Star Wars 0 : Le Livre qui tue.

Avis sur Le Nom de la rose

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Je vais te dire la vérité, j'ai failli l’appeler « Star Wars 0 : Le Livre qui tue » mais je me suis retenu (en fait non, je l'ai fait).

Alors il est possible qu'à des moments, je me lâche en parlant de sabre-laser ou de la Force, il faudra faire avec.

Déjà, c'est plein de mecs en robe. J'ai rien contre les mecs en robe sans en être particulièrement friand mais force est de constater qu'il y en a partout, dans le monde entier et visiblement, dans tout l'univers.
Le Maître Jedi Guillaume de Baskerville, joué par James Bond, et son jeune Padawan, joué par Clarence Worley, arrivent dans un Temple où la Force subit de biens sombres et violents troubles. Purée ! T'as vu ? Tu ne peux pas dire que je n'avais pas pris les devants ! Star putain de Wars !
Bref.

Nombre de disciples trouvent la mort en ces lieux, Sherlock de Baskerville et son Watson y sont dépêchés en éclaireurs à une réunion entre Bénédictins et Franciscains sous l'égide de la Papauté et en profitent, arrivant quelque peu en avance, pour éclaircir cette atmosphère opaque, lourde de secrets, sclérosée de non-dits, et ces cadavres à la pelle. Cinq morts en cinq jours

Un festival de tronches de malade. Les moines sont affreux, et c'est d'une justesse sans égal. Des rats émaciés, des cadavres sur pattes, crasseux, des mecs qui se flagellent, des robes de bures qui s'enfilent hors-champ, Grâce soit rendue au Tout-Puissant, qui parlent une langue qu'ils font tous semblant de capter alors qu'ils entravent que dalle, les fourbes.
Les pauvres, on les voit peu et c'est des rats aussi.
Les seuls qui parlent sont ceux qui savent, ceux qui comptent ou qui pensent avoir les clés du Savoir (Guillaume et sa magnifique fierté intellectuelle, anachronique en ces temps d'Inquisition), l'Abbé (Lonsdale merveilleux, qui parle pour l'Eglise) et Bernardo Gui (L'inquisiteur, le moine blanc, peu présent à l 'écran mais qui règle tout d'un claquement de doigts, comme si tout était blanc ou noir).

Un donjon bibliothèque prison labyrinthe. La prison du Savoir, pour que jamais il n'éclabousse la Chrétienté. Un Maître qui est bouffé par son passé, qui en voit un maximum quand d'autres essaient de tout cacher, un livre qui tue, un moine noir, un autre bossu et qui parle l'ancêtre de l'Espéranto, un Novice qui apprend d'un Maître qui parle, qui protège, comme un père, et qui sera dépucelé, la légende dit que le petit Slater aurait vécu la même chose au même moment, dans une cuisine par une crasseuse au demeurant fort jolie.

Un film sur la relation père fils, plus que Maître Novice. Une relation empreinte d'un profond respect, de révolte qui unit et que je trouve très juste. Pas de soumission ici, mais des taquineries, du dialogue, de la compréhension, comme on voudrait tous la vivre avec un père.

Inquisiteur, hérésie, Franciscains, Bénédictins, Dolciniens et Philistins.

Djieke.

(qui aime bien les polars médiévaux).

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