Un hommage au cinéma

Avis sur Once Upon a Time... in Hollywood

Avatar LolaGridovski
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Encore une fois, Tarantino nous offre du grand spectacle pour un résultat toujours aussi jubilatoire. Le film a beau être long, je ne me suis pas ennuyée un seul instant. J’étais même presque déçue que cela se termine !

Nous voici plongés dès le début dans une Amérique de la fin des années 60, et plus spécifiquement dans l’univers de Hollywood qui a toujours éveillé les fantasmes parmi les amateurs de grand écran. Les premières minutes nous ramènent déjà quelques décennies en arrière, à l’aide d’un générique contenant une calligraphie __ des lettres rouges aux contours arrondis __ très “old fashion”, de la bonne musique psychédélique à mi-chemin entre le Motown, la folk et le rock psychédélique et des images jaunies à l’effet vintage qui rappellent les photos de nos parents lorsqu’ils étaient enfants. Les mélodies s’accordent parfaitement avec les plans sur la Cadillac blanche (moi qui adore les vieilles bagnoles, j’ai été servie) roulée par Cliff, un cascadeur qui est la doublure de Rick Dalton et qui tient parallèlement le rôle de l’homme multi-tâches.

Rick Dalton est un acteur de séries télévisées un peu sur la fin qui se qualifie lui-même de has been. Accro aux westerns, il méprise les “hippies” qu’il considère avec une certaine hauteur. La quarantaine bien avancée, il n’est plus assez jeune pour faire une entrée en scène magistrale au cinéma. Bien que son agent lui propose de tourner dans des westerns spaghettis en Italie, il réussit à trouver un rôle de cow-boy endurci dans un film made in US. Parallèlement, Cliff apparait comme un homme solitaire, ce qui n’est guère étonnant puisqu’il hérite d’un passé plutôt sombre, pourtant il dispose de plusieurs facettes parmi lesquelles un humour ravageur et une fidélité sans failles envers celui pour qui il se voue, c’est-à-dire Rick. Rick habite dans une magnifique villa, en ayant pour voisins des personnalités aussi légendaires que Roman Polanski et Sharon Tate. Très rapidement, nous immergeons dans le monde éminemment contestataire des beatniks en contraste avec le mode de vie très luxueux des stars de Hollywood, menant leur fastueuse existence dans les jolis recoins de Beverley Hills. Je ne vous donnerai pas de détails sur la fin, évidemment, car je ne veux pas spoiler, mais je peux vous assurer que vous ne regretterez pas d’assister à ce coup de théâtre final qui a l’effet d’une bombe lâchée en pleine nature.

Tarantino n’a pas hésité à faire un casting savoureux en réunissant des acteurs on ne peut plus talentueux, notamment des personnes très prometteuses telles que Margaret Qualley et Maya Hawke qui sont respectivement les filles d’Andy Mc Dowell et Uma Thurman. Leonardo DiCaprio ainsi que Brad Pitt font une prestation impeccable dans ce film que je recommande à tous les cinéphiles qui désirent voir un véritable “spectacle” qui s’avère être un plaisir pour nos yeux.
Le réalisateur nous montre qu’il manie le burlesque avec toujours autant de brio, ce nostalgique de la pop culture nous invite à traverser les vagues du psychédélisme en toute décomplexion.

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