La joie partagée d'une "bamboula" et de ses deux supérieures!

Avis sur Filles de joie

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Conso, Axelle et Dominique vivent dans une banlieue à Roubaix. Unies par un secret, elles se donnent rendez vous tous les jours sur le parking de la cité pour prendre la route direction Bruxelles.

Les trois femmes ,dont deux sont mères de famille, travaillent dans une maison close où elles s’adonnent à la prostitution. Pendant quelques heures, elles changent totalement d’identité. Elles essaient néanmoins de garder leur dignité malgré l’adversité. Le film est axé sur le portrait de ces trois femmes issues de génération différente, où le portrait de chacune est correctement dessiné à l’écran.
Ce qui m’a outrée c’est la jeune femme noire et tous les stéréotypes qu'on lui a coller sur le dos sans aucune issue positive, ni réflexion. Elle est infantilisée par tous. Les termes « panthère » ou pire encore « bamboula » sont utilisés et d’autres scènes dans la limite de l’insoutenable. Cela m’a fait penser à la traite des noirs durant l’esclavage. Comme par exemple la scène de la vérification de la dentition dans la chambre d’hôtel par son cher et tendre client cinglé dont elle est follement amoureuse. J’avais envie de vomir tout simplement. Les négriers faisaient la même chose ! Pourquoi lui avoir rajouté autant de peine alors qu’elle est déjà en train de se battre pour sa vie en tant que travailleuse du sexe ?
Je suis sortie de la séance dégoûtée par le scénario qui s’est adonné à cœur joie à minimiser des propos et des situations racistes. Âmes sensibles à la recherche de la tolérance s’abstenir.

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