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Snowpiercer – le Transperceneige par Urk

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Je suis de ceux qui pensent qu'un film est une expérience très personnelle, que le cinéma est un art qui renvoie directement à son intimité, soudainement mise à nue. Et dans cette magnifique projection parfois l'essentiel est oublié, car il y a des obligations, évidemment. Le risque quand on a trop de moyens, soudainement, c'est de vouloir plaire avant tout. Bong, je le tiens en respect pour son haletant Memories of Murder et pour son touchant Mother. Somme toute des œuvres à petit budget, loin des grosses productions ils savent se faire discrets et se concentrer sur l'essentiel. Forcément quand j'ai su qu'il était le réalisateur de Snowpiercer je me suis tout de suite intéressé, j'ai regarde par ci par là. Et ce que j'ai vu m'a convaincu, du moins je suis allé le voir.

Maintenant, soit quelques heures à peine après être sorti du cinéma. J'ai l'esprit encore confus, toutefois si je peux affirmer une et seule chose c'est bien que Snowpiercer m'a marqué. J'ignore sur quoi pointer le doigt. Je retrouve avec plaisir l’esthétique soignée propre à Bong, sa mise en scène qui sait étonner, avec quelques moments d'audace bien venue. Sur le coup je pense à des effets de ralentis quand le héros se bat, hommage à Snyder, pourquoi pas. Il y a aussi l'histoire, dans la forme très usée de la quête de l'élévation sociale ici franchement personnifiée avec le train qui prend des allures de monde et ses divers wagons, population organisée en strates. Oui il y a sûrement de cela, peut être aussi les ruptures de ton quand on passe de l'anxiogène à s'en mordre les doigts au comique noir qui nous culpabilise de rire entre ses dents. Pour ça les personnages sont bien travaillés, ça se sent direct. Et on apprend à les connaitre, des bribes d'indices sont éparpillés un peu partout et trouvent toujours un sens à un moment du film. Enfin je sens que j’effleure seulement le fond de ma pensée. Et à chercher trop je perds les traces auparavant fraîches, maintenant bousillés par le crachin d’automne. Je crois que ce qui me plait c'est ce qu'il ne cherche pas à vendre quoi que ce soit, il se contente de suivre sa voie. Un peu comme le train qui suit les rails, il raconte avec clarté l'intérêt du pouvoir, du luxe et du rang social que tout un chacun convoite.

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