Petit à petit, la France grise et médiocre des années 70, que Sautet a si bien dépeint (ses films semblant finalement contaminés par cette gentille insignifiance de petits bourgeois réfugiés dans leurs relations puériles), a glissé dans nos souvenirs, et l'on détestera moins ce "Vincent, François, Paul et les Autres" qu'on l'avait fait à l'époque de sa sortie en salles. A condition de le prendre comme un formidable document sociologique d'une époque (statut qu'il ne peut jamais transcender, vue l'absolue platitude de la mise en scène, bien inférieure à celle d'autres films de Sautet), on peut se perdre dans ce film-bilan doux-amer, mais finalement bien artificiel. [Critique écrite en 1991]