J'ai été voir Gravity en 3D, un peu contraint et forcé (on voulait inaugurer la nouvelle salle Dolby Atmos de notre petit ciné de campagne, et dans cette salle, c'était 3D ou rien) mais je n'en suis pas mécontent, au contraire. Pour la première fois, j'en suis sorti en me disant qu'en 2D, le film aurait vraiment perdu quelque chose.
Dans les autres films que j'ai vu en 3D, celle-ci était très bien faite, très jolie, mais complètement inutile. Dans Gravity, certaines scènes deviennent fabuleuses grâce à la 3D. Dans les scènes en vue subjectives, notamment, quand la caméra se trouve dans le casque de sandre Bullock (avec la buée sur la visière) ou quand elle se meut dans les coursives étroites des stations. A plusieurs reprises, je me suis surpris également à pencher la tête pour éviter les débris qui volaient. De plus, ça reste toujours lisible, même quand ça tourne dans tous les sens.
Bref, pour finir avec la 3D, ça me semble toujours aussi gadget pour les blockbusters popcorn (genre les prochains Marvels que j'irais voir, mais en 2D) par contre c'est totalement pertinent pour ce film.

Sinon, en dehors de ça, le film m'a pris au tripes du début jusqu'à la fin. L'histoire est toute simple : en gros, il y a une mission spatiale en cours, des américains qui vont réparer le satellite Hubble. Par radio, on les prévient que la mission est annulée, parce qu'un nuage de débris vole à toute vitesse dans leur direction. Trop tard, pas le temps de rentrer les débris déchiquetent leur navette. Ryan et Matt (Sandra Bullock et Georges Clooney) se retrouvent seuls dans l'espace, sans navette, sans contact radio avec la Terre et avec le peu d'oxygène qu'ils leur reste en réserve...
C'est tout, c'est juste une histoire de survie, mais c'est rythmé avec l'efficacité d'un métronome. Pas un seul temps mort, tout s'enchaîne à la perfection. Les acteurs jouent juste. On stresse avec eux, on panique avec eux, on désespère avec eux. Enfin moi, j'étais à fond dedans. J'en avais oublié mes lunettes 3D sur le nez, je ne me suis rappelé que pendant le générique de fin.
Sinon je ne sais pas comment le film a été tourné, mais on a vraiment l'impression qu'il a été fait dans l'espace, c'est pas possible autrement. C'est vraiment bluffant de réalisme.

Le truc qui me chiffonne, c'est que je n'aurais pas autant de plaisir à le revoir en 2D, chez moi, sur un écran de télé ou d'ordinateur... J'aurais bien aimé le voir en IMAX, ça doit valoir le coup d'œil, pour le coup.

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le 5 avr. 2014

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Loki Asgarder

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