C'était rigolo.

Avis sur Le Hobbit : La Désolation de Smaug

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En sortant de la salle, j'avais une folle envie d'écrire une critique, parce que j'avais plein de choses drôles à raconter. Je ne me souviens plus à présent de la moitié, mais je m'essaie quand même à l'exercice, puisqu'il reste beaucoup encore à raconter.

Voilà, Bilbo, c'était drôle.

Tout d'abord l'image, qui vous colle à vos sièges quand elle arrive. Dieu que c'est moche. Cette première image du village sous la pluie est d'une laideur incroyable. Un espèce d'air d'un truc qui pourrait vaguement passer sur la BBC (J'ai rien contre la BBC mais ça ressemblait vraiment à leur téléfilm sur Northanger Abbey). En fait, peut être simplement une recherche d'image nette, claire, réaliste, pleine de détails (oui, c'est sûr, on peut compter les rides de Gandalf), mais où est l'intérêt, puisque c'est moche ? Après, certes, des effets spéciaux, tout ça, super impressionnant-trop-cool avec un dragon plutôt classe, qui parle sans être ridicule, j'y connais rien, mais j'objecterais que l'or liquide était quand même carrément laid (tu m'diras, j'ai jamais vu de l'or liquide couler, j'en sais rien). En fait il faudrait partir d'un principe : c'est pas parce que l'image est plus nette, parce que ça fait plus vrai, que c'est esthétique.
Voilà, ce n'était pas esthétique, on n'y voyait que des écrans verts.
On ne cherchait pas les jolis plans, parce qu'il n'y en avait pas. Il y avait juste Peter qui criait (et on l'entendait depuis notre salle) "EH LES COPAINS REGARDEZ COMMENT JE SUIS TROP BALÈZE AVEC MES EFFETS SPECIAUX, JE FAIS COMME SI LA CAMERA VIREVOLTAIT PARTOUT SANS ENTRAVE". Mais voilà, ces plans où la caméra s'envole à travers les grottes et les machins, ils ne servent à rien, si ce n'est à montrer une maîtrise parfaite de l'effet spécial, maîtrise que personne ne remettait en question, donc Peter, pas la peine de nous le rappeler toutes les 53 secondes et demi.
Nous en conclurons donc que l'effet pour l'effet, c'est nul.

La scène des tonneaux, alors, oui, ce sont des effets avec un but clairement exprimé : que le spectateur s'amuse. S'amuser, certes, moi je suis pas contre, mais là je suis venue voir un film les gars. Je suis pas là pour une putain de séance au futuroscope. Oui c'était rigolo d'éviter des têtes d'orques et des flèches comme un con tout seul sur son fauteuil, mais en fait, ça tu peux te le permettre 1)quand tu fais des animations au futuroscope ; 2)quand tu fais un film pour enfants ; 3)à la limite si tu fais un film super méga cool, mais je n'accepte qu'un seul effet du genre alors, désolée.

Je pense aussi qu'il faut quand même avouer que les elfes méritent un paragraphe à leur gloire. Le père de Legolas à lui seul, en fait, même. Sa voix me faisait un peu penser à celle de Franck dans le RHPS, grave et très sexy, alors que sa robe et sa traîne à paillettes donnaient un côté Liberace exquis. Clairement mon moment préféré du film, c'était vraiment hilarant. (Dommage que ce soit involontaire, sinon c'était vraiment du grand art.).
Sinon Legolas avec ses yeux bizarre et son visage encore plus bizarre ressemble à un alien, ou peut être même à un vampire, ce qui permet de remarquer que l'histoire d'amour entre le nain et Evangeline -Kate- Lilly qui se transforme en triangle amoureux avec un Legolas jaloux, c'était carrément Twilight. (Remarquer le moment où Legolas court dans la forêt tel un Edward.).
Aussi les elfes ont un système de communication par le regard très drôle, mais on les excuse parce que quand ils se battent on se croirait dans un jeu vidéo, et ça fait un peu passer le temps.

Sinon tout le passage avec Gandalf qui n'a aucun rapport avec notre histoire, c'était incroyablement sans intérêt, en plus de nous imposer des images moches, avec des espèces de champs de force presque aussi laids qu'un oeil où l'on croit déceler vous-savez-qui, et avec des gros plans beaucoup trop longs sur un Gandalf qui serre les dents pour mobiliser toute sa force : ça en devient presque gênant au bout de plusieurs secondes.

En fait je crois que c'était pas vraiment du cinéma. Je sais pas trop ce que j'ai vu, ça ressemblait même pas à un film, je n'y ai vu aucune recherche esthétique, aucune recherche de quoi que ce soit d'ailleurs, à bien y réfléchir. Il faudrait pas oublier que le cinéma est le septième ART.

Enfin, Martin Freeman était sympa.

Le pire c'est que j'ai même pas lu le livre donc je n'ai même pas une vraie raison de m'offusquer.

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