.

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