Lui, Francisco Galvan, est un notable au charme irrésistible pour les femmes. Riche, de belle prestance, bon catholique, son autorité naturelle en fait un personnage craint et respecté de tous.
Elle, Gloria, est une jeune fille pure avec un beau regard profond. Les deux étaient faits pour se rencontrer. Elle est séduite, il tombe amoureux et l'épouse. Ce serait un peu mince pour en faire tout un film si le destin ne venait pas perturber la belle histoire.
Francisco va se montrer maladivement jaloux, d'une paranoïa obsessionnelle et faire vivre à Gloria un enfer comparable à celui que vit Emmanuelle Béart dans le film de Claude Chabrol.
Comme beaucoup de femmes dans le même cas, Gloria va avoir pitié de Francisco et va essayer de lui trouver des excuses quand il fait semblant de se repentir. En pure perte et Francisco s'enfoncera toujours plus dans sa folie. «Personne ne m'empêchera de te punir» menace-t-il Gloria lors d'une scène en haut d'un clocher que reprendra Alfred Hitchcock dans Vertigo.
Jugé irrécupérable Francisco finira enfermé à perpétuité dans un couvent.
Ceux ou celles qui sont décontenancés par la période surréaliste de Bunuel pourront être intéressés par ce film de facture classique correspondant à sa période mexicaine qui décrit l'évolution de la jalousie avec la précision d'une étude clinique.