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!SPOILER!

Ce film est un exercice périlleux. Les films catastrophes, "on" a toujours un peu laissé ça aux Américains, aux blockbusters, aux gros moyens. Alors quand débarque une réalisations européenne sur le thème de la survie, de la sobriété subie, je me jette dessus, parce que ce ne peut être que différent des films à gros budget, parce qu'il n'y aura pas de "grands" acteurs, pas d'effets spéciaux...

Si le début du film est long - je me suis vraiment fait la réflexion, genre quand est-ce qu'on voit l'affiche du film ?! Et il est où le ch'val ? Et le fusil ? - mais au final, il nous place parfaitement dans la vie du héros, routinière et morne. Comme lui, on s'ennuie.

Mais arrive LE moment, cet instant fantastique où le monde bascule et laisse le héros seul face à lui même, face à son ventre vide et, certainement, à ses questions sans réponses.

Si ce film m'a plus, c'est que le héros s'y prend bien pour survivre. Une retenue d'eau pour l’électricité, une maison en paille - mais sans enduit, et d'un point de vue théorique, c'est complètement impossible, puisque la paille aurait pourri dès le premier hiver. Des bêtes, plus de compagnie puisque étonnament les animaux ne sont pas victime du fléau qui frappe le règne humain. Plusieurs scènes sont poignantes, presque insupportables, comme lorsque le chien des parents du héros, donc un être proche, attiré par le raffut que fait le héros, vient d'entailler contre une porte vitrée brisée. Ou quand un chien - un autre - vient voler le petit de sa chèvre. La naissance ce cet être avait été un tel moment de grâce, de bonheur, la promesse d'un avenir radieux.

Et puis il y a la rencontre avec l'héroïne, d'abord violent, puis très sensuel et sexuel. Elle lui apprend le plaisir simple de profiter encore de l'essence des véhicules, même si c'est une hérésie, on comprend vite que plusieurs années se sont passées depuis les événements alors que l'essence n'est utilisable que trois mois, six au mieux. Mais c'est un détail.

Mais si une relation amoureuse se travaille jours après jours, et puis si ça ne fonctionne pas, on change, c'est du moins de cette manière que cela fonctionne en occident. Et c'est justement tout l'enjeu de cette rencontre. Un point de vue différent sur une réalité commune. Lui veut rester. En réalité, il ne se pose même pas a question ! Partir pour quoi, pour où ? Certainement pour moins bien. Elle veut partir, et rien ne l'en empêchera, même pas le dernier acte d'amour du héros qui est prêt à tout abandonner, qui lâche ses bêtes juste avant le départ. Malheureusement, elle part sans lui, vers un avenir que, personnellement, je ne vois pas aussi radieux que le sien, entouré de ses animaux, de ses champs, bois et de tout ce qu'il a bâti durant toutes ces années.

lutopiste
7
Écrit par

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