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Avis sur Luftrausers sur Mac

Avatar heartofchorizo
Test publié par le (modifiée le )
Version Mac

Fantastique
Unique
Homérique
Rayonnant
Epique
Renversant

Vous l'avez immédiatement compris, la seule chose qu'il faut retenir de ces mots c'est ce glorifiant acrostiche à la gloire de ces glorieux éditeurs de chez Devolver Digital. Surconnus grâce à leur édition idolâtré d'Hotline Miami, Devolver est avant tout reconnu pour sa collection de jeux nerveux, violents, et funs. Cependant peu de personnes savent que ce dit éditeur est aussi un producteur de films de renom.

"HAAAAAaaaaaa...! Mais en fait, ça explique beaucoup de choses alors!
-Ouvre la encore une fois et je te défonce Timmy."

Ca pourrait sembler ne rien signifier mais le fait d'avoir un pied dans un secteur autre que le jeu vidéo, ça influe beaucoup vos demandes envers celui-ci.
Parmi ces films ("indépendants" selon l'éditeur... PARADOXIMUMAXIMALICIOUSSUCETTE) on trouvera du MACHETE-like à toutes les sauces (avec l'intervention de Dany TREJO dans certains, parce que quand on fait une copie de quelque chose on le fait aussi avec les acteurs dans le monde d'Hollywood), de l'animation, du thriller,... Bref tout ce qui est (comme par hasard) relatif à de la mise en scène spectaculaire simpliste, à de la nervosité / du rythme dans la plupart de ces productions.

C'est un fait, DD est un éditeur avec un puissant potentiel qui risque de briser les rotules d'Ubisoft et de EA s'ils continuent de puiser dans la scène indépendante et d'en sortir des perles. On ressent d'ailleurs cette identité dans chacun des bijoux qu'ils nous offrent. La marque DD est facile a cerner : être un jeu nerveux, violent et fun fait de toi le roi de la récrée de 10h45. Notons le maître mot des jeux de DD : REFERENCE. Chacune de leurs oeuvres sont marqués par une référence (historique, artistique,...) forte qui sera mise en avant tout au long du jeu.
Luftrausers ne fait pas exception à cette menstrualité (comprenez règle).

Identité marquée par l'éternelle rivalité franco-allemande dont la période retranscrite est clairement la seconde guerre mondiale. Ce qui est frappant est l'aspect brouillon du scénario même: on ne sait pas du tout pour qui nous nous battons.
Cette confusion est renforcé par l’environnement dans lequel le joueur évolue: les menus sont arborés de têtes de morts, de drapeau aux symboles prononcés, d’un espèce de scientifique aux allures un peu trop « Ché suis lé plus grand dOcteuurr du monde et ché fé fair tout pété »…
Enfin bref tout porte à croire que d’un côté vous participez à une espèce de coalition contre le monde, tandis que de l’autre vous semblez le sauver en le mettant à feu et à sang… Quoiqu’il en soit si tu fais jouer papy là-dessus attend toi à du « La vache c’est comme en 40 mais en moche !», à lui donner envie de passer des coups de fils à des gens pas très réglos, et à voir débarquer les services secrets d'ici quelques jours.

En parlant de moche, comment va ta copine?

Ceci étant papy à bien raison, ce jeu à des allures dégueulasses. Un pixel art très, voir trop minimaliste pour les amoureux de la Méga-HD-32k-Green-RAY-Holographique-5D. Mais pour quelqu’un qui kiffe jouer et pas seulement regarder, ce jeu met une fessé à mémé. Une chose est sûr si Nidhogg (le jeu, pas le dieu nordique bouffeur d'humains) était une femelle, ils feraient des galipettes tellement ils sont fait l'un pour l'autre! Ces oeuvres sont très similaires dans le niveau de représentation: éléments / personnages à l’écran ne sont que des ombres laissant place à la suggestion plutôt qu’à la démonstration.
Ce qui m'a marqué dans Nidhogg, c’était l’ambiance macabre d’une sorte de procession vers un sacrifice et ses combattants poussant des hurlements de douleurs équivalent à de la torture pur: en multijoueur c’était juste jouissif d’entendre l’avatar de votre pote se faire éventrer / poignarder… J’ai retrouvé cette jouissance dans Luftraussers: la violence représenté est tout aussi suggéré que dans Nidhogg, que cela aille des véhicules aux effets spéciaux qui en mettent plein la gueule.
Là ou les gens voient une bouillie de pixels grossière, je vois un monde sombrer dans le chaos, une boucherie, un massacre au dessus de la mer, des pilotes pris dans des explosions repensant à leurs femme et leurs enfants qui ne les reverront plus parce que leurs corps se retrouvent déchiquetés par ces explosions, en enfin un ticket d'attente pour les portes de chez St-Pierre…
Ça en mettrai la larme à l’oeil de certains, mais PAS A TOI, parce que t’es qu’un sale EGOISTE qui va dire du MAL de ma critique et de ses TOURNURES de phrases!

Venons en aux faits, tout faire péter est le but de Luftraussers: simuler un pilotage d’avion dans une vue en 2D pourrait paraître assez fou… c’est en effet impossible. Par contre simuler un raid aérien pour butter du nazi / alliés (tout dépend de vos convictions géo-historico-politique) dans une vue en 2D c’est possible: Luftraussers l’a fait. Il se débrouille très bien même. Les contrôles sont simples : tire, accélère, pivote.
C’est peu mais suffisant pour s’en mettre plein les mirettes : La physique a un niveau de représentation simple mais efficace nous permettant de faire trick-shots très impressionnant sur l’ensemble de nos ennemis. Le jeu est facile à maîtriser et à comprendre. Le scroll-infini rend une sensation de liberté / d'infinité certaine.
En deux parties c’est fini, t’es déjà en train d’empoigner ton joystick aussi fort que ta **** tellement c’est intense et impressionnant dans les sensations rendues.
Un truc dingue c’est aussi l’aspect kamikaze: foncer sur les ennemis, détruit l'adversaire mais ne fais perdre que très peu de points de santé (en fonction de la taille de l’adversaire, car comme me dit ta copine « plus c’est gros plus c’est bon »).
 Ça pourrait limite être un outil de propagande pour former une espèce d'escouade fanatique de ces kamikazes.
Le bestiaire est lui très varié, avec deux catégories d'ennemis : aquatiques et aériens. Ils sont répartis de manière très catégorisés dans ces dits environnements, les avions dans l’air et les bateau dans la mer.



« Merci Captain Obvious »



ARRETE DE TE CROIRE AU DESSUS DE MOI P*TAIN! C’EST MA CRITIQUE JE DIS CE QUE JE VEUX!

Ça peut te paraître con ce que je dis mais crois moi que c’en est important pour ce qui va suivre.
Sur le plan du level design, c’est le bordel et c’en est génial: ce n’est pas le bordel dans le sens où c’en est incohérent dans la progression de la difficulté, au contraire.
Ce qui est bordélique c’est le nombre d’ennemis affichés à l’écrans: plus on détruit d’ennemis et plus il y’en aura d’autres qui apparaîtront tout en conservant les anciennes vagues d’ennemis : 2 bateau détruit à une vague donne 2 bateau plus un sous-marin à la prochaine, et cela en boucle.

Pour un jeu qui se veut orienté scoring, sans déconner c’est super chaud. Je suis trop nul pour pouvoir vous parler des mastodontes (boss) puisque j’en ai vu aucun. Il est vrai qu’on à un certain sentiment de lassitude et répétition à force de jouer puisque le level design évolue de la même manière. 
MAIS dans les bonnes parties, on éprouve ce sentiment classe d’être maître des cieux tellement on fait des trick-shots de tard-ba et qu’on esquive tous ces tirs orienté sur notre gueule.
Scénario typique: tu voles en rase-mottes au-dessus de la mer, tu mitrailles ce cuirassé ennemis à t’en faire péter le canon tout en esquivant proprement ses tirs; tu plonges, et ressors de l’eau sous lui pour le découper en deux, avant de reprendre tes acrobaties aériennes à t’en faire repenser à ces parties de jambes en l’air avec ta copine.

La taille ça ne compte pas (enfin si selon la situation).
Un rapport important dans ce jeu est l'échelle des éléments en jeu. Les adversaires peuvent être minuscules comme immenses au point d'en prendre un bon quart de l'affichage de l'écran. Crois moi qu'après avoir volé comme un dieu sans relâche pendant 3 minutes intenses et avoir détruit ce type de monstruosité le soulagement est si fort que ton sphincter te le fait ressentir; au point de te perturber suffisamment pour dévier ton attention du jeu ce qui entraine quasiment tout le temps une mort assurée parce que t'auras pas penser à éviter ces P*TAINS D'AVIONS DE M*R*D*.

Métaphoriquement, comme Ralph-la-casse, t’as envie de crier « JE VAIS TOUT CASSER! ». Mais là ce c*nnard de Felix Fix’it ne rebouche pas tes trous, non il te fait de nouveaux orifices tellement il est hardcore. Seulement après il les rebouches, oui, mais pas avec ce que tu crois.
Il te faut alors un arsenal plus conséquent pour lui défoncer la figure. C’est là que le doc Nazi entre en jeu: il est là pour te filer un arsenal plus destructeur que jamais, customiser ton vaisseau et tout le tintouin. Les améliorations sont vraiment folles, et en fonction des combinaisons choisies, le nom de ton luftrausser changera en divers noms plus BADASS les uns que les autres.

Ready for a "joyeux merdier"?

Franchement ce jeu est un melting-pot de tout ce qui va pas dans les 40’s, évènements comme idéologies… mais qu’est ce que c’est fun quoi! Le fait qu’il y ait une transparence sur le parti pris idéologique des développeur au sein du jeu le rend d’autant plus intéressant à jouer car on à aucun scrupule à reproduire les atrocités commises durant ces guerres. Un cas à étudier pour tout psychologue qui se respecte (sinon va te faire radier de la liste des bons psy en ce bas monde).

Ce qui est d’autant plus énorme, c’est la bande-son. Un point indéniable de chez Devolver Digital, leurs jeux déboîtent la hanche de mamie tellement leurs sons sont énorme: une espèce de tendance à inclure de l’électro mais en y apportant une grosse pointe (un peu comme…) d’influence lié au contexte historico-représentatifs de leurs jeux. Ici Luftraussers délivre une bande-son s’adaptant à la combinaison du vaisseau créé: ces sons sont plus à référencer comme étant des hymnes, que des musiques à proprement parler. On à la sensation de voler sous le regard bienveillant de notre bon-dictateur retenant notre femme en otage dans une prison remplie de sodomites et fétichistes du métacarpien.

Un bon cru à tous ceux souhaitent vivre un bon challenge orienté scoring, et une expérience riche en réflexion idéologique (à prendre aux 1000eme degrés et en étant presque aussi dingue que moi pour croire que chaque oeuvre dans le jeu vidéo possède une âme). Priez pour que le pilote de votre prochain voyage en avion n'y ai pas jouer.

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