La rivière sans retour.

Avis sur Les Nerfs à vif

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Fort de son frais statut de producteur, Gregory Peck engage Jack Lee Thompson avec qui il vient de collaborer sur "Les canons de Navarone", pour diriger cet affrontement entre le Bien ( incarné par un Peck raide comme la Justice ) et le Mal ( Bob Mitchum mielleux de perversité, regards libidineux, menaçant et malin dans une variante du Grand Méchant Loup ).

Honnête artisan (comprendre, sans trop de génie) Thompson livre un thriller étonnement malsain, où plane cette froide menace incarnée par Max Cady, véritable "héros" du film, on est loin de la composition pleine de fureur de De Niro ( chemise hawaïenne sur tatouages rédempteurs et musculature sèche ) mais le bonhomme sait aussi y faire ( "La nuit du chasseur" ).
Martin Balsam ( "12 hommes en colère", "Psychose", l'épisode 0 de "La Quatrième dimension"...) en flic, Telly Savalas ( "Les 12 salopards","Au service secret de Sa Majesté", Théo Kojak dans la série " Kojak"...) en Privé tendance Bogart grec et personnage à part entière, le score de Bernard Herrmann ( collaborateur de Welles, Hitchcock, disparaissant peu de temps après avoir posées les dernières notes du "Taxi Driver" de Scorcese, le soir de Noël 1975) d'une simplicité et d'une force fulgurante ( le sosie de Charles Manson le réutilisera presque sans rien ajouter pour son remake de 1992).

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