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Depuis la découverte de Birdman, le cinéma mexicain m'attire. Le visionnage d'Amours Chiennes, du même Iñárritu, m'avait conforté dans l'idée que le cinéma mexicain a l'air sacrément passionnant.
Ma rencontre avec Alfonso Cuarón, autre grand réalisateur mexicain, est elle plus ancienne. J'ai vu Les Fils de l'Homme il y a quelques années, grand choc cinématographique, qui est devenu un des mes films préférés. En 2013, je me suis régalé avec Gravity, et cette année je découvre un de ses premiers films, en tout cas le plus mexicain des trois que j'ai vus, Y tu Mama También.

Ce road-movie raconte les pérégrinations de deux jeunes hommes, Tenoch et Julio, en pleine jeunesse qu'ils sont, avec Luisa, sur les routes du Mexique. Ivre de sensualité, d'expériences nouvelles, ils embarquent Luisa, qu'ils connaissent à peine, vers un endroit imaginaire, la Baie du Ciel. Les amours se tisseront, les amitiés seront soumis aux épreuves de la jalousie.

Au-delà du thème du trio amoureux, plus que classique au cinéma, Cuarón livre aux Européens que nous sommes une peinture complète du Mexique en ce début de siècle. Il montre tout, des fastueuses fêtes des riches politiciens aux villages pauvres des descendants des Indiens, en passant par des villages en crise, des familles heureuses à l'écart du monde... Par une étrange voix-off qui reviendra tout le long du film, toutes les classes sociales sont décrites, avec une justesse qui ne tombe jamais dans le cliché. Le film dépeint des êtres dans un pays complexe, violent, où le bonheur semble n'être possible qu'en vivant en marge. On sous entend aussi le spectre de la mondialisation qui gagne le Mexique traditionnel.

Après, bien entendu, c'est aussi un film bouleversant sur la jeunesse. Une jeunesse insouciante, vouée aux sentiments, au désir, au souvenir. Dans la scène finale c'est ce que dit Luisa en parlant du Mexique, qu'on y respire la vie. Cette phrase résume bien l'esprit de ce film : on y respire une envie de vivre incroyable.

Je remercie Alfonso Cuarón de m'avoir ainsi fait découvrir les plaines du Mexique, qui m'étaient inconnues. Je remercie Alfonso Cuarón d'avoir dépeint la jeunesse sans avoir un regard de juge, mais non sans intelligence.Il a su capter, pendant deux heures ce qui fait tant le sel de l'existence : désirs, passions, coups de tête. Que seraient nos vies sans tout cela ?

Léo_Mesguich
10
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