Raising Kratos nous montre l’effort humain qu’on doit fournir pour faire un grand jeu

Avis sur God of War : Raising Kratos

Avatar Eyri0
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Je suppose que cela ne sert à rien de dire ce qu’est God of War, que les médias et les joueurs ont tant aimé. Un jeu qui a permis à la Playstation d’être au centre du monde pendant plusieurs mois en plus d’avoir eu pas mal de Game of The Year dont celui des Games Awards que les gens adorent comparer avec les oscars, mais ce n’est pas le sujet de la critique.

Avant de commencer je tenais à dire qu’on arrive dans une tendance sur les reportages/documentaires dans les jeux vidéo. Sur Netflix récemment il y avait Playing Hard de Jean Simon Chartier qui retrace le développement du jeu Ubisoft For Honor à travers le directeur créative : Jason Vandenberghe et le producteur Stéphane Cardin. On suivra d’autres personnes dans le documentaire, mais ce n’est pas le but visée, on veut surtout mettre en avant les personnes en tête d’un projet et la force de ce documentaire. Autre documentaire que vous pouvez cette fois-ci retrouver sur le Youtube de Game Spectrum, qui a pu interviewer les personnes qui bossent à Motion Twin, si vous suivez l’actu, vous êtes surement au courant que Dead Cells est un jeu ayant connu un gros succès. Ce qui est intéressant dans le travail de Game Spectrum, c’est de voir un studio pas comme les autres dans son fonctionnement, de voir les galères pour faire un jeu quand on est un petit studio et toute l’évolution d’un développement de jeu qui peut changer à tout moment.

Revenons sur Raising Kratos, il est important de savoir dans quoi on s’embarque avant de commencer le visionnage. Ce qu’a voulue montrer Akiaten qu’on connaît dans le jeux vidéo pour avoir réalisé NBA ’08 Featuring the Life : Vol 3 et NBA’09 : The Inside. Pour son premier documentaire, il ne voulait pas s’attarder sur le côté technique d’un jeu, parler de certains choix d’un point de vue technique. À l’image de Kratos qui dans le dernier opus de God of War c’est un peu humanisé et pour rendre hommage à l’humanisation de Kratos on met l’humain au premier plan, c’est la grande force du documentaire.

C’est ce qu’on pourrait reprocher au documentaire, qu’il peut être un poil trop long et parce que God of War est un grand jeu dans sa conception qu’on aurait aimé savoir les partis pris artistique, pourquoi avoir décidé de faire God of War en plan séquence. Cela n’aurait pas gêné la grande qualité du documentaire et on aurait eu de la profondeur. J’exagère un peu, mais dire pendant moins 2h, il faut changer Kratos cela peut devenir vite lassant.

Comme je le disais tout à l’heure, le manque de profondeur d’un point de vue technique ne gâche pas grand-chose quand on est moins un mordu du jeu vidéo. On voit l’énorme sacrifice humain pour faire un jeu de cette envergure. Même si le réalisateur du jeu Cory Balrog est très mis en avant tout le monde à son temps de parole. C’est un reproche que je faisais à Playing Hard ou je me sentais pas impliqué personnellement dans le documentaire, car on parle surtout de gens qui sont au centre un projet et les gens qui font le gros travail dans l’ombre on les oublient complètement dans Playing Hard. Dans Raising Kratos tout le monde à son petit temps de parole et cela nous permet de voir les visages, de voir le boulot monstrueux qui doit faire et on s’attache à eux.

Raising Kratos ce sont des moments très touchant, ce sont des moments qui vont surement rester graver dans ma mémoire. Je manque encore de recul quand je repense au boulot que le studio de Santa Monica a dû faire. Je me souviendrais des quelques passages ou on voit la Head of Studio de Sony Interactive Santa Monica : Shannon Studstill à bout à cause du stress, pour savoir comment renouveler God of War. On découvre vraiment Cory Barlog dans ce documentaire avec ces moments uniques avec sa famille, avec les deux acteurs. Quand je le vois, on a limite envie de lui faire un gros câlin. On parle souvent des deux doubleurs de God of War, cette alchimie entre les deux, on la retrouve dans les moments ou on voit les acteurs en dehors des séquences de motions captures.

Difficile de savoir si ce documentaire aura un impact, surtout dans cette période ou on parle de crunch et de conditions de développement. Brandon Akiaten en parle très peu, même si le passage, ou il faut faire une démo pour l’E3 peut être très stressante pour l’équipe de développement et nous permet de voir que l’E3 en tant que joueur c’est quelque chose de formidable, mais pour les développeurs, c’est limite un cauchemar et une énorme période de stress. Ce qui me fait dire que le documentaire n’aura pas forcément un impact c’est malgré le développement difficile, on aura tendance à mettre en avant la réussite du projet et oublier tout les problèmes. Ce qui est sûr c’est que c’est un documentaire très intéressant à regarder, de suivre cette famille comme c’est souvent évoqué par le studio. Que vous soyez gros fans de jeux vidéo, de God of War ou que vous êtes curieux, il faut le regarder. Après avoir regardé le documentaire, je vous recommande de revoir le passage du Game of the year lors des Games Awards, on ressent des émotions et ces émotions sont présentes, car Brandon Akiaten a laissé des hommes et des femmes qui humainement ont tout donné pour ce jeu, pour faire God of War.

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