Le meilleur film xmen depuis…xmen 2 ?

Avis sur Logan

Avatar Alexandre Gibier Verrier
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Et par film, j’entends que, devant Logan, j’ai eu le sentiment de voir un vrai film, et pas juste un comics à l’écran. Et par vrai film, j’entends un sous-texte, un message, et un auteur derrière tout ça, qui parle de sujets plus vastes que l’histoire qui nous est racontée. A l’inverse des nouveaux films xmen, comme First Class, d’excellents divertissements sans grande profondeur. Et pis, on peut le voir indépendamment du reste de la saga.
Logan se déroule dans un futur usé très madmaxien, où un Logan vieux se meurt, et ses pouvoirs avec lui. Niveau timeline, il se déroule dans un futur exempt de tout reboot, achevant la première ère xmen au cinéma. Dans ce monde, les mutants ont quasiment tous disparu, ne reste que Logan et une poignée de survivants. Et une jeune mutante de 11 ans traquée, qui va devenir l’enjeu du futur des mutants.
Premier point : le film est bien plus violent que tous les autres films Wolverine. Rated R aux USA, Logan botte des culs et tranche tout ce qui bouge avec beaucoup de giclées de sang. Et l’univers sans concession de fin du monde pousse à la brutalité. Sans parler de la gamine, perdue au-milieu de toute cette violence, et y jouant un rôle non négligeable.
Dernière incarnation du personnage à l’écran par Hugh Jackman, celui-ci est parfait en vieux mutant fatigué par toutes les épreuves qu’il a traversées depuis Origins : Wolverine. Mais Dafne Keen ne le laisse pas la surpasser, avec son rôle d’enfant mutique au caractère bien trempé.
Et puis il y a James Mangold, le réalisateur, qui n’avait pas beaucoup géré Le combat de l’immortel. Sans doute plus libre ici, il récupère de nombreux éléments présents dans les deux autres films Wolverine (la perte des pouvoirs, l’organisation qui poursuit les mutants…enfin tous les meilleurs éléments) pour mieux les exploiter.
Et au-delà de ça, il va prouver qu’il est un auteur. Car Logan n’est pas aussi divertissant est fun à regarder que First Class, mais il parle. Il parle de la Bible et de la foi, de racisme et de ségrégation (un des méchants s’appelle Donald, je sais pas si ça a un rapport avec l’autre), de la mort et de la fin (mort symbolique du personnage et de son acteur), et de comment on se construit, à-travers les yeux de Laura la mutante, des influences qui forgent qui on est, et qui finissent par porter Wolverine au rang de personnage immortel (justement !).
Enfin, Logan (et pas Wolverine) s’intéresse à l’homme derrière le mutant, à ses relations avec les autres personnages, qu’ils soient déjà connus, ou bien des mecs qu’il va juste aider par altruisme, parce que même si c’est un cliché le superhéros reste quand même avant tout celui qui aide quand tu as un problème (cf Spiderman de Sam Raimi), et pas forcément celui qui sauve le monde des explosions. Surtout que quand il le fait, y’a des connards qui viennent lui dire qu’il l’a pas assez bien sauvé (coucou Civil War).
Bref, ça faisait longtemps qu’un film Marvel n’avait pas utilisé le superhéros pour parler de quelque chose de plus global. Maintenant, vivement le film sur X23.

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