Highway to hell

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Jack a 19 ans, une belle gueule malgré une coupe de cheveux inexplicable, une peau délicieusement hâlée par le soleil de Las Vegas et un petit boulot d’agent d’entretien de piscines qu’il perd le jour où il approche un peu de trop sa quéquette de la dame qui l’emploie. La faute à pas de chance : le mari, jaloux et un peu gangster, rentre au moment des faits. Il décide alors d’envoyer une meute d’hommes de main à la recherche du jeune homme pour lui casser les pieds (littéralement, « to break one’s foot » n’ayant aucune signification imagée dans la langue de Tom Jones). Jack s’enfuit donc avec son meilleur pote un peu barré, Pilot, direction Seattle.

Comme si ce postulat de départ ne suffisait pas à rendre le film complétement con, les deux amis vont vivre au cours de leur road trip des aventures toutes aussi intrigantes les unes que les autres : bordel d’autoroute, autostoppeuse mystérieuse, funérailles de Kurt Cobain et même homme alligator… Le spectateur s’en fout, tout comme il se fout de savoir si les pieds de Jake seront intacts en fin de course. Autant dire que la seule raison valable de se pencher sur ce film est son casting, fantasme des gentes féminine et cinéphile mondiales ; avec Jared Leto dans le rôle du ramoneur de piscines et Jake Gyllenhaal dans celui de son acolyte toujours stone, HIGHWAY présente un duo d’acteurs à faire rêver n’importe quel directeur de casting treize ans après sa sortie. L’occasion de vérifier que Gyllenhaal se bonifie avec le temps et que Leto a toujours été le Dorian Gray d’Hollywood (crédible et même un peu juvénile dans son rôle de jeune de moins de vingt ans, il avait 30 ans lors du tournage).

Malheureusement, le film n’offre pas à ses interprètes de quoi briller. Les dialogues n’ont pas franchement marqué la décennie par leur caractère culte et l’amitié des deux protagonistes, bien qu’attachante, aurait gagné en profondeur sans les grotesques épisodes évoqués ci-dessus. A la fin du film, les deux amis se jurent une amitié éternelle, et l’on se prend alors à rêver de retrouvailles cinématographiques d’un autre acabit pour Jake et Jared.

Pour conclure, HIGHWAY est un film à regarder avec beaucoup de recul, pour ses interprètes et sa reconstitution savoureuse du bon goût ambiant des années 90s (malgré les apparences, le film date de 2002). Une curiosité, rien de plus.

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