Il est donc possible de faire pas grand-chose avec presque rien.

Avis sur Jamesy Boy

Avatar Volte
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A Marseille, nous avons une devise, celle d’aller droit au but. Permettez-moi de mettre en application le précepte propre à la cité phocéenne en ce qui concerne Jamesy Boy. Ce film est aussi fade qu’ambitieux. C’est qu’à vouloir vadrouiller entre différents thèmes, nous finissons par nous retrouver face à un fourre-tout absolument pas novateur. Rien ne nous est épargné, ni le coup du vieux drame familial à la sauce « mais où est papa ??? » (réplique accompagnée de sanglots et reniflades, évidemment) ni l’incartade du jeune héros dans l’univers gangsta bling-bling, flingues à gogo, gogo-danseuses en chaleur et enfin, le passage obligé dans le centre pénitentiaire avec son lot d’injustices, de bad guys vraiment pas gentils et d’innocents vraiment trop gentils.

En soi, le film n’est pas foncièrement mauvais mais peine à gagner en profondeur. Aucun élément nouveau ne vient transcender le genre. La seule plus-value sur lequel Trevor White mise, c’est la mention « basée sur des faits réels ». Mais qu’y a-t-il de si particulier dans l’histoire de James Burns ? Pas grand-chose, en fait, si ce n'est une quête de rédemption poétique à peine effleurée dans la dernière demi heure du film. Quant à la question du système pénitentiaire, le message est fort douteux. Malgré tout un tas de dérives, le héros sort grandi et presque épanoui de son incarcération. Dans le domaine, on préférera l'excellent Scum de Clarke, bien plus pertinent.

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