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OSS 117 : Le Caire, nid d'espions

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Que dire d'un tel film, mis à part que dès les premiers gags, les spectateurs ne peuvent s'empêcher de rire tout ce qu'il peuvent tant ils font mouche.

OSS 117 est une parodie des films d'espionnages des plus réussies, retranscrivant très fidèlement les films des années 50-60 et surtout, la manière de filmer de l'époque et ce jusque dans la pellicule utilisée, qui donne une image comme on en voyait dans les premiers James Bond (Docteur No, etc ...). L'esprit assez "kitch" des décors ainsi que le charme irrésistible que ce doit d'avoir un agent secret sont eux aussi repris et parodiés à merveille, en particulier grâce à un Jean Dujardin en pleine forme qui décoche à tout va de ces sourires de tombeurs qu'on avait pas vu depuis des séries du genre "Amour gloire et beauté" et autres (si si, vous savez, le sourire blanc colgate, avec une petite étoile scintillante apparaissant au coin de la bouche, et bien oui, c'est exactement de ce genre de sourire dont je parle). Est aussi largement parodiée la facilité avec laquelle les agents secrets à la James Bond se sortent des pièges tendus. Ainsi OSS117, au cours de ce film, se détachera par deux fois de liens pourtant bien serrés, dont une fois ou il est de plus accroché à un boulet et coulé au fond du Nil, ce qui lui donnera l'occasion de rester sous l'eau pendant une durée qui n'a rien à envier au recordman du monde de plongée en apnée.

Mais si les genres des films d'agents secrets et de suspens sont largement parodiés, et ce par de nombreux clins d'oeil à Sean Connery et aux films de Hitchcock, l'humour vient aussi (et surtout) de la façon dont est tournée au ridicule la vision que portaient les occidentaux sur le monde musulman à cette époque, ou encore sur les homosexuels.

En effet, la plupart des gags, jeux de mots et autres, sont basés sur la religion musulmane et la non-connaissance qu'en avaient la grande majorité des occidentaux à l'époque et aussi sur d'autres paradoxes comme le fait que notre cher agent OSS117 ne sache pas ce que sont le rabbin et le muezzin ou ne sache pas que les musulmans ne boivent pas d'alcool, mais sache par ailleurs parfaitement lire les hiéroglyphes et parler arabe.

Une grande partie de l'humour du film OSS 117 est donc a ne pas prendre au premier degré, ce qui aurait pour seul effet de vous faire passer à côté d'un si bon moment de cinéma.

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