Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père

Avis sur Out 1 : Noli me tangere

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Out 1 : Noli me tangere, sans doute l'une des grandes curiosités du cinéma français. Ce film rencontra de grandes difficultés d'exploitation à tel point que beaucoup crurent la version longue disparue, sa durée hors norme ayant sans doute rebuté les distributeurs. A quoi peut donc bien ressembler un film expérimental de plus de 12 heures tourné par Rivette, l'un des réalisateurs de la Nouvelle Vague les plus réfractaires aux concessions ? Cette brève description vous donne probablement déjà une vague idée de la réponse. Je vais tenter de donner quelques éléments d'analyses (fort subjectifs) ainsi que mes propres impressions sur le contenu du film, dans un désordre certains (inhérent au matériau traité).

La première chose qui nous interpelle lorsque nous considérons ce film, c'est son titre, pour le moins obscur. Bien qu'un manque d'inspiration certains me l'ait fait emprunter pour le nom de ma critique, le titre n'apporte que très peu d'indices sur le contenu du film, tout au mieux trouve-t-il son sens dans une scène intervenant au milieu de l'oeuvre lors de laquelle l'une des actrices répète à plusieurs reprises "ne me touche pas" lors d'un exercice théâtral. Noli me tangere, c'est une traduction latine d'un extrait de la bible, première locution prononcée par Jésus après sa résurrection. Je ne suis hélas pas certains d'avoir bien saisi le lien entre l'épisode biblique et le contenu du film, je laisse aux érudits le soin de décrypter en détail la symbolique profonde du film autour de la résurrection, du contact physique et des manifestations christiques, cet exercice m'est un peu délicat et l'illumination ne m'est pas encore parvenue.

Puisque le titre ne semble pas représentatif du contenu de l'oeuvre, peut-être dois-je vous parler de ce dernier. De quoi traite Out 1 ? Nous suivons l'itinéraire de plusieurs personnes sur une période restreinte, certaines font partie d'une troupe de théatre et travaillent sur la pièce Prométhée Enchainé d'Eschyle, d'autres semblent appartenir à une société secrète, d'autres enquêtent sur cette société. Les trois groupes sont amenés à entrer en interaction, certains personnages peuvent appartenir à deux groupes à la fois. Il s'agit ici des enjeux principaux du film bien que de multiples intrigues émergent à différents moments du films sans que celles ci ne soient systématiquement réutilisées par la suite. Il s'agit d'une oeuvre fleuve, l'univers d'Out 1 évolue sous les yeux du spectateur sans que celui ne soit instruit de toutes les particularités qui le composent, mais nous y reviendrons.

L'Histoire des Treize de Balzac est souvent évoquée lorsqu'il est question des inspirations de Rivette. Effectivement, si l'oeuvre d'Eschyle sert de prétexte aux acteurs de la troupe de théâtre et nourrit la symbolique de certaines scènes, le film est avant tout empreint de l'innutrition balzacienne. Michael Lonsdale (à la tête de la troupe de théâtre) exprime très clairement d'ailleurs sa volonté de lier le Prométhée Enchainé à l'histoire des Treize. L'existence d'une société secrète apparaît en filigrane durant toute l'oeuvre et son pouvoir occulte semble surgir à plusieurs reprises. En outre, davantage que sur la société en elle même, le film semble se concentrer sur la découverte de celle ci et sur l'enquête qui permet cette découverte.

