Trop de quiproquos tue le propos.

Avis sur Key of Life

Avatar Hell Armsfeldt
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Je ne sais pas trop quoi en penser.
Je l'ai regardé pour son scénario (récompensé par 2 ou 3 prix)
et pour Teruyuki Kagawa, un acteur que j'adore.

Le pitch : un heureux ou malheureux concours de circonstances
permet à un comédien au chômage d'échanger son identité avec celle d'un tueur à gages.
L'histoire est alléchante et promet quelques moments bien cocasses
mais après 1 h - 1 h 15, j'ai eu le senstiment que ça pataugeait.
L'intrigue a pris un tournant que j'ai trouvé ennuyeux.

La galerie de personnages à elle seule vaut le détour :
il y a par exemple cette éditrice d'un magazine d'arts de vivre, une "autiste sentimentale",
comprenez : incapable d'aimer, qui ne connaît rien aux relations humaines
et encore moins à l'amour mais qui a décrété un beau matin qu'elle se marierait tel jour à telle heure...
C'est la séquence d'ouverture. Elle annonce à son équipe de rédaction :
"Voici le planning du mois prochain.
Comme vous pouvez le voir, je me marie dans 3 semaines."
Une collaboratrice : "C'est vrai ?
- Oui, mais je serai bien au bureau ce jour-là.
- Et qui est l'heureux élu ?
- Je n'ai pas encore décidé."

La première partie était la plus prometteuse : le tueur à gages,
frappé d'une amnésie totale, hérite de l'identité du comédien raté,
et par la même occasion, il va faire la connaissance de l'autiste citée plus haut.
Sa transformation est hilarante : de tueur à gages impitoyable,
en costard Kenzo, chaussé de Weston, toujours impeccable,
sûr de lui, presque insolent, le voir sortir de cet hopital,
dans la peau du comédien raté, sa gestuelle, sa voix,
c'était à se tordre de rire.

Au final, on a une comédie très inégale.
La première partie vaut 9 / 10 mais à la seconde, je donnerai un 4.
Conclusion : un quiproquoi, c'est bien.
Trois, bonjour les dégâts.

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