Le cinéma, c'est de la merde

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"La référance à la vérité est plus importente que la vérité" (sic) : cette phrase trouvée par hasard et qui flotte dans l'histoire sans qu'on sache pourquoi (j'aurais sans doute dû voir L'enlèvement de Michel Houellebecq en premier), ce sera le credo de l'œuvre de "pure fiction" de Nicloux, nous rappelant pince-sans-rire que toute légende a un fond de vérité et que même son surréalisme déjanté se fonde sur elle.

Il réinvente le naturel, floutant l'humour, nous éloignant du vrai autant que possible. Ses acteurs qui jouent leurs propres rôles sont des trompe-l'œils superbes capables de faire se pâmer tout genre de foules, car chacun y trouvera SA vérité. Dans la famille du vice, je demande l'hypocrisie bornée de Houellebecq et le je-m'en-foutisme beauf de Depardieu : je les ai. Dans la famille de la conspiration, je demande le tarot et les intrigues politiques de François Hollande : je les ai aussi.

Comme d'habitude, il y a de tout chez Nicloux : des vieux cons, du premier degré, mais aussi beaucoup d'humour et un jeu d'illusions qui refait croire à l'infinité du cinéma - n'en déplaise à Gérard pour qui "c'est de la merde". Mais surtout, il y a le choix, qui nous est laissé pur et entier, d'accorder le crédit qu'on veut à ce qu'on veut. "La référance à la vérité est plus importente que la vérité".

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