Cette enquête est menée indépendamment par deux marginaux, Colin (Jean Pierre Léaud) et Frédérique (Juliet Berto). Des éléments prouvant l'existence d'une telle société échouent entre les mains des deux protagonistes qui sont aussitôt happés par une quête dangereuse et onirique, l'attrait de l'occulte et du secret conduisant rapidement les deux héros à mobiliser tous leurs moyens dans cette entreprise. Colin, personnage mystérieux et décalé entame le film sourd et muet. L'expression rigide, ne laissant transparaître aucune émotion, il occupe ses journées en confectionnant des enveloppes qu'il distribue dans les cafés. Il harcèle ensuite les clients avec un harmonica pour récupérer quelques pièces, me permettant ainsi non sans étonnement de rire volontiers devant ces scènes à mi chemin entre l'absurde et le comique et de répétition. Colin recouvre miraculeusement la parole au milieu du métrage. Jean Pierre Léaud livre alors une de ces performances surréalistes dont il a le secret, déclamant dans la rue des poèmes insensés, les répétant jusqu'à l’écœurement, apostrophant les gens tantôt avec gêne, articulant timidement, tantôt avec dédain et assurance, il semble ébaucher son personnage à mesure que le film progresse, incarnant à lui seule l'une des variables les plus imprévisibles du métrage. C'est également un personnage obtus à l'extrême qui ne recule devant rien pour atteindre ses visées, mystérieuses au demeurant. Frédérique quant à elle apparaît comme fragile et fantaisiste, pourtant adulte, son immaturité la pousse à créer autour d'elle un univers hostile et à s'imaginer en maître chanteuse, à s'inventer des relations, des adversaires, des obstacles autour de la quête des Treize. Chaque élément de la vie courante lui permet de se prêter à des jeux enfantins lors desquelles elle se rêve en héroine de film d'action, munie d'un pistolet elle joue seule dans une cage d'escalier, se déguise et tente de faire intervenir des personnes extérieures souvent déstabilisées par son excentricité. Son rêve se heurte brutalement à la réalité, lorsque son jeu la mène au contact de personnes qui ne jouent pas, elle est tuée dans l'une des rares mais fulgurantes scènes de violence du film.

Le métrage est en fait essentiellement tiraillé entre rêve et réalité. La quête fantastique des Treize fait basculer l'oeuvre dans l'onirisme, les longues scènes répétitives et surréalistes hypnotisent le spectateur, Colin vit une aventure hallucinée avec Pauline dont l'existence réelle est mise en doute par les propos de l'enfant dans l'échoppe de cette dernière. La troupe de théatre semble être continuellement plongée dans une transe collective tandis que Thomas perd progressivement la raison. Plus généralement, le film baigne dans une atmosphère mystique et ésotérique, les acteurs de la troupe sont constamment à la recherche de l'essence de l'homme qu'ils aspirent à s'approprier afin de délivrer une expérience de théatre primaire. A côté de ces scènes insolites qui laissent comme une impression de mirage au spectateur existe un film bien plus réaliste, véritable plongée au sein d'un vaste microcosme. Les scènes souvent filmées caméra à l'épaule présentent le quotidien de la troupe de théatre, lors de ses répétitions, lors d'exercices de jeu, ou encore lors de moments plus intimes, de dispute ou de concertation. Rien ne semble être fait pour faciliter l'expérience du spectateur, les scènes sont capturées à vif et présentées même si ce dernier ne dispose pas des éléments pour les comprendre. Une certaine impression de voyeurisme se dégage de cette expérience, les acteurs communiquent avec naturel en n'ayant cure de la présence de la caméra. Rivette nous permet ainsi de découvrir une large galerie de personnages, souvent cérébraux et insupportables, adeptes de la sur-interprétation et de la psychologisation systématique à l'image des acteurs de théâtres, parfois sérieux et érudits comme le professeur de littérature (en la personne de Rohmer) ou le chercheur ethnologue; et quelques fois encore égarés, impulsifs et imprévisibles comme les marginaux. Certaines scènes poussent le réalisme jusqu'à la malséance de par leur trivialité à l'exemple des scènes de séduction dans l'hôtel ou dans la brasserie qui présentent des personnages maladroits et besogneux bien loin des canons habituels du cinéma. La violence prosaïque présentée à l'écran lorsque Frédérique est battue au sol suite à une rencontre dans un bistrot fait sortir le public de la torpeur, montrant bien qu'à chaque instant, le rêve présenté peut basculer dans le réalisme cauchemardesque, plus qu'une personne, c'est l'allégorie du fantasque en la personne de Frédérique qui est foulée au pied sous les yeux du spectateur. Une cruauté cynique est parfois de mise, comme lorsque le professeur de littérature signifie au jeune sourd muet que sa "méconnaissance du monde n'a d'égal que [sa] méconnaissance de l'orthographe".

