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BioShock Infinite sur Xbox 360 par odontosaure

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Version Xbox 360

Bioshock Infinite est un jeu maitrisé, et nom d'un petit poney que c'est bon. De part son scénario tout d'abord, qui nous plonge dans une ville possédant un charme incroyable avec une mission simple bien qu'un peu floue et suspecte ; mais il laisse le temps au joueur de s'acclimater à cet environnement nouveau pour lui mais également pour Booker DeWitt, le personnage qu'il contrôle. L'action et la tension montant crescendo par la suite.
Pour le moment, on ressent dors et déjà que quelque chose cloche sur cette cité volante maquillée en paradis, mais soit, on poursuit notre chemin dans une ambiance de 14 Juillet, les habitants festoient et semblent guillerets.
Vient le moment inéluctable où les choses prennent un tournant fâcheux et lorsque l'on fait la rencontre d'Elizabeth, une fillette avec de curieux pouvoirs et parallèlement objectif de notre mission, c'est avec une ville remontée contre nous derrière... en dessous... peu importe. Ça promet. Ceux qui ont joué aux précédents volets de la série ne seront pas dépaysé par cette mise en scène, qui pour autant est sublimée dans Bioshock Infinite.
Par la suite, comme je le disais plus haut, l'action monte crescendo et on a un savoureux mélange de scènes d'action (le terme de scènes convient assez bien à ce Bioshock qui captive par son histoire, racontée brillamment) et de passages d'accalmies durant lesquels les questions s'accumulent sur les motivations de chacun.
Mais c'est dans les trois ou quatre derniers chapitres du jeu que les combats se montreront dantesque plus long et où il faudra se montrer plus habile et motivé que jamais ; et le petit bémol se trouve peut être ici, on en réclame un peu plus. Quant à Elizabeth, sans être réellement utile dans les combats (ses pouvoirs s'avéreront intéressants de temps en temps), elle a la délicatesse de se montrer attachante et de bonne compagnie durant l'aventure mais en aucun cas ne se trouve être un fardeau. On se prend d'affection pour elle, et cela aurait pu être intéressant d'un point de vue de l'implication de devoir la protéger pendant les fusillades pour éviter qu'elle soit égratignée, mais sur tout un jeu c'est une mission suicide.
Le scénario est pour finir intelligent, foutrement intéressant, tordu, avec une fin qu'on peut qualifier de magnifique..., parfaite. Et les personnages sont charismatiques, mystérieux et détonnent avec un univers où les gens sont stéréotypés et les ennemis dont on ne fait même pas la différence s'échouent par vague sous les coups de notre arsenal de pouvoir et les balles procurées par un large choix d'arme.

La patte graphique est indéniablement sublime. Le jeu fourmille de détails dans une ambiance festive en première partie où l'on assiste à la rencontre graphique entre Bioshock et Boardwalk Empire (Atlantic City des années 20), puis le tableau se noircit au fur et à mesure que l'histoire se complexifie pour finalement se trouver devant le mystique et l'ésotérique de la cité qui flambent. Littéralement.

Notre protagoniste, Booker DeWitt est un émérite et chevronné combattant. Il est facilement maniable, la prise en main étant instinctive dans la série. Malgré tout, la nouveauté que sont les rails d'aérotrams n'offre pas une expérience folichonne du fait qu'ils ne procurent aucune sensation, mais c'est un léger plus, prétexte pour se déplacer d'une corniche, d'une place ou d'un toit à l'autre ; ce serait de toute manière désastreux que la base du gameplay repose dessus.
L'utilisation des pouvoirs se fait obligatoirement dans le feu de l'action, elle en pâtit et est donc moins alléchante car il est impossible de se déplacer discrètement à proximité d'ennemis dans l'expectative d'échafauder un plan et de placer des pièges préventifs. Soit, l'histoire nous laisse assez songeur donc les combats sont un moyen de se défouler, c'est finalement une équation réussie.

Bioshock Infinite est un jeu réellement maitrisé, offrant une histoire mirifique à jouer et à suivre. Les développeurs ont rendu une belle copie en délivrant sans aucun doute ce qu'ils avaient envie d'offrir, en allant au bout de leurs idées.
Aucun défaut de rythme mais une action trop légère au début, des pouvoirs intéressants mais peu de combats pour les intégrer intelligemment, des rails d'aérotrams pratiques mais n'offrant aucune sensation. Ce ne sont pas des défauts majeurs, c'est même superflu pour ma part, mais c'est tout ce que l'on peut trouver pour ergoter sur ce Bioshock. C'est un remarquable travail fait sur ce jeu pour une superbe expérience vécue.

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