Mon royaume pour un jerricane!

Avis sur Mad Max 2 - Le Défi

Avatar Céliska
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La guerre froide a détruit l’industrie pétrolière (mais pas la laque et les fers à friser, les dieux des années 80 sont satisfaits. Par ailleurs, le marché des strings en cuir clouté se porte bien, merci). Les rares véhicules encore en état de marche sont hérissés de piques, décorés de fil barbelé, équipés de béliers. C’est la guerre sur les routes du désert d’Australie, la guerre pour la moindre goutte d’essence.

On ressent clairement un gouffre entre Mad Max et The Road Warrior (soyons honnêtes, le sous-titre « Le Défi » n’a aucun rapport avec le film, je reprends le titrage original). Le premier avait pour lui son originalité, le second joue la carte d’un film à gros budget plus classique, parfois farfelu – voire nanardesque, mais ce côté ridicule est un peu gommé par la folie des personnages exprimée dans le premier film. La franchise ne perd pas son âme dans ce changement ; elle évolue et devient plus mature sans trahir ses origines.
Max non plus n’est plus le même. Il a atteint la perfection. Il est devenu le genre de héros dont je tombe éperdument amoureuse, ces héros à la Han Solo qui ne demandent rien à personne, dont la mission leur tombe dessus sans crier gare, dont la conscience les pousse à la mener à bien et dont la légende se construit seule. The Road Warrior est un film intemporel, et pour autant qu’on puisse passer outre le manichéisme des méchants à demi-nus et des gentils habillés en blanc, on est projeté dans un univers parfaitement fascinant.

The Road Warrior est un monument du genre, l’une des rares suites, dans l’histoire du cinéma, à surpasser leur prédécesseur.

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