Outre l'opposition entre l'onirisme et le réalisme, on retrouve fréquemment l'antinomie entre ordre et désordre. Les scènes de répétition donnent souvent lieux à des instants de cacophonie prodigieuse. Plus encore que les répétitions, les acteurs de la troupe se livrent à des jeux improvisés lors desquels ils feignent d'être des enfants en bas âge, tentent de se figurer les pensées inhérentes et d'en reproduire les effets. Ces scènes sont tout bonnement indéchiffrables, les personnages pendant de longues minutes paraissent totalement aliénés, se roulent au sol et communiquent dans des langages inconnus. D'autres répétitions consistent en des exercices dont le but est de travailler la diction, les acteurs apprennent à moduler leurs voix; le spectateur peu familier de ces méthodes n'y entendra que des cris particulièrement désagréables pour les ouïes délicates. De ce désordre apparent survient bien souvent un ordre inattendu, l'exercice abscon se meut en thérapie de groupe où chaque détail obscur prend sens, les acteurs se livrent à de longues introspections, décortiquant leur créativité, leur imagination, planifiant les détails à modifier pour rendre l'exercice plus efficace lors de séances prochaines. L'ordre surgit également de la cohérence du travail collectif, de la complicité des acteurs de théâtre, de la solidité de leur troupe comme de celle des Treize dont aucun ne se risque à trahir le serment qui les unit tous selon la formule consacrée « Treize hommes également frappés du même sentiment, tous doués d’une assez grande énergie pour être fidèles à la même pensée, assez probes pour ne point se trahir, alors même que leurs intérêts se trouvaient opposés, assez profondément politiques pour dissimuler les liens sacrés qui les unissaient, assez forts pour se mettre au-dessus de toutes lois, assez hardis pour tout entreprendre, et assez heureux pour avoir presque toujours réussi dans leurs desseins [...] »

Cependant malgré l'ordre qui se manifeste quelques fois lors de la projection, c'est bien le désordre qui domine, selon la volonté même du réalisateur qui n'aspirait pas à produire un film limité par le carcan d'un scénario fini et construit. Les méthodes du metteur en scène sont intrinsèquement les ferments du désordre, en effet, Rivette ne détenait que quelques pages de synopsis, qui n'étaient remises aux acteurs que la veille ou le jour même du tournage. L'objectif n'étant pas de produire un film dont les contours sont déterminés avant le tournage mais de laisser aux acteurs le soin de modeler l'oeuvre selon leur inspiration. Les acteurs ne donnent à aucun moment l'impression de jouer une scène façonnée au préalable, ils doutent, trébuchent sur les mots et marquent de longs silences. L'improvisation, le hasard, l'experimentation sont les piliers de ce travail, le film n'est pas un objet défini pré existant dans l'esprit du metteur en scène et qui se matérialise grace aux indications de ce dernier et au travail des artistes, le réalisateur ne fait qu'apporter le canevas du film, sur celui ci viennent se greffer des éléments variés fruits de la créativité des acteurs sur lesquels le metteur en scène n'a que peu de contrôle. Le film s'invente parallèlement au tournage, naît de l'inattendu, se transcende à chaque instant. Selon des ambitions très caractéristiques des réalisateurs de la nouvelle vague, Rivette tente de créer un nouveau langage cinématographique, de faire de son oeuvre, plus que le fruit de la mise en commun de plusieurs imaginations, l'instantané d'une époque.

