Londres est dans la merde

Avis sur Vampyr sur PC

Avatar Mr. N e M
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Et c’est peut-être bien en partie à cause de moi.

Je dois avouer qu’en commençant le jeu, je ne savais pas du tout de quoi ça va allait parler (à part de… Vampire… Evidemment xD !), je ne savais pas si c’était un FPS ou un TPS, c’était la surprise !
Et bien je ne vous laisse pas languir plus longtemps, ce fut une belle surprise… Que j’ai dû recommencer plusieurs fois.

Pour la petite histoire, ma première run n’avait pas été bien loin, j’avais trouvé le jeu chiant à mourir, et l’avait abandonné très vite, ne sachant pas vraiment c’était quoi « ce truc ». Mon second run fut plus instructif.

Vampyr est donc un TPS avec de faux airs de Souls-Like, c’est-à-dire qu’on y crèvera sans conséquence et que les créatures hostiles y réapparaîtront dès lors sans vergogne.
Le jeu est plutôt joli d’ailleurs, avec des textures à base de peinture au pinceau, c’est pas encore du Dishonored mais ça s’en rapproche, c’est bien joué sur ce coup-là Dontnot.

Dans Vampyr, c’est de pire en pire… Hoohohohho… Pardon, l’humour, tout ça, déformation professionnelle. Ahem.

Donc, dans Vampyr, Londres est en proies aux épidémies, au pluriel, et une peste vampirique menace l’équilibre précaire de la région.

Nous sommes un tout jeune vampire qui devons faire notre trou (enfin, « nos trous », puisqu’on a deux crocs 8-) humhum) au milieu de tout ce merdier.

On commence par rencontrer un médecin qui nous propose de rejoindre son hopital, on hésite 5 secondes puis on se dit que, visiblement, on n’a pas trop le choix, on arrive à l'hopital et... Hop... On a déjà un bureau avec... Notre plaque à notre nom ? Dessus ? Direct ? Mais... On vient d'arriver xD !!!

Il faut savoir que nos choix vont avoir de lourdes conséquences, qu’ils soient volontaires ou non (comprenez qu’à la moindre erreur, ça sera définitif, ça m’est arrivé plus d’une fois de mal faire une quête, et bin ça pique hein !), ces choix vont modeler l’environnement de manière drastique.

Parmi la faune locale, les citoyens vont animer le décorum de manière fort appréciable, et vas-y que ça va fumer dans un coin, pisser contre un mur ou dans la tamise, se battre, grogner, insulter, aller faire ses courses. C’est très vivant… Jusqu’à ce queeeeeeee…

Jusqu’à ce qu’on se rendent compte que c’est très facile de croquer un individu, après tout, ce connard de loubard l’avait bien cherché, et le bouton était si facile d’accès. Et puis, vous vous rendez compte ma bonne dame, le croquer m’a donné plus de 1000 points d’XP, soit l’équivalent de plus d’une centaine d’adversaire classique, UNE CENTAINE ! (A raison de 5 ou 10 points d’XP par opposant, j’aurais même pu dire deux centaines).

Alors au début, on se demande si ça vaut le coup de croquer ces pauvres êtres, après tout, la plupart son innocent, et puis s’occuper de leurs petits malheurs permet d’améliorer la qualité de leurs sang (comprends : augmenter les récompenses si on les croques), ça peut passer à 2000, puis 3000, puis même 6000 points d’XP ! (L’équivalent de 600 à 1200 adversaires, je le rappel !!).

Si je peux comprendre que donner des médicaments à un couillon pour avoir une meilleure qualité du sang est logique, s’occuper de leurs petits tracas quotidiens ou même découvrir des choses sur eux sans qu’eux même en soit affecté, ça vraiment je ne comprends pas le délire…

C’est un carton jaune Mr Dontnod, là vous avez chié dans la colle coté diégétisme (Oui ce mot existe. Enfin je crois. Hum).

Alors au début, on se dit que, tout de même, ça permet d’avancer sacrément plus vite dans l’histoire, alors les petits voyous à la petites semaine y passent, puis on se dit que quelques clodos en moins, ça ne se verra pas, et qu’après tout, c’était bien leurs fautes à ces trous d’balles, y’en a du boulot pour ceux qui en veulent dans ce Londres dystopique (disclamer sous forme de spoiler : ce discourt très axé à droite, désolé pardon les familles tout ça, se justifie intradiégétiquement par un fait notable : les gangs et les ordres religiaco-mord-moi-l’neux recrutent à tour de bras ; engagez-vous qu’ils disaient, engagez-vous !).

Et quand y’a pu trop de voyous et de clodos, bon, ils restent les meurtriers, les assassins, à la rigueur ceux qui ont « laissé faire », puis on en vient aux papy et aux mamy qui ne vont pas survivre ni à la canicule ni au COVID19, c’est pour leurs rendre service vous comprenez ma bonne dame.

Puis viennent les malades mentaux, les mourants, et je me rends compte que cette critique vient de passer la barre de l’extrême droite en moins de temps qu’il en faut pour dire « j’vous mettrait bien une paire d’homos à croquer avec ça ? » ; c’est le tiercé gagnant à ce niveau-là xD .

