Dirty Harry sauce camembert

Avis sur Le Marginal

Avatar Thomas Harnois
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« Le marginal » est sans doute l’archétype du polar français des années 80 à l’époque ou les films d’actions à grand spectacle made in america n’avaient pas encore déferlé sur l’hexagone.

Pour tenter de concurrencer les flics dur à cuir américains comme Steve Mc Queen (« Bullit » ), Clint Eastwood (« Dirty Harry ») ou même Charles Bronson (« Le justicier dans la ville ») on fait alors appel aux gros bras français.

Ici, le patron c’est Belmondo, plus Bébel que jamais, qui a cinquante ans, court, saute, tabasse tout ce qui bouge à coups de larges crochets, conduit avec une maestria de pilote de course et n’hésite pas dégainer son calibre quand on le titille de trop.

Viril, macho, un brin réactionnaire (il a le sens des valeurs familiales) , Belmondo est le mâle dominant les autres mâles et séduisant par son charme de dur à cuir les plus belles filles notamment Carlos Sotto Mayor dont l’hallucinante beauté plastique à l’époque atteint la perfection du charme sud américain en faisant passer Monica Bellucci pour un laideron de bal populaire.

Ce tas de muscles sans faille tape donc dans tout ce qui bouge sans faire de détail ce qui produit finalement un film bourrin, très calibré et sans beaucoup de finesse.

Même si ce type de film a mal vieilli, son seul intérêt demeure les cascades en voiture ou en hélicoptère, réellement impressionnantes même encore maintenant.

Pour le reste du cinéma à Papa, réservé aux nostalgiques.
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