Un petit polar réhaussé par une mise en scène habile

Avis sur Le Dernier des six

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Même si son scénario est assez simpliste et que les tensions naissant de son intrigue paraissent bien étriquées, c’est dans ses changements de ton, son ambiance générale plutôt légère pour un film de crimes, avec entre autre un Pierre Fresnay qui campe un inspecteur de police à la cool, malicieux et sarcastique, et son inventivité, que ce petit polar produit sous l’occupation par la Continental parvient à surprendre.

Adapté d’un roman de l’auteur belge Stanislas-André Steeman, à qui l’on doit Le Quai des Orfèvres et L’Assassin Habite Au 21, sur un script d’Henri-Georges Clouzot qui mettra en scène ce dernier l’année suivante, reprenant le personnage de l’inspecteur Wens toujours avec Pierre Fresnay, ce film sans grande envergure, réussit à surprendre par quelques scènes habilement réalisées dans une sorte de jeu de piste criminel teinté d’ironie ne se prenant pas au sérieux.

Cependant, le réalisateur Georges Lacombe, dont le film le plus connu demeure Monsieur La Souris avec Raimu, parvient à créer une ambiance en utilisant quelques artifices de mise en scène qui font vaciller son film en permanence entre « whodunit » à l’anglaise et comédie cruelle soutenue par quelques dialogues croustillants et un second degré permanent. Esthétiquement c’est soigné avec une utilisation des clairs-obscurs et des jeux d’ombres inhérente au film-noir américain qui apporte incontestablement une plus value à son intrigue pas réellement tendue.

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