Ted 2
5.2
Ted 2

Film de Seth MacFarlane (2015)

"Ah bon, tu pètes pas avec ta meuf?"

J'avais beaucoup aimé Ted. Il était drôle, sans prise de tête, avec des personnages sympas et des situations qu'on pouvait envisager de s'approprier. Il y avait une histoire simple, tranquille, avec un début et une fin et plusieurs rebondissements scénaristiques qui assuraient un rythme cohérent. MarcFarlane faisait du MacFarlane, dans l'esprit de ses animés et de son humour on stage, tout en arrondissant suffisamment les angles pour assurer une place sur le grand écran - mais pas trop non plus.
J'ai relativement détesté Ted 2. D'abord parce que je le trouve loin du premier - et que je pense ne pas avoir été la seule à me sentir piégée par la confiance que j'avais accordé au premier. Ensuite, et en toute logique, parce que je l'ai trouvé si différent du premier. Pompeux, longuet, moralisateur comme s'il se prenait pour du Capra - critique qu'on lui a beaucoup adressé. Ensuite parce que je l'ai trouvé vulgos et scato, mais de manière gratuite et en surabondance, contrairement au premier où la ponctualité d'une blague de pet faisait qu'elle était justement drôle.
Bref, un film suite-qui-surfe-sur-sa-vague, assuré par un premier succès, flemmard et poussif et qui ne se prend pas pour la merde dont il parle toutes les 8 minutes.
Le seul moment drôle qui m'a arraché un franc éclat de rire est détenu par Giovanni Ribisi (que je remercie chaleureusement d'être revenu pour la sous-intrigue obsessionnelle - après avoir manifestement abandonné son fils dans un frigo).


Mais surtout, j'ai vraiment eu envie de me barrer de la séance parce que j'ai trouvé Ted2 incroyablement sexiste. Et MacFarlane ne m'a pas habituée à ça.
C'est comme si les différends qu'il a eu avec Mila Kunis qui a refusé de reprendre son rôle ont autorisé ses personnages à lui cracher ouvertement à la gueule, critiquant vertement son personnages pour l'enfoncer, et pour dans l'entre-deux proclamer qu'une fille, une vraie, une avec qui on doit faire sa vie, c'est une fille inculte (Seyfried, sacrifiée sur l'autel des blondes-rigolotes-donc-c'est-pas-grave), qui ne connaît rien à rien mais trouve drôle de s'étaler du caca sur le visage quand elle ne fume pas des gros bangs assise sur son bureau.
Et vraiment, oui, ça m'a dérangée.

Sister-Hyde
3
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le 4 déc. 2016

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