Le culte de la médiocrité

Avis sur Justin Bieber : Never Say Never

Avatar mr. edward
Critique publiée par le

Avant toutes choses, il est important de recentrer le contexte qui a fait que je suis allé voir "Never Say Never" : nous sommes mercredi, il est 11h, ma copine m’annonce par sms qu’elle me quitte (je vous passe les raisons de cette séparation). De ce fait, je décide de ma changer les idées car je suis en repos et rester dans ma chambre à ruminer cette nouvelle ne m’enchante guère. Je marche dans les rues tristes de la ville et arrive devant le cinéma comme par hasard (et quel hasard !), j’aperçois une affiche qui me fascine et qui me donne envie de…euh !!!!! et bien qui me donne envie de sauter dans les flaques d’eaux et de crier : Je lis ce qui est écrit : NEVER SAY NEVER, il y a du violet sur l’affiche (ça tombe bien j’aime le violet) alors je regarde ma montre : 13h55, quel hasard, la séance est à 14h ! mais quel hasard ! Je vous passe les détails sur le passage à la caisse et l’achat de 5 paquets de fraise Tagada où quand j’ouvre ça fait du bruit, ainsi que sur la pub qui me donne toujours envie de massacrer ma chaise en criant : JE SUIS UN FOU EN STRING ROSE !!!!!! Les lumières s’éteignent et le public se tut, je pose de ce fait mes lunettes 3D sur mon nez et mes oreilles, je suis toute chose, le générique débute et mon excitation s’accrue, la musique s’immisce dans nos oreilles pour nous faire voyager : ça commence !

On y voit notre ami Justin tout petit jusqu’à tout grand. On a le droit à des témoignages de ses amis ainsi que de lui. Les images d’archives défilent pour nous montrer la face caché et par caché de son ancienne vie puis de sa nouvelle. Il chante, il danse, il parle, il mange, il ris, il va au petit coin…attendez ! ah non il n’y avait pas cela. Il est en studios, il est chez lui, il est plus chez lui, il est sur scène ou alors en coulisse. Il est dans la rue, il est devant un miroir, il a de cheveux et l’instant d’après il en a toujours. Il nous fais des clins d’œil (4 me dit-on), mais dis-donc il est partout le petit loup !

Enfin bref, vous l’aurez compris, c’est du Shakespeare dans la forme et dans le fond du Chantal Goya. On assiste tout simplement à son ascension fulgurante pleinement tant ce qu’il fait est trop-de-la-balle-de-kikoolol-de-mdr-je-suis-trop-fan-« j’aime -sur-facebook »-aaaaaaaaah-détachez-moi-je-vous-dirais-tout-ce-que-vous-voulez-savoir. On nous explique bien qu’il est parti de rien et que ses parents travaillaient (et comme tout le monde le sait « Travailler c'est trop dur et voler c'est pas beau » big up à JC).

Alors, je vois déjà de loin, tous ces gens qui pensent que je me moque et je ne leur dirais qu’une seule chose : meuuuh non ! J’ai AD-DO-RE tant j’ai compris tous les aboutissants, tous les enjeux et je peux vous dire que je n’ai jamais rien vu de tel de toute ma vie.

Voir une jeune homme se battre pour réaliser ses rêves, et qu’importe ce qu’on peut lui dire, est émouvant, touchant et surtout un excellent message positive en ces temps sombres : ne jamais laisser personne vous dire ce que vous devez faire, réalisez vos rêves et fuck les jaloux. L’ami Justin a tout compris, il chante pour sa cause ainsi que pour le droit d’avoir la coupe à la mireille mathieu car c’est quand même un peu la même tel un 206 est différente d’une 206 CC, tu as des choses en plus : la classe quoi, et Justin l’a.

Concernant les scénarios, Lotus serait fier de l’usage que l’on fait des ses papiers, on sent du Baudelaire dans le texte et du Loana dans le discours. La musique est quand à elle tout simplement…on l’entend bien quoi ! La photographie est pansé pour la 3D grâce au formidable travaille de Jon Chu mais le plus formidable reste tout de même JUSTIN BIEBER qui est littéralement habité par son personnage, il en cerne tous les contours, on pourrait presque croire qu’il ne faut qu’un avec.

C’est d’ailleurs avec regrets que j’apprends qu’il n’est pas nominé à l’oscar du meilleur acteur, p$tain je suis dé-gou-té !!! (espèce de raclure de bidet). Certains jugeront qu’il n’est qu’un produit commerciale de plus et que d’ici 2 ans, nous n’en entendrons plus parler et j’ai envie de leur dire : OUI ! enfin NON ! C’est faux, avec Justin c’est à la vie à sa mort. Il m’a ouvert les yeux et m’a fait comprendre que si je devais réaliser mes rêves, mon ex-copine du début du texte n’en faisait plus parti et donc que je devais effectuer le chemin seul, ok ! Il reste encore 2 secondes avant le générique de fin et a envie d’hurler : JUSTIIIIIIIIIIN !!

Après nous avons eu le droit à un b.a. caché de NEVER SAY NEVER II : THE REVENGE OF BILL AND TOM AND GUSTAV AND GEORG OF TOKIO HOTEL. Après cela, je suis sorti de la salle et par chance je suis tombé sur un troupeau de fans en délire (comme Hugo) qui m’ont donné leur msn et la promesse de se voir sur , j’ai trop hâte d’y aller ce soir.

Ainsi cette nuit, je me suis couché avec des JUSTIN pleins la tête.

PLEASE ! Allez le voir pour assister à une expérience hors du commun et à un grand moment du cinéma : le chef d’œuvre de la médiocrité

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 842 fois
22 apprécient · 1 n'apprécie pas

Autres actions de mr. edward Justin Bieber : Never Say Never