Fureur divine

Avis sur Xenoblade Chronicles: Definitive Edition sur Nintendo Switch

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Version Nintendo Switch

Introduction :

Xenoblade chronicles 2 est le premier jeu en boite Nintendo Switch dont j’ai fait l’acquisition lors de mon achat d’une switch lite, et c’est un des meilleurs achats que j’ai pu faire dans l’année 2019. C’est simple, c’était un très bon JRPG, qui me redonnait de l’espoir après des années de déception sur la série Final Fantasy.

J’avais passé plus de 120 h sur le jeu et son extension, et j’avais été captivé par son univers, par son gameplay, par ses musiques et par quelques personnages. Il faut pas se mentir, certains personnages étaient pas franchement réussis, et le character design oscillait entre le bon et le vulgaire, notamment pour certains personnages féminins, encore une fois avec une anatomie disproportionnée pour probablement faire plaisir aux otakus. Mais en faisant abstraction de tout ça et de quelques détails, c’était franchement un très bon jeu, et sur certains points, son extension corrigeait un peu ses défauts.

Quand j’ai appris fin 2019, que le premier jeu xenoblade chronicles, dont j’entends parler depuis très longtemps, allait enfin ressortir dans sa version ultime, avec des meilleurs graphismes, une interface revue et corrigée, et un chapitre bonus, j’ai foncé dessus dès le jour de la sortie. C’est un JRPG souvent considéré comme l’un des meilleurs de ces dix dernières années, et j’ai voulu vérifier si c’était vrai.

Commençons donc ce test de xenoblade chronicles définitive edition, je mentionnerais rapidement le chapitre bonus, que je n’ai pas terminé, car l’essentiel de mon test se concentre sur le jeu original xenoblade chronicles. Attention risque de spoilers évidemment.

Une écriture de qualité

Dans un JRPG, il est important d’avoir une bonne écriture. Écriture sur l’univers, écriture sur le scénario et écriture sur les personnages. Xenoblade chronicles combine les trois à la fois, et c’est pas chose facile.

Son univers est bien mieux construit que le second opus. On pourrait presque comparer l’exploration des titans Bionis et Mekonis à Dark souls. Vous voyez Le Bras du titan mécanique au loin lors de vos phases d’exploration ? Vous pourrez y aller plus tard dans le jeu. L’univers est également crédible. Un titan Bionis végétal où la vie est apparue, avec des hommes (Homz dans le jeu), des Hayenthes ( mélange entre des hommes et des oiseaux) et les nopons ( les fameuses petites mascottes de la série que personnellement, j’apprécie peu). A l’inverse, le titan Mékonis, où prolifère les machines et... Vous verrez bien.

Parlons du scénario. Il est très bon. Relativement bien construit et bien ficelé avec des enjeux dramatiques qui atomisent complètement le second opus, qui maintenant je peux le confirmer, à un ton plus léger. C’est simple, xenoblade c’est une vraie tragédie. Il y a longtemps, le titan végétal Bionis et Mékonis le titan mécanique se sont affrontés dans un océan sans fin. La bataille s’est terminée avec les deux titans se pourfendant mutuellement. La vie s’est développée sur Bionis, mais aussi sur Mékonis , et désormais, une lutte sans merci fait rage entre les homz et les mékons. Lorsque nous commençons le jeu, la colonie 9 est un des derniers bastions de l’espèce humaine, qui a survécu aux assauts des machines lors de la bataille de la vallée. Un homme, Dunban, héros des homz, a réussi à manier une épée mystique, la monado, la seule arme capable de trancher le blindage des machines. Mais dans le processus, il va perdre son bras, car manier l’épée exige des sacrifices énormes. Le jeu va nous faire incarner Shulk, un jeu mécanicien qui fait des recherches sur la monado, et qui est entouré de Reyn, son meilleur pote un peu balourd et de Fiora, son amie d’enfance secrètement amoureuse de lui ( comme c’est original !). Son monde va changer le jour où la colonie 9 est attaquée. Shulk va vivre un traumatisme, céder à l’appel de la vengeance contre les mékons, et, il va surtout devenir le nouveau manieur de l’épée monado, qui lui permet d’avoir des courtes visions sur le « futur ». Je vais m’arrêter là pour le pitch, je reviendrais un peu sur le scénario plus tard, dans une partie spoilers.

