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Avis sur Nous sommes la nuit

Avatar Urkyjo
Critique publiée par le

J'ai entendu une foé une jeune débile de douze ans comparer "Wir sind die Nacht" (ouais parce que l'écrire en allemand ça fait rock 'n' roll, mais ça te colle sur le front l'étiquette du nazi et de la secousse tout le monde te déteste, et ça, c'est encore plus rock !) à "Twilight" (ouais, en anglais pour que ça fasse international...). Ni une ni deux, je l'ai attrapée par les cheveux, balancée dans la cave avec un joli Pedobear, et j'ai appelé Marc pour qu'il s'en occupe ! Non mais ras-le-bol qu'on mette toujours sur le tapis ce (chef-d'oeuvre) Twilight ! Une gamine qu'a même pas encore de poils me parle cinéma, et vampires de surcroît... C'est la foire au pesli, merde !

"Wir sind die Nacht" est vendu comme un film de lesbiennes, avec du cul sans poil mais avec duvet, avec des vampires sexys et re-sexys... On se retrouve avec un club de vampires lesbiennes ultrasélect (si tu n'as pas les yeux d'une telle couleur, tu ne peux pas rentrer dans le groupe... Tiens, ça me rappelle quelque chose ça...) qui ne font que danser dans les boîtes de nuit, draguer quelques mecs et faire les fofolles dans la rue à quatre heures du mat' (bah oui normal c'est des vampires, si c'était à quatre heures de l'aprem', elles seraient mortes !). Bien loin des promesses de l'affiche, de la bande-annonce, du pitch, du film...

Le scénario ne révolutionne pas le genre, au contraire, il s'attache à revenir aux sources du mythe du vampire, à contrario d'une Stephenie Meyer livrant ses "Twilight" (la preuve par l'exemple que la société est de plus en plus prude et inculte). Le spectateur suit les tribulations d'une petite délinquante, Lena, qui va s'attirer les faveurs de la chef des vampires, Louise, qui va de ce fait la transformer et l'initier à son mode de vie et lui présenter ses copines vampires. Mais notre petite junkie tombe peu à peu amoureuse d'un flic mortel... Bon, on sentait le truc venir à deux millions de kilomètres, et la fin ne surprendra pas les initiés. Cela aurait pu être sympathique à regarder si :

1 - L'opérateur-caméra avait pris la peine de faire une mise au point à chaque plan, plutôt que livrer des scènes où tout est flou. Ça aurait pu donner une petite touche personnelle, si seulement il y avait un sens à ce flou.
2 - Le réalisateur avait choisi de ne pas mettre plein de plans caméra à l'épaule parce que c'est trop à la mode et que les Américains ils font ça, et comme j'aimerais bien avoir moi aussi un public large je vais tenter ma chance...
3 - Les actrices avaient daigné se mettre un doigt durant les scènes pour donner un semblant d'ambiance érotico-sexuelle. De même, le choix des actrices n'est pas forcément des plus adéquats. Lena (interprétée par Karoline Herfurth) tient la route malgré une cote en dent de scie chez les mâles ; Charlotte (la mignonne Jennifer Ulrich) est sympa ; le reste fait plus marrer qu'envie...
4 - Le scénario n'avait pas surfé sur la vague des "films qui marchent en ce moment parce que Bella et Edward c'est le nouveau rêve des petites vierges effarouchées alors on va tenter de faire un truc pareil mais uniquement pour les keums".
5 - Elle est où Kristen Stewart ?

"Nous sommes la nuit" n'intéressera même pas les insomniaques, qui préfèreront aller se coucher. Les autres resteront au lit pour profiter du spectacle proposé par Morphée.

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