Même joueur joue encore.

Avis sur Love et autres drogues

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En 1986, Edward Zwick avait tenté le film "études de moeurs romantiques", et c'était une lamentable foirade.
En 2011, même joueur joue encore, avec "Love and other drugs" (drugs en question prises par les distributeurs français qui nous ont encore pondu un titre de l'enfer): la foirade est tout aussi magistrale.

C'est marrant de voir à quel point en 25 ans, la représentation des relations sentimentales par Edward Zwick n'a pas bougé d'un poil de cul: des célibataires de 25-30 ans cyniques et froids sur les rituels matrimoniaux de leur vie de jeunes urbains (c'est le monde moderne, c'est pour ça), qui s'embarquent dans une affaire purement sexuelle et détachée, puis qui se découvrent petit à petit des sentiments amoureux, puis se trouvent prisonniers de ces sentiments amoureux, puis font tout exploser en vol, et enfin se rendent compte que l'amour donnait sens à leur vie, et retentent quelque chose... booooring.

Avant, c'était Rob Lowe et Demi Moore. Aujourd'hui, c'est Jake Gyllenhaal et Anne Hathaway. Dans les deux cas, ça sent le talent gâché.

Gyllenhaal et Hathaway sont canons, attachants et tout ce qu'on veut mais ne suffisent pas à sauver le film, dont on ne comprend jamais vraiment si ça se voulait un wannabe Up In The Air (le plan incarnation d'un capitalisme déshumanisé dans une ville de province), ou un portrait générationnel des 25-30 ans et de leurs attentes (sur fond de chronique satyrique des moeurs sexuelles d'un queutard qui veut vendre du Viagra), ou enfin un mélo sentimental sur fond de maladie incurable.

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