Il semble en effet que le contenu du film soit indissociable de l'époque à laquelle il fut tourné. L'antagonisme entre fantasme et réalité illustre le malaise de cette époque marquée par les événements de mai 68. Les rêves utopiques d'une partie de la jeunesse se heurtent à la nature réelle de l'humanité, le film s'achève sur une note très pessimiste, un sentiment d'inachevé. Les Treize ne semblent être qu'un fantasme adolescent, l'imagination et les chimères des jeunes marginaux font exister une société qui n'était finalement qu'une esquisse théorique d'un idéal oublié. Les déchirements qui terminent l'oeuvre semblent bien nous signifier que les Treize ont échoué à l'instar du Cheval Rouge balzacien. Cette enquête hallucinée n'aura mis à jour que la porosité des idéaux au prix de la vie de l'une des investigatrices. Colin, désabusé par une réalité qui n'avait de saveur que dans son imagination semble reprendre la vie où il l'avait laissée sans que la mésaventure des Treize n'ait réellement changé quoi que se soit à son quotidien.

On ne peut décemment traiter le sujet de Out 1 sans évoquer sa durée hors norme, il s'agit effectivement de l'un des plus longs films de l'histoire du cinéma et le temps tient une place centrale dans l'expérience cinématographique. Rivette est accoutumé à faire fi des normes habituelles du cinéma, ses films ayant généralement pour constante d'excéder allègrement les 2h30, c'est non sans une certaine provocation qu'il déclare que pour lui "la durée est le moyen de faire exister un personnage". Out 1 est également un film très lent, les plans séquence interminables dilatent le temps. Plusieurs procédés sont employés pour bien marquer l'écoulement du temps. Certaines scènes semblent revenir à l'écran de manière cyclique, à l'image des promenades de Thomas et sa compagne sur la plage. Le metteur en scène a également recours à de nombreux effets de répétition, les scènes se répètent tout comme les acteurs répètent à plusieurs reprises certains dialogues à l'exemple de l'échange entre deux actrices dans une chambre qui répètent à cinq reprises :
" - Arrête de me regarder comme cela
- Je te te regarde normalement"
Les scènes d'exercices de la troupe de théatre sont à ce titre l'emblème de la démesure du réalisateur. Rivette filme ainsi en plan fixe pendant plusieurs dizaines de minute des échanges en apparence dénués de sens et d'intérêt entre les acteurs. De telles conditions imposent donc au spectateur de participer lui même au processus de création, il est impossible de soutenir les 13 heures d'Out 1 sans perdre par instant son attention, et même en mettant pleinement celle ci au service du film, certaines scènes sont trop denses et désordonnées pour qu'elle ne se focalise pas sur certains détails au dépend d'autres que notre conscience aura éludés. A chaque visionnage et à chaque spectateur correspond une expérience filmique radicalement différente.

La confusion tient également une place centrale. Comme dit précédemment, la volonté d’insuffler une dynamique réaliste au film amène le metteur à scène à ne pas expliciter clairement les éléments qui apparaissent à l'écran. Le film donne par instant l'impression de visionner les cassettes des souvenirs d'une famille qui nous est inconnue. Le réalisateur capture les instants de vie de plusieurs personnes dont les destins se croisent, leurs vies sont saisies dans toute leur amplitude, aussi certains élèments extérieurs à la trame principale interviennent-ils au risque de confondre le spectateur, l'univers évolue sans que son but premier soit d'être appréhendé par un spectateur extérieur, de très nombreux éléments devraient être amenés en sus à la compréhension du spectateur pour que ce dernier saisisse parfaitement les enjeux et les dynamiques de cet univers. En outre, si le réalisateur ne s’embarrasse pas de prodiguer à son public les détails qui pourraient lui permettre de comprendre son oeuvre, il semble également prendre un certains plaisir à emmêler à dessein les éléments déjà présentés pour les rendre encore davantage inintelligibles. Rivette intercale des écrans noirs de manière aléatoire, masque les dialogues avec des sons d'harmonica et d'autres effets surprenants. De nombreuses discussions sont également incompréhensibles, chuchotées ou inarticulées. Toutes ces composantes ont pour effet de donner à l'observateur l'impression de s'immiscer dans un groupe de personnes sans qu'aucun n'effort ne soit fait pour les lui rendre familières. Le passé de ces personnes est totalement éludé, associer chaque personnage à son prénom fictif est également un exercice pour le moins laborieux sans compter qu'il est fait référence à d'autres personnages qui n'interviennent jamais devant la caméra. La confusion est donc bien au centre de l'oeuvre et fait partie intégrante du projet de Rivette d'ignorer la plupart des conventions du 7e art.

