Le Brasier de la déperdition

Avis sur Sauver ou périr

Avatar Pierre Amice
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Hommage poignant à la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Je viens de redécouvrir Pierre Niney avec une superbe interprétation d'un jeune pompier "Franck", qui se surpasse aussi bien physiquement que mentalement dans son métier ou plutôt sa vie.

Dans la première moitié du film, Franck se donne corps et âme pour monter en grade. La rudesse des entraînements quotidiens et la discipline font de ces pompiers de Paris : une élite. Franck finit par obtenir le commandement de la brigade des incendies, l'une des plus dangereuses. Ils ont tous conscience de pratiquer un métier dangereux car chaque jour, les noms des camarades morts dans l'exercice de leur fonction sont épelés un à un. Mais ce n'est que lorsque Franck devient papa de deux petites jumelles qu'il prend réellement conscience du poids qui pèse sur ses épaules et de son devoir envers sa famille. Il se jure silencieusement d'être prudent.

Puis vient sa première intervention en tant que commandant sur un entrepôt en feu. L'opération est périlleuse... Les scènes sont si bien tournées que l'on a chaud pour eux derrière notre écran! Franck qui ne reçoit plus de signal de ses hommes décide d'aller les chercher à l'étage et c'est à cet instant que tout bascule. Franck arrive à secourir deux de ses hommes mais se retrouve bloqué dans ce gigantesque brasier. Il réussit à s'extraire tant bien que mal de l'entrepôt mais sa combinaison anti-feu n'a pas suffi et sa visière de sécurité est ouverte! Il s'écroule, agonisant le corps encore en feu... et s'évanouit. :ECRAN NOIR:

Il se réveille à l'hôpital après avoir été plongé dans un coma artificiel et c'est à partir de ce moment que Franck va commencer un long combat. Cette fois ce n'est pas un combat contre le feu mais contre la mort...

Je suis un monstre!

Franck a de lourdes séquelles partout sur le corps et son visage est ravagé. Désormais, c'est un combat contre lui-même qui se prépare.

Ce que j'ai vraiment apprécié, je pense que c'est la durée des séquences. Beaucoup de plan long et sans musique de fond pendant cette deuxième partie du film sur la rééducation. Le réalisateur fait le choix de prendre le temps pour montrer que la rééducation est aussi un processus long.
Et paradoxalement le film n'est pas du tout "longuet"! Et nous on est là, spectateur, impuissant ...
On se met à sa place et on se demande :
"Et si ça m'arrivait?"
"Je ferais quoi? Oh non quand même pas le sucide? Si?"
"Ah c'est vrai que le regard des autres qui te dévisage comme un monstre dans la rue ça doit être horrible à supporter... Han! :prise de conscience: ... J'ai déjà regardé un handicapé comme ça un jour..."

"Sauver ou Périr", provoque un panel d'émotion. C'est un film qui n'ait pas là pour nous faire déprimer. Au contraire le message est plein d'espoir!

notamment quand Franck réussi a reprendre goût à la vie; a s'accepter tel qu'il ai; quand il reconquit le cœur de sa femme...

On ressort du cinéma, on a pleuré, on a ri, on est pensif. J'adore !

9/10

Merci à ces hommes si courageux de risquer leur vie pour nous.

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