La main au collier

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Américain, voleur repenti et résistant décoré, le félin John Robie arpente ses vignes, en contrebas de sa paisible villa. Impayable en pull rayé et foulard, le chat voit son repos remis en question. Un imposteur imite sa patte unique et dérobe les plus beaux bijoux de la côte. La police franchouillarde le soupçonne, ses anciens camarades le surveillent d'un mauvais œil et une jeune beauté le lutine...

La main au collet occupe une place à part dans la carrière américaine d'Alfred H.. Le gros bonhomme est en villégiature sur la côte d'Azur. Le suspense s'efface au profit d'une atmosphère légère, soutenue par des dialogues savoureux. La Riviera s'impose comme l'endroit rêvé pour ces aventures rafraîchissantes : la promenade des anglais (Nice), Tourettes sur Loup, le Carlton à Cannes, Cap Ferrat, les villages de Saint-Jeannet, d'Eze, les hauteurs de Monaco... cartes postales sur cartes postales.

L'affiche n'est pas en reste et fait la course aux étoiles avec le Carlton. Le fauve Cary Grant ronronne, la grâce Kelly minaude, Jessis Roy Landis s'enivre, les policiers massacrent la langue de Shaskespeare, les voleurs ne sont pas très causant et on a pas vu plus craquant garçon manqué que Brigitte Auber...

L'intrigue mal gaulée reste anecdotique. La seule motivation claire est celle de Frances Stevens, alias Grace, qui n'a pas l'intention de rester chaste jusqu'à la fin de la bande. Elle jettera son dévolu sur Robie the cat (comme je la comprends... enfin si j'étais une... enfin vous aussi vous m'avez compris). La tension sexuelle monte graduellement au fil des stratagèmes et de l'illusoire froideur de la blonde du Rocher, tel ce baiser volé devant sa chambre. L'apothéose sera bel et bien un feu d'artifices !

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