Les personnages sont excellents. Mis à part un que je n’aime pas vraiment, sur 7 personnages, j’en apprécie 6. Faisons un petit tour rapidement.

Shulk: le héros principal, bien plus réussi que Rex, le gamin de xenoblade chronicles 2. Un personnage assez tourmenté, assez naïf mais avec un grand coeur. Un bon character design, que demander de plus ?

Reyn; le meilleur pote de Shulk. Et qui arrive à exister malgré son coté faire valoir, notamment par son côté un peu gaffeur, un peu lourdaud, et par sa relation avec Sharla.

Fiora: Petite soeur de Dunban, et future « femme » de Shulk, un personnage qui va beaucoup évoluer dans le jeu, et qui est une pièce maîtresse dans le scénario. Excellent doublage de Carina Reeves, character design surtout réussi au début du jeu je trouve. Néanmoins je trouve que Melia et Sharla sont plus intéressantes car elle vont acquérir des sentiments aux cours du jeu, alors que Fiora tout est déjà posé dès l’introduction.

Sharla: Mon personnage féminin préféré du jeu. Contrairement à beaucoup de choses que j’ai lu, elle a une utilité réelle dans le jeu, elle sert autant le scénario que le gameplay. Sa relation avec Gadolt, puis le teasing de sa relation avec Reyn est intéressant, les personnages sont très complices. Un character design déjà bien moins vulgaire que dans le second opus, un excellent doublage anglais, bref c’est un bon personnage féminin.

Melia: Princesse des Hayenthes, elle a un character design d’enfer. Un doublage anglais excellent et une histoire propre à elle et à son peuple. Elle est l’héroïne du chapitre bonus, la seule que l’on retrouve avec Shulk, preuve en est que ce personnage est vraiment intéressant? Personnage aussi plus ou moins impliqué dans un triangle amoureux avec Shulk et Fiora.

Dunban: Héros déchu des Homz. Grand frère de Fiora et sagesse incarnée dans le groupe. Vraiment bad ass, mais manque un peu de développement personnel. Ça reste un bon personnage.

Riki: Si vous avez lu mon test du second opus, vous savez que je déteste son équivalent Nopon dans le 2. Les nopons me sortent complètement du jeu. C’est des créatures enfantines spécialement conçues pour amuser les enfants. Je dois quand même reconnaître que Riki est plus sympathique, moins casse pied que ce que je ne pensais, donc ça va. C’est vraiment un faire valoir pour moi mais on tire pas trop sur la corde, donc ok.

Les relations entre les personnages vont évoluer au cours du jeu, il va y avoir des rebondissements intéressants. Je vais aborder les personnages secondaires rapidement. Pour la plupart, très réussis, je pense à Dickson, je pense à Alvis ( qui fait le lien avec le second opus), je pense à Tyrea... L’intérêt du jeu réside particulièrement dans ses nombreux twists ( malheureusement je les connaissais en partie) qui vont complètement renverser votre vision des choses.

Partie spoilers

Le twist Zanza / la trinité est le meilleur twist du jeu. Le jeu nous ballade complètement sur l’identité de cette personne pendant des heures et des heures, en nous faisant focaliser sur des ennemis mékons ou Hayenthes. Pour enfin se rendre compte, même si on le sentait depuis le début, que un complot constitué de Dickson ( le père adoptif de Shulk), Lorithea et Alvis ( même s’il change d’avis à la fin), visent à faire renaître Zanza, le créateur de Bionis, à la vie. Le héros est manipulé depuis le début du jeu par ses visions car Zanza vit en lui. Lorsque Zanza sort du corps de Shulk, et prend forme physique, on se rend compte que c’est un dieu cynique, qui n’a crée Bionis que pour se nourrir de la vie et perpétuellement détruire et reconstruire. Zanza est à la fin terrassé par Shulk, et par son désir de forger son destin par lui-même.

Finalement Xenoblade est un jeu qui parle beaucoup d’auto-détermination et qui réutilise un peu le thème de Final Fantasy 7, à savoir quand les créations d’une personne qui se prend pour dieu s’opposent à leur créateur et se libèrent de son joug. En un sens, le scénario se rapproche bizarrement d’un certain Final Fantasy 13. Sauf que ici, c’est plus réussi.

