Terrence D&COnne, Malick leake.

Avis sur Song to Song

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Voilà, mister Malick, el maestro des natures mortes vivantes, celui à qui l’on prête mille vies de serments et de secrets, jadis nébuleux et plus rare que la pluie dans le désert d’Atacama, celui qui a réalisé le film de ma vie The Tree of Life, celui que j’aime, donc, nous sort son deuxième film…de l’année.

Die Antwoord et GoPro pour commencer, autant dire que quelqu’un a du s’amuser à inverser le sel et le poivre dans ce fest’in (il est beaucoup question de festivals et d’Austin, d’où ce néologisme de consomm’acteurs) . Petit quatuor amoureux tout à fait lambda : Ryan Gosling (huitreux/lalaland), Rooney Mara (éplorée/facile), Michael Fassbender (habillé/pas là pour enfiler des perles - quoique remember Knight Of Cups...) et Natalie Portman (putalick). Autant dire les voisins de la bande.

Ils sont donc beaux, jeunes, (très) riche$$$$$, ils voguent et vrillent d’appartement vide en appartement vide (l’excuse ? Rooney fait du house-sitting), ils dialoguent en chorégraphies aussi grotesques que le derrière de Nicki Minaj, chouinent à travers des rideaux (ah ! la mélancolie du tissu blanc !), couchent à travers leurs vêtements (exception faite de quelques models random la fesse à l’air, et pas queue…) et chuchotent du Anna Gavalda…ah non…c’est…ah bon? OK.

Intérieurs vides pour personnages creux, ce carré – cube ou éponge ? –à la géométrie variable s’essouffle dès son premier souffle en un verbiage d’une candeur boursouflée, toile tendue et sincère mais sincèrement tendue vers les mathématiques du déplaisir et de l’ennui. Et encore, je parle de souffle là où il n’y a – et je suis le premier à m’en attrister – aucun souffle véritable. Éventuellement la berceuse discrète d'un ventilateur, tout au plus.

Terrence je n’aurais jamais osé songer à cracher sur un de tes films.
En rire alors que j’aurais dû en pleurer ( ?).
M’y emmerder.
M’emmerder de ta tendance nouvelle à l’uberisation du sensoriel (oui, aux maux modernes les mots modernes).

Ce n’était pas la sécheresse non plus, mais c’était une mauvaise moisson. Du ciel ou pas, d’ailleurs il est où le ciel ? Il est où Dieu ? Dans cet ASMR boyautant, dans ce ballet des vanités so hollywood chewing-gum ? Ou dans Patti Smith en mode sage amérindienne, LA VOIX DE LA RAISON ? Il n’y a que deux voies, celle de la nature et celle de la grâce, tu l’as dit toi-même en 2011, alors arrête les caméos la voix de Dieu ne se trouve pas dans les lyrics de Leaky Li (oui j’ai téléchargé le film avant sa sortie).

Au moins A la merveille – ta décriée pub pour parfum – avait le sens du symbole et du sacrifice. Alors OK le risible et la superbe parfois se côtoient comme Romus et Romulus, mais même si tous les chemins mènent – dit-on – à Rome, remets la majuscule à ton thème astral l’Amour, l’Immense ne se trouve pas dans ces balivernes anecdotiques de jules sans Jim sans Jane sans Joe sans Jenny sans… Bref le top of the pops de la Cité des Anges. Le gratin se cuisine, alors ne va pas à ton tour nous exterminer les dinosaures (oui Tree of Life évidemment).
Allez adios, et remets toi de ton Zika créatif, je ne veux pas d’autres films microcéphales.

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