Le con ça suce ses frites.

Avis sur Leaving Las Vegas

Avatar DjeeVanCleef
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Je me trimbale une gueule de bois de dingue, mon ami. Et je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt, c'est mal. Affreux, même. S'enivrer comme ça, sans raison apparente, en pleine semaine, ça ne me ressemble pas et j'y vois le résultat de l'alliance fétide des @Gérard Rocher alias JayJay et @Ze Big Nowhere dit Zeubi pour que j'en sois là. J'en ai déjà trop dit et je ne suis pas @Lazein la poucave, je n'entrerai pas plus dans les détails, mais sachez Messieurs JayJay et Zeubi que vous en êtes deux autres. Surtout JayJay.
Les conséquences, on les connaît tous, normalement. Maux de tête, faiblesse extrême et pépie sévère. Grâce à Dieu, il y a des remèdes.
On m'a parlé de café salé à s'enfiler (par la bouche) au litre, de soupe de poissons itou. J'ai même un pote qui m'a lâché le truc qui tue, l'omelette à l'ail. Il paraît que c'est radical, que l'Allium sativum te remet sur pieds dare-dare, mais que tu pues quand même un peu de la gueule.

Mais comme dirait mon pote, faut savoir ce qu'on veut et comme tu dois déjà puer de la ganache de dingue après ta cuite, ça ne changera pas grand-chose.

Bref, faut avoir envie de s'enfiler tout ça, sans broncher, donc moi qui suis un fin gourmet, je ne pouvais me résoudre à ingurgiter ces dégueulasseries. J'ai choisi la méthode familiale, éprouvée sur sept générations de téteurs de goulot: un autre cocktail.
Le genre suicide à coups répétés de rhum Charrette.

Tout ça pour dire, c'est en entretenant ma gueule de bois des familles que je me tape « Leaving Las Vegas », drame sur l'alcoolisme avec Nic Cage et Elisabeth Shue qui était, à l'époque, très chou.

Alors excuse moi du peu, mais on ne peut pas faire plus thématique, bordel !

Choisir Vegas pour y vivre ses derniers jours, quelle belle idée. Sin City et son atmosphère entre rêve et réalité, ses rebuts et arroser le tout d'alcool fort. Mourir dans un rot nauséeux comme le point culminant à la cuite de ta vie, quand, abandonné de tous, tu t'abandonnes à ton tour.
L'affliction, le désespoir en bouteille, qui pique ta langue, et alanguit tes peines. Et tomber amoureux d'une pute. La choisir pour dernière infirmière, pour dernier amour, témoin privilégié d'une faiblesse et d'une déchéance absolues.

Nicolas Cage volera l'Oscar cette année-là. Après il tentera le suicide à coup de bouses cinématographiques. Ça change de la Tequila.

Djieke.

(qui en veut à @Lazein de ne pas lui avoir dit qu'il fallait attendre un mois minimum avant d'attaquer le rhum arrangé. Putain d'Antillais!)

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