Le nationalisme en plein cœur

Avis sur Une vie violente

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Rares sont les films à traiter du nationalisme Corse, du milieu etc. Thierry de Peretti nous propose une immersion totale à travers le parcours d'un jeune militant indépendantiste clandestin. Il relate son entrée dans un groupe dissident du FLNC (Armata Corsa) et de l’évolution de celui-ci des années 1990 à son déclin au début des années 2000. Ce qui est intéressant ici, ce n'est pas tant une intrigue façon Thriller liée sur la lutte de pouvoir - il n'y en à quasiment pas - c'est la plongée dans les discussions, toujours vives et tendues, des protagonistes d'Armata Corsa. La violence est là, omniprésente d'un bout à l'autre du film. Les rares scènes d'actions sont brusques, courtes, soudaines. De Peretti use de nombreux plans séquences ce qui ajoute à la tension (la scène des femmes est remarquable). A noter une chose et pas des moindres, l'attachement des hommes à leur île, quoiqu'ils fassent, est indéfectible et viscérale. Dernier clin d’œil "je préfère mourir à 27 ans en ayant eu une vie pleine de passion et de folie plutôt qu'à 90 et sans fougue" clame notre anti héros en famille au début du film à propos du visionnage d'un documentaire sur Kurt Cobain. A la fin et sur la brèche, il préfère rester dans son village natal que de monter se cacher à Paris, il a 27 ans...

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