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Ciao l’amore, ciao !

Avis sur Knight of Cups

Avatar normanb
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Terrence Malick est plus que jamais le cinéaste de la lumière et des textures du monde. Ici un loup de wall street désabusé remet sa vie en question à la suite de l’enterrement de son frère. Il se souvient des moments Beaux traversés dans une vie qu’il ne comprend pas et dont il essaye de trouver une cohérence en vain. Il cherche la perle comme un chevalier sa quête, il cherche la Vérité au milieu d’une vie fausse et superficielle. Ce qu’il retient dans une suite de rencontre qui forment les souvenirs comme autant de cartes de Tarot, ce sont des éléments isolés, des lumières, des textures, des corps, des sensations dé-corrélées qu’il traverse comme un radeau à la dérive. C’est toujours un peu chiant Malick, il filme des carrelages, des piscines et des jardins en susurrant en voix off des poncifs religieux ou new âge sur la vie et la nature, style Nicolas Hulot sous LSD. On ressort néanmoins un peu différent de comme on est entré : on a vu des belles choses avec la photo de Emmanuel Lubezki, on a vu de beaux corps désabusés et tristes, certains moins vides que d’autres, on a eu le sentiment de tourner en rond au milieu de symboles mystiques que l’époque à vidé de son sens. Cette suite de moments et d’émotions épars et fragmentaires constitue une transe au rythme de la sublime bande originale de Vaughan Williams. Et en prime y’a quelques beaux culs, des femmes superbes et des plans nichons. Tree of Life est loin, la morale se fait moins prégnante et on gagne en intérêt ce qu’on perd un peu en intensité. Qu’est-ce que ce monde moderne occidental a à nous offrir sinon des piscines et des carrelages ? Est-ce qu’on va mourir pour ça ? Quel est notre quête ? Plus de questions que de réponses, mais une réponse seule semble passionner Malick : l’amour.

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