Un monde dans lequel une simple goutte d'eau équivaut à celle d'un rocher s'écrasant lourdement au sol. Un monde où une simple roche devient une montagne. Ce monde vit aux pieds du nôtre, et effectue un véritable ballet de tout les instants sans que nous nous rendions compte.
Ce film cherche à s'approcher au plus près de ce microcosme, pour non pas l'étudier à la loupe, en rire, ou bien en narrer chaque seconde, mais bien à le laisser vivre. Comme dans une sorte de rêve d'enfant, fiction et réalité se mélangent et offrent une série de "chorégraphies naturelles", sublimées par des mouvements et angles de caméra inédits pour ce genre de réalisation. La musique composé par Bruno Coulais et le son jouent un rôle clé en se mélangeant avec tant d'homogénéité qu'il devient rapidement difficile de déterminer quel son est réel ou non au milieu de ce spectacle d'invertébrés.
La narration n'est ici qu'un élément décoratif, puisque la voix de Jacques Perrin n'est entendu qu'au début du film. Au final, il faut se laisser aller à une contemplation simple et infantile d'une danse de la nature qui se passe à nos pieds en permanence.