Et là, c’est le drame, on a pas fait gaffe, mais à force de jouer les mini-Hitler en puissance, on a mis en danger l’équilibre fragile qui régissait ce Londres en ruine, les gens commences à disparaitre, à se faire assassiner, à devenir des monstres, à nous attaquer sans raison… Et on se dit : merde, merde merde merde !

Le quartier est tombé, que dois-je faire ? Ils vont crever de toutes façons, je n’ai pas voulu ça, je n’ai pas fait exprès, mais, je n’ai plus le choix… Tant qu’à faire, autant les… Manger.

Et on se met à buter tout un quartier sans s’en rendre compte, tout ça parce que le jeu nous y pousse. On ne voulait pas, vraiment, qui aurait voulu tuer tous ces gens sans raison ? Mais nous n’avions pas le choix… C’était une obligation, le jeu nous y a poussé.

Tel Arthas Ménéthil rasant une ville pour éviter qu’elle ne se transforme toute entière en une ruche à zombies, nous devions le faire.

Notez cependant qu’il y a quelque chose que je n’avais pas compris : soigner les gens permet d’augmenter la jauge de sécurité d’un quartier, si je l’avais su, ça ne serait probablement pas parti en couille ainsi :p !

La présence de certains boss aussi nous demande d’être préparé, et si l’on a du retard, croquer devient presque une nécessité. Faire une run sans croquer est audacieux, mais quand on est niveau 5 face à des niveaux 32, on rigole pas trop… Bonne chance aux challengers, moi je veux bien voir ça hein :p !

Vampyr est bourré de dialogue, de dilemmes moraux, de pièges, de faux choix, d’échecs, d’erreurs, de tristesse aussi.

Comme cette fois, où je dois transformer mon premier descendant, ma progéniture. On m’explique depuis le début du jeu que les chances de louper la transformation sont bien présente, on parle d’une thérapie génique à grande vitesse tout de même, et quand mon ordre de vampire me demande de m’exécuter que ça échoue… Je me fais radier de l’ordre oO !!!! Mais !!!!!!!! C’est pas ma fauuuuuuuuuuuuuuuuute les meeeeeeeeecs !!!!! Bon, en vérité, si, c’était ma faute en vérité, j’avais pas envie de me faire de la concurrence, Londres est trop petite pour mon appétit :p ; mais j’ai cru que le coup du « y’avait une chance sur deux que ça marche » aurait pu passer.

Les développeurs ont décidé que, non. Dommage. Je ne suis pas content. Je vais les croquer eux aussi, les développeurs.

Petit point final sur la technique : Il est possible de régler la Vsync, et un mode plein écran fenêtré est présent (c’est malheureusement mal indiqué… Il faut choisir « Non » dans « Mode plein écran »…).

L’effet de parallaxe du menu principal fait vraiment cheapos, et ça me donne mal au crane à chaque fois que je lance le jeu.

Heureusement, on peut changer les commandes du clavier, c’est appréciable, et il est jouable correctement autant à la souris qu’à la manette, même si je pense qu’il a d’avantage été pensé pour y être joué avec cette dernière.

Les contrôles du mouvement de la caméra et de notre personnage sont parfois un peu « saccadé », c’est très étrange à expliquer, au début du jeu, c’est assez gerbatif (oui, j’aurais pu dire « vomitif » mais, j’aime bien innover :p ). On s’y fait et on prend le coup de main, mais il faut tout de même le signaler.

D’ailleurs, coté contrôle, ce n’est pas parfait : on a la possibilité de locker un adversaire, mais un simple micro-mouvement de la souris ou du stick fera guèzer notre protagoniste qui fera défiler la liste des opposants et changera autant de fois de cible… C’est très… Etrange.

Quand on joue à la souris, c’est pas évident, à la manette c’est un poil moins gênant, mais même moi qui ait une trackball (imaginez un stick de manette), j’ai été gêné, la faut au fait qu’il faille tout de même cliquer, et donc maintenir la bête entre ses petits doigts, forcément, ça bouge.

Mon perso a les yeux injectés de sang, pourtant ils parlent aux quidams comme si de rien n’était, à peine un ou deux me fait remarquer que je suis un peu pâle…

Cela dit on ne voit pas souvent notre visage pendant les dialogues, la caméra ayant tendance à virevolté autour de nous dans les séquences importantes, en général, à 95%, on ne se voit jamais dans ces phases-là.

C’est dommage, surtout que le jeu est particulièrement verbeux, et c’est très agréable, j’aime beaucoup cela.

Il n’y a malheureusement pas de New Game Plus, quel dommage, j’aurais bien tenté une run sans meurtre. Mais bon, me retaper une run de 20h avec des compétences de merde… Non merci.

Cela dit, notez que je n’ai jamais utilisé une seule potion, et que je n’ai vendu des trucs qu’une ou deux fois aux PNJ. Le jeu devant très simple dès qu’on bouffe tout le monde, j’imagine que l’opposé doit être assez challengeant.

Pourquoi pas, après tout.

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