Joe Spinell, comme le couteau ?

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Le New-york de cette période a imprégné la pellicule de sa purulence éhontée, que ça soit chez Schlesinger, Scorcese, Ferrara ou ici Lustig, explorateurs des plis les plus secrets du mal ou de la folie, la Grosse Pomme était un décor des plus propices à la mise en abîme de l'être humain, le macadam de Manhattan exacerbant les plus bas instincts.

Et Joe Spinell, c'est tout un poème. C'est New-york quand ça voulait encore dire quelque chose (mode vieux con), c'est un visage et un regard qui t'auraient fait changer d'état si tu avais croisé leur route.

Spinell sera toujours Frank Zito. Et en écrivant ça, je suis sûr que ça doit lui faire plaisir, contrairement à plein d'autres acteurs qui supporteraient mal d'être associés pour toujours à ce rôle de psychopathe.
Spinell, c'est les rues dégueulasses, c'est la moiteur, le malsain incarné, le vil, le perfide, l'affreux et c'est pour ça qu'on l'aime. Enfin moi.

Sa carcasse et son visage vérolé, qu'on aura vus dans Le Parrain ou dans Rocky, pour les plus pugnaces, dans Vigilante ou ce space-opéra dont le titre m'échappe et heureusement, avec David Hasselhoff et déjà la belle Caroline Munro,

Tueur de femmes, scalpeur professionnel, collectionneur de mannequins, et cette affiche tellement magnifique. Une affiche de rêve qui me transporte dans le temps quand, petit, feuilletant mon Mad Movies, je fantasmais la vision de ce film censuré.

Il était hémophile, ce con de Joe. Tu me diras ce n'est pas de sa faute. Ils l'ont retrouvé, tout sec, vidé de son sang dans son canapé, laissant le cinéma orphelin d'un de ses plus vils rejetons.

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