Sans doute, lucidité et sens commun vous ont-ils d'ores et déjà permis de vous figurer la teneur réelle de l'expérience que peut-être le visionnage d'Out 1. Une tournure d'esprit bien faite ne peut que vous mettre en garde contre un film experimental de 13 heures laissant une large place à la confusion et à l'ennui et dont le scénario tiendrait presque sur un post-it. Sans compter que ces 13 heures sont loin d'être un plaisir pour les sens. Non, les cris et sons d'harmonica stridents et saturés ne sont pas un plaisir pour les oreilles au même titre que voir de misérables acteurs parisiens pleins de leur suffisance se rouler en sol en bêlant ne constitue en rien un plaisir pour les yeux. A quelques exceptions près (couple dansant au coucher de soleil sur la plage), Out 1 n'est pas une expérience esthétique inoubliable, les répugnantes modes vestimentaires du début des années 70 n'aidant pas. Ce film n'est donc ni très beau, ni très passionnant (évidemment, c'est un triste euphémisme). Ce film est surtout assez singulièrement désagréable, allier un rythme qui ferait passer Tarr pour un animateur de talk-shows endiablés à des effets sonores et visuels des plus saumâtres n'est sans doute pas la meilleure manière pour séduire son public. Mais voilà, c'est là que le bât blesse, le public n'est pas seulement séduit, il est conquis. Comment expliquer ce phénomène ? Peut-être devrait-on pour cela analyser le public en question. Faisant désormais moi même parti de ce public et commençant à entrevoir assez distinctement le résultat probable de cette analyse, je préfère m'abstenir. Le postulat étant que cette étrange manifestation est indépendante du public visé, j'en conclus donc que Rivette est un génie. Observez donc, ce film est selon toute vraisemblance une purge innommable. Les quelques fulgurances ne suffisent pas à gommer cette impression d'ensemble, ce film est une immense merde, Rivette nous chie littéralement dessus pendant 13 heures. Je pense que même en le faisant exprès, concevoir un film aussi insupportable relève tout simplement du génie diabolique. Après m'être vu appliquer une bonne partie des sévices que l'oeuvre me réservait, j'ai commencé à entrevoir le sens de son titre qui n'est qu'un appel à la lucidité du spectateur, ne me touche pas, ne me regarde même pas, je suis un film infect. En dépit de cela le film est unanimement acclamé, comprenez donc le génie implacable de son metteur en scène : faire passer pour le chef d'oeuvre ultime un matériau d'une indigence quasi illimitée. Voila un film sévèrement burné comme je les aime qui crache au visage de son spectateur et se trouve élevé par un magnifique coup de bluff au rang de chef d'oeuvre. Voila un réalisateur espiègle et courageux qui me rappelle à quel point être français est une fierté que nul ne m'arrachera.

J'attribue donc à ce film la note de neuf sur dix et j'espère vous avoir fait intelligiblement comprendre en quoi Out 1 : Noli me tangere est probablement l'un des plus grands chefs d'oeuvre jamais tournés dans l'hexagone

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