Voilà un film qui porte bien l’étiquette érotique.
Laura Antonelli est électrisante à la fois grâce son charme incroyable et sa plastique parfaite. C’est du pur cinéma érotique, très coquin, sans sombrer dans la vulgarité avec des scènes de sexe interminables (bien qu’elles soient nombreuses). C’est donc très chaud, mais sans aller dans l’excès.
Tiré du roman (presque) du même nom, on y suit une relation extrêmement toxique entre un bourgeois excité à l’idée de voir sa femme coucher avec d’autres hommes. Bien que celle-ci ne soit pas très enchantée à l’idée d’y participer au départ, elle fera tout pour dégoûter son mari de ses pratiques, en y allant à fond.
Concernant le rythme on a pas trop de temps morts, la tension monte progressivement à chaque scène, et on se demande jusqu’où cette perversion va aller.
Les fantasmes avec un filtre coloré sont les moments où les scènes sont les plus extrêmes : ça se transforme en donjon BDSM avec de la violence et de l’humiliation qui nous rappellent parfois Salo.
Ce n’est donc pas un simple film érotique, mais surtout un drame avec un couple qui s’aime mais pas pour les mêmes raisons.