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Priscilla plonge dans le grand bain

Avis sur Les Crevettes pailletées

Avatar Julien Florent
Critique publiée par le

Première chose : la bande annonce ne rend pas honneur au film. Vraiment pas. N’ayez pas peur de l’avalanche de clichés qui y sont présentés, passez outre, et entrez dans l’histoire de cette équipe sportive.
Seconde chose, on pense tout de suite au Grand Bain sorti il y a quelques mois, inévitablement. Et on pense aussi à Priscilla, folle du désert.

L’histoire :

Scénaristiquement c’est ultra balisé. Voyez donc :
En suivant un sportif de haut niveau condamné à entraîner un club de Water-polo LGBTI, suite à des propos homophobes proférés contre un journaliste, on découvre ce groupe de copains hauts en couleurs.

Les personnages

Dans le désordre, on y croise :

  • un jeune papa qui a du mal à concilier passion du sport et vie de famille,

  • un cinquantenaire effrayé par le temps qui passe,

  • une femme transgenre au caractère bien trempé,

  • Le gars qui ne pense qu’au cul,

  • Et quelques autres.

Peut être par facilité, afin de mieux faire avancer l’histoire, les personnages sont trop stéréotypés et certains sont négligés dans leur traitement, développés trop succintement. Certains sont très attachants d'autres ne nous ont pas laissé le temps de mieux les connaitre. Dans le grand bain, l'histoire prend son temps (peut-être trop, selon certains) pour installer les personnages.

Que penser de tout cela

Curieusement, nos sportifs ne sont pas crédibles du tout, au début. C’est sensé être une équipe formée depuis pas mal d’années,et pourtant le nouvel entraîneur a plutôt l’impression de débarquer dans une cour de récréation. Comique donc, mais pas bien logique. Surtout qu’il doit les entraîner avec comme objectif, les Gay Games, organisés en Croatie. Le voyage sera l’occasion d’un hommage à Priscilla Folle du désert.

Présenté ainsi, cela donne l'impression d'un film plutôt moyen, et pourtant j’ai beaucoup ri, j’ai même pleuré. L’émotion est présente. Le co-réalisateur est lui même membre du club de water-polo qui a servi de modèle. Le projet d’en faire un film lui tenait à coeur depuis plusieurs années. Les bonnes intentions ne suffisent pas toujours. Ici le pari n’est pas remporté haut la main, mais l’équipe des crevettes pailletées s’en sort avec les honneurs.

Ce que l’on retient, c’est le sentiment de sincérité qui transparait. C’est un film sur l’amitié, sur la famille de coeur que l’on se créé, parfois dans l’adversité. C’est bien sûr un film qui parle de tolérance, luttant contre les discriminations en tous genres : l’homophobie, l’âgisme, la transphobie. A ce propos, même au sein des communautés LGBTI il y a encore du chemin à faire.

Pour conclure

Un peu road movie, beaucoup buddy movie, et très feel-good movie, ce film est largement plus sympathique que nombre de comédies françaises où l’humour se fait au détriment des autres.

En bonus, un reportage sur le tournage de la grande scène de fête.

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