Vite fait un mot sur Alvis. Alvis fait le lien avec le second opus. C’est une lame, Ontos, qui s’est perdue dans la dimension de xenoblade 1, alors qu’elle provient de l’univers du 2. Elle a été crée par l’architecte, la bonne partie de Klaus ( le scientifique qui a crée l’univers de xenoblade 1, et qui a été coupé en deux. Zanza incarne les péchés de Klaus, et l’architecte est la partie repentie de Klaus). Comme je l’imaginais, Ontos ou Alvis, est une lame relativement neutre. Pneuma ( Pyra et Mythra) incarnaient le bien, Malhos incarnait le mal, Alvis est un personnage assez neutre. Ni vraiment pour Shulk ( bien qu’il choisisse son parti à la fin), ni vraiment pour Zanza. Après j’ai pas bien compris en quoi Alvis était le véritable dieu de l’univers, ni comment il arrive à créer des copies de monado. C’est un peu ma critique du jeu, le scénario est un peu confus, et il abuse de Alvis en tant que « deus ex machina ».

Le gameplay

Je vais essayer de faire court, mais dites vous que le système de jeu est éminemment complexe et riche en possibilité. C’est simple, en 77 h de jeu, je n’ai compris que certaines fonctionnalités seulement à la fin. Pour moi le jeu, par rapport à sa suite, est carrément plus un JRPG à l’ancienne. Dans la sens où la personnalisation du personnage est énorme.

Parlons déjà du système de combat. Votre personnage attaque tout seul l’ennemi que vous sélectionnez. Vous combattez à trois personnages, vous pouvez donnez des ordres ( attaque groupée, attaque non groupée, repli) et votre but est de faire monter la jauge de tension en haut à gauche pour effectuer une attaque enchainée. En effet, on ne contrôle que un personnage mais lors d’une attaque enchainée, on va pouvoir contrôler l’action de nos coéquipiers.

Le but va être d’infliger des « arts » ( attaques spéciales propres aux personnages) pour battre l’ennemi. Certains arts sont purement offensifs, d’autres défensifs, et d’autres infligent des altérations d’état aux ennemis. Un des plus connus, c’est la chute. Vous infligez déséquilibre à l’ennemi, vous le faites tomber avec un autre art, et ensuite vous pouvez même enchaîner avec un art pour le rendre hébété.

Il y a des tonnes et des tonnes de possibilités. Shulk est un attaquant, Reyn un tank qui va prendre les dégâts, Sharla une soigneuse ( elle est très importante), Dunban un attaquant boosté, Fiora est une attaquante, Riki est un mélange soutien, magie, tank. Melia est une magicienne.

Globalement j’ai adoré jouer Shulk, Sharla, Dunban, Fiora et un peu Melia. Reyn et Riki me servaient surtout en tant que personnages de soutien.

Vous allez pouvoir, en faisant des quêtes pas franchement intéressantes et recherchées, looter des armes, looter des cristaux, looter des PA ( qui vous permettent d’améliorer les arts, pensez néanmoins à trouver des grimoires pour augmenter leur niveau), looter des PC ( points de compétences: il existe un sociogramme des interactions entre les personnages. Plus les personnages s’aiment, et plus ça développe le scénario et des compétences propres à un trait de caractère du personnage. Si Melia apprend une compétence « défense éther » et qu’elle est suffisamment amie avec Shulk, Shulk peut donc aussi l’apprendre). Lorsque vous équipez des armes, vous pouvez insérer des gemmes ( des sortes de matérias comme dans FF 7) qui vont vous permet de booster l’attaque, La défense, la magie ect... Vous pouvez même customiser le look des personnages. Chose importante: vous pouvez crafter les gemmes et le succès de la pureté de la gemme dépendra de l’amitié entre les personnages et leur compétence. Le sociogramme existe aussi pour les NPC ( personnages non jouables).

JRPG oblige, il va falloir farmer et faire ces quêtes parfois peu intéressantes pour prendre du level et pouvoir vous taper contre les boss, parfois difficiles. Heureusement le système de carte vous permet de vous téléporter partout dans le monde ( c’est un poil moins bien que dans le 2) et miracