Mis à part le nom de Canal+ au générique des coproducteurs (on a tous fait "BOUH, à bas Bolloré !" dans la salle lors de la projection au Festival international de l'animation d'Annecy quand on a vu ça, lol bien mérité), c'est pour l'instant la meilleure surprise du Festival qui a valu une standing ovation pour Marc du Pontavice du groupe Xilam, présent dans la salle. Et heureusement que y a 7 autres groupes de producteurs moins problématiques, autrement l'accueil aurait été plus froid.
On suit les mésaventures de Lucy, une fille un peu paumée et recueillie par une famille britannique des îles Scilly pendant la Première Guerre Mondiale. Les gens se méfient d'elle à cause de ses pertes de mémoires, de ses crises de somnambulisme et ses visions depuis un mystérieux accident. Ils la prennent pour une sorcière aussi à cause de ses cheveux blancs, de son côté introverti et de ses hallucinations (dus à son traumatisme).
Ça ne s'arrange pas quand les habitants de l'île vivent dans la peur de l'étranger et du marginal (surtout à cause des Allemands qui tirent sur l'île). Lucy apprend petit à petit à se reconstruire, surtout à cause de Milly, une fille que elle-seule peut voir. Personne ne sait si c'est un fantôme ou une vision télépathique au début.
Des indices laissent même penser que Lucy serait allemande en voyant une veste et une photo appartenant à un officier allemand chez sa famille adoptive. Mais il n'en est rien, toutefois d'autres indices et souvenirs amènent plutôt la réalité vers le triste épisode du Lusitania, bateau civil coulé par les Allemands...
Je ne spolierais pas plus pour le moment, mis à part que la fin est digne d'un "Fievel et le Nouveau Monde" et je recommande très fortement Lucy Lost à tous les spectateurs, surtout que y a un plot twist à la fois attendu et inattendu.