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The Legend of Zelda : Majora's Mask sur Nintendo 64 par MrBungle

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Version Nintendo 64

Majora's Mask est probablement le Zelda qui me tient le plus à coeur. Après l'avoir reçu, je le mettais sur mon chevet tous les soirs avant d'aller me coucher pendant un mois afin de l'avoir en face de moi lorsque je me réveillais. Allez vous faire un bon chocolat chaud, enfilez votre peignoir et vos pantoufles, car cette critique sera assez longue.

On retrouve Link enfant traversant une forêt embrumée sur le dos d'Epona. Fatigué de son aventure précédente, il erre, à la recherche d'une amie avec laquelle il a traversé beaucoup d'épreuves (fort probablement Navi), quand soudain deux fées surgissent devant Epona, qui jette Link au sol sous le coup de la surprise. Elles accompagnent Skull Kid, un étrange garçon portant un masque, qui trouve dans les poches de Link, assommé, l'Ocarina du Temps. S'ensuit alors une grande course poursuite, et Link finit par tomber dans un trou, séquence qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler Alice au pays des Merveilles de Disney, et débarque dans un monde parallèle, Termina. Plus bas, Skull Kid montre l'étendue des pouvoirs du masque en transformant Link en Deku. Un peu plus tard, Link rencontre un homme, le propriétaire du masque de Majora, qui lui apprend que si le masque n'est pas retrouvé avant minuit dans trois jours, la Lune s'écrasera sur Termina. Voilà qui marque le début d'une folle course contre la montre qui amènera Link à visiter tous les points cardinaux de Termina à la recherche d'un moyen d'arrêter Skull Kid.

Pfiou, longue introduction, mais j'ai encore fait court je trouve!

Graphiquement, Majora's Mask (MM) est au top de ce qui se faisait sur N64. Il tirait parti de l'expansion pak qui boostait les capacités de la console d'un bon cran, et ça se voyait. Imaginez un Ocarina of Time (OoT) bien plus joli avec un effet de flou moins important. Strictement rien à redire à ce niveau-là!

Comme je l'ai dit plus haut, il s'agit d'une course contre la montre. Jamais le temps n'aura été aussi important dans un Zelda. Des évènements précis ont lieu tous les jours à une heure bien définie, et on voit au fil des jours changer le comportement des citoyens de Termina qui s'affolent de plus en plus en voyant la Lune se rapprocher dangereusement. On sent que le monde est réellement vivant. L'ocarina joue ici un rôle-clé : Link peut en effet remonter le cours du temps, le ralentir ou l'accélérer, et le joueur devra pour cela connaître le chant du Temps normal (pour retourner dans le temps), celui où les notes sont dédoublées (pour l'accélérer ou lui rendre son cours normal si on l'avait ralenti au préalable) et enfin le chant du Temps inversé (pour le ralentir). On jonglera donc régulièrement avec le temps pour réaliser les quêtes (présentes en nombre une fois de plus).

Le second élément qui fait le cachet de MM, ce sont les masques. Beaucoup de quêtes aboutissent en effet sur l'obtention d'un masque qui, une fois porté, changera les réactions qu'auront les citoyens par rapport à Link. Parmi les masques, il y en a trois qui ont une importance toute particulière : le masque Deku, le masque Goron et le masque Zora. Inutile de vous préciser que ces masques permettent à Link de se transformer et d'obtenir des pouvoirs bien spécifiques. L'obtention de tous les masques est une tâche ardue, surtout en trois jours, mais donne une sensation d'accomplissement extrême une fois menée à bien.

Niveau gameplay, ça reste pareil que OoT. En tout, il y a 4 donjons, ce qui casse un peu le schéma classique de Zelda où on a d'abord 3 donjons, puis 7 autres. Ils ne sont pas extrêmement difficiles mais ne font pas de cadeaux non plus. Pas de temple de l'Ombre ou de l'Esprit ici donc. La durée de vie est conséquente : un poil moins long que OoT, on peut rusher et finir le jeu en quelques heures tout comme on peut s'attarder et faire toutes les quêtes annexes et ainsi décupler le nombre d'heures.

La bande-son est d'excellente facture, comme d'habitude avec Koji Kondo, mais certains morceaux sont quand même de moins bonne qualité. Mention spéciale pour le chant de l'Apaisement (un thème récurrent) souvent accompagné de très jolies cinématiques, et la musique du palais des Dekus. Oh, et la musique de la fin du monde capture parfaitement l'urgence et la dramatique d'un tel moment. Mes trois musiques préférées de MM (ou du moins celles qui me sautent à l'esprit à chaque fois).

Si je devais résumer Majora's Mask en un mot, je pense que je dirais "féerique". J'ai toujours trouvé que Majora's Mask était un épisode particulier dans la saga, déjà rien que parce que c'est le premier Zelda où la princesse Zelda n'est pas impliquée de près ou de loin. L'ambiance du titre, les masques, la musique, Termina, les personnages, le Temps... tout ça forme une superbe cocktail qui se savoure du début à la fin. Il est ressorti sur Console Virtuelle sur Wii, et pour le prix auquel il est, il ne faudrait absolument pas se priver.

Je le note un point sous la note maximale juste parce que le jeu ne dure pas 2500 heures.

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