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Les premières images de la bande annonce du film Riddick nous annonçaient une belle promesse :
La promesse que le viol éhonté du personnage dans le deuxième opus de la trilogie n’était qu'un accident de parcours.

Pas que "Les Chroniques de Riddick" soit un film si infâme.
Mais la démesure mal maîtrisée de ses ambitions artistiques, la réalisation pas toujours inspirée et la rigueur d'écriture totalement absente du scénario de David Twohy, l’aseptisation des propos et des personnages pour un ratissage plus large du public (merci PG 13), ont finis par trahir ce qui avait fait de Pitch Black un petit "Alien" toutes proportions gardées.

"NOOOOOON" nous hurle la bande annonce, cette fois on retourne aux sources du personnage.

Cette fois on ne va pas se foutre de votre gueule.

Cette fois, avec nos pauvres 38 millions de dollars, on va vous pondre un BON FILM....

Cela commençait pourtant bien pour le dernier des Furiens, la première partie du film nous offre un Riddick blessé, survivant tant bien que mal sur une terre inconnue et hostile qui semble vouloir se débarrasser de lui au plus vite à l'aide de belles créatures mi-CGI plutôt réussies, mi-animatronic carrément cool.

Et autant le dire tout de suite, cette première demi-heure est un PUR REGAL.
La direction artistique est sublime pour un "si petit budget".
Une réalisation rigoureuse qui met constamment en valeur notre anti-hero.
Ainsi qu'une économie de dialogue rendant cette exploration d'un nouveau monde et ce rappel des capacités d'adaptations et de survies de Riddick très agréables, voir jouissifs à regarder.

Mais c'est au moment où le film bascule dans un improbable mixte, entre reboot et remake, que Riddick chute inexorablement vers les abysses nanardisantes.

Car oui, passée cette première demi-heure style « série B de luxe qui déchire ton slip tellement c’est bien, beau et méchant », on est forcé de se taper une relecture poussive et dispensable de « Pitch Black » pour finir par lamentablement chuter lors d’une dernière demi-heure style « série Z tellement pourrie que l’on se ferait bien péter le caisson à coup de gros sel ».

Alors effectivement le film a été accouché dans la douleur, oui bien sûr qu’il reste de beaux moments de bravoure tachés d’une violence R rated bien sentie ; la scène de piège à monstre bien conne mais bien baveuse ou bien cet escalade finale de montagne, belle et désespérée.
Sans oublier qu’un personnage aussi ambigu et sombre reste une bouffée d’air frais pour nos cerveaux ramollies aux blockbusters débilisants et gentillets.

Mais merde ! Ce n’est pas une raison pour nous polir la cornée au papier de verre lors de la dernière heure avec une réalisation et une photo qui passent du très bon à du vraiment dégeulasse. Et je ne parle même pas du scénario qui disparaît au fur et à mesure que le récit avance (Haaaaaa cette fin qui n’est qu’un décalque symétriquement opposé à celle de Pitch Black), ces personnages toujours plus caricaturaux et débiles ou bien ces dialogues que même le scénariste de Commando (hypothèse qu’il y en ait eu un… ah oui un certain Steven E. de Souza responsable du MYTHIQUE « Die Hard 1 ») n’aurait pas osé assumer.

Bref, malgré un début presque parfait, cette relecture du film original peine sur la fin à nous offrir autre chose qu’un spectacle un peu gratuit, un peu bof (et ce n’est pas foncièrement mal : Commando ou Brain Dead c'est vraiment trop Bon)… mais c’est vraiment dommage et quand même mal foutu !

Riddick, reviens !!!!

Pour conclure, voici ci-dessous une petite évaluation subjective et tout en finesse de la saga RIDDICK :

Pitch Black : Gourdin de Thor

Les Chroniques de Riddick : Impuissance gênante

Riddick : Demi-molle exploitable

Nixo13
6
Écrit par

il y a 8 ans

1 j'aime

Riddick
Gand-Alf
6
Riddick

Un Furian et son chien.

Il y a tout juste de cela dix ans, David Twohy se voyait offrir l'occasion d'approfondir la mythologie autour de son excellent "Pitch Black" par le biais d'un blockbuster pété de thune qui devait...

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il y a 8 ans

33 j'aime

9

Riddick
pierredey
8
Riddick

"One down... Two down... Three down. You see where I'm going with this ?"

Près d'une décennie s'est écoulée depuis le chef d’œuvre spatial de David Twohy. L'attente fut à la limite du supportable au vu de la fin des Chroniques de Riddick. Toujours aussi charismatique...

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il y a 8 ans

29 j'aime

9

Riddick
Voracinéphile
5
Riddick

Furyen furieux en fuite

Disons le tout de suite, question script, la situation en or laissée par le second opus est évacuée en 5 minutes à l’aide d’un flash back assez laid. Question frustration d’attentes, c’est brutal...

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il y a 8 ans

23 j'aime

5