👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

L’une est brune. L’autre est brun. Entre eux, un petit garçon blond. C’est un trio de circonstances. Amateurs de paysages où la grandeur se mêle à l’inhospitalier, vos yeux seront graciés. Aux autres, rebelles de la contemplation, méfiez-vous des rayons enchanteurs du dieu Râ : rapace à la lumière avilissante. Car c’est bien la mort, consœur de la clarté, qui fera de cette équipée un quatuor solaire. Née omnisciente, elle entoure le cadre ainsi que le film lui-même. Du désert asséché au ciel bleu, vide de tout mouvement, elle fait corps avec l’image. Son visage ? Le soleil. Lui-même. Être complet, divin omnipotent, il est vérité tant il est cruel qu’absolu. Magnifique et pur comme peut l’être un vivant, oui, il noie la terre brulée du pays aborigène de ses rayons bénis par les caresses d’un vent séculaire. Mais n’ayez crainte. Laissez-vous plutôt baigner la : dans les couleurs érotisantes qu’il daigne nous servir en festin. Cessez un instant de voir l’espoir comme un mirage lointain et préférez-lui la clémence empruntée d’une oasis oubliée. Après tout, soleil n’est-il pas pater e matrice de toute vie sur terre ?
:
Tout juste aplani, jamais uniforme, il y a le désert : miroir du jour. Grains de sable par millions, dunes imitées aux flans des marâtres, draps immaculés du monde grouillant, mer aux cent écumes, il en est trois qui le parcourront. Et pourtant, ces enfants anonymes sont bien plus que de martyrs voyageurs. Restés en marge de la civilisation ; occidentaux ou natif, ils s’accordent dans un naturel de résistance. Esprits égarés, mêlant le songe et l’agir, luttez donc pour la survie du feu intérieur séjournant au cœur.
.
A ceux qui n’osent aventurer corps, âme et regard, qu’au futur, au conditionnel plutôt qu’au présent.

.
Boire, s’abreuver, se désaltérer du sang de la durée. Roeg exprime la douleur en l’inscrivant dans un âge d’éveil : l’adolescence, printemps de la vie oú l’émoi passe du bourgeon à la fleur. Ainsi, l’errance ne se veut pas seulement spatiale, mais également temporelle. Elle se veut expérience sensorielle, nourrissant les esprits d’idées neuves, d’images inextinguibles et de fantasmes alors inconnus, instruisant la mémoire ainsi que la vue d’éléments pluridimensionnels. Mystères et souvenirs se réunissent dans un élan universel, tout comme le ciel avec la terre lorsqu’ils enfantent de l’horizon.

Manco_El_Guións
8

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Western Austral

il y a 4 ans

2 j'aime

La Randonnée
Gand-Alf
7

L'innocence s'en est allé.

Premier long-métrage en solo du britannique Nicolas Roeg, Walkabout, librement adapté du roman de James Vance Marshall, fait partie de ces petits classiques oubliés, ces oeuvres scandaleusement...

Lire la critique

il y a 6 ans

23 j'aime

3

La Randonnée
Alligator
7

Critique de La Randonnée par Alligator

Sept 2009: Très étrange film. Sa forme apparait d'emblée comme très originale avec des cadrages, des prises de vue dont le montage rapide relève encore plus les caractères innovateurs de l'ensemble...

Lire la critique

il y a 9 ans

21 j'aime

1

La Randonnée
Johannes_Roger
10

Critique de La Randonnée par Johannes Roger

En plus d’être le meilleur film de son auteur, ainsi qu’un de mes dix films préférés de tout les temps, « Walkabout » (La randonnée) (1970) est un magnifique récit sur la confrontation entre la...

Lire la critique

il y a 8 ans

18 j'aime

6

La Randonnée
Manco_El_Guións
8

Pensées sauvages

L’une est brune. L’autre est brun. Entre eux, un petit garçon blond. C’est un trio de circonstances. Amateurs de paysages où la grandeur se mêle à l’inhospitalier, vos yeux seront graciés. Aux...

Lire la critique

il y a 4 ans

2 j'aime

La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède
Manco_El_Guións
8

Interrogeons la réelle nécessité de la minute de monsieur Cyclopède

Dans les années 80, le paysage audiovisuel se métamorphose. L’élection de François Mitterrand a la présidentielle en 1981 aboutit à la nomination de nouveaux personnages a la tête des sociétés...

Lire la critique

il y a 5 ans

2 j'aime

Ta’ang, un peuple en exil entre Chine et Birmanie
Manco_El_Guións
7

Errance en quête d’épilogue

Le dernier film de Wang Bing est, comme tous ses projets cinématographiques précédents, une singulière dénonciation. Non pas qu’il sombre, et ce malgré les risques inhérents au documentaire à visée...

Lire la critique

il y a 5 ans

1 j'aime