"How can you trust a man who wears both a belt and suspenders? The man can't even trust his own pant

Avis sur Il était une fois dans l'Ouest

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Il était une fois l'Ouest sauvage, inconnu, mystérieux et implacable. L'on aurait pu croire cette époque éternelle en ce temps là. Mais vint la fermeture de la frontière, la fin des espaces libres de toute loi et de tout règlement, et le début de la Civilisation ou du moins de celle en marche, avec le chemin de fer pour avant garde. L'ordre est en marche mais pour avancer, il a besoin qu'on fasse place nette, et sur son chemin, le Ranch "Sweetwater". Mais par tous les Saints pourquoi un nom pareil pour un ranch pauvre en plein désert, que le propriétaire, Brett McBain, s'échine à conserver contre vents et marées, ne parvenant pas à convaincre ses enfants qu'ils seront riches bientôt, que sa nouvelle jeune femme va arriver et que tout recommencera comme avant, mieux qu'avant. Pire, McBain a acquis suffisamment de matériaux pour construire une ville entière.

Autour de ce ranch, Jill, Louisianaise et jeune épouse McBain, propre (les gens prenant un bain sont rares, rappelons-le) ; Le cheyenne, cet étrange bandit romantique au cache poussière brun ; Mr Morton, l'homme du train, qui ne le quitte jamais et qui a un point de vue particulier sur comment on joue au poker ; Franck, ce tueur au passé parsemé de cadavres sauf un dont il ne souvient plus, Frank qui tente d'apprendre à faire des affaires et enfin, l'harmonica, ce type à l'aire indien ou mexicain, jouant quand il devrait parler et parlant quand il devrait jouer, donnant des rendez-vous et jouant de cet air étrange, inconnu, une longue plainte. Chacun a ses motivations, ses rêves, ses ambitions, sa musique bien à lui, chacun est un pan entier de ce monde qu'est l'Ouest, ce monde en voit de disparition. Certains incarnent ce qui va le détruire, d'autres ceux qui n'ont plus d'échappatoire, car la frontière est fermée. Et pourtant Sweetwater en vaut la peine, car ce ranch vaut des milliers, des milliers de milliers, tellement qu'on les appellent millions.

Il était une fois l'Ouest, cette contrée où les bons n'existent pas, où l'on ne trouve, au mieux, que quelques uns plus sympa que les autres, et encore ; il était une fois Claudia Cardinale et ses magnifiques yeux bruns* ; il était une fois Henry Fonda en méchant au regard d'acier ; il était une fois Mister Chou Chou qui rêve d'un bruit tellement étrange dans cette immensité ; il était une fois la fin d'un monde et l'avènement d'un nouveau ; il était une fois la crépuscule du mythe et l'aube du désenchantement.

Il était une fois dans l'Ouest nous mène implacablement vers le dénouement, vers la signification de l'harmonica, sa raison d'être et vers la fin de l'Ouest sauvage et l'explosion d'un Opéra de violence fuyant un monde qui ne la tolère plus, ou du moins cette violence là, celle des hommes, cette race si ancienne en voie de disparition au profit des marchands, des mères de familles et de tant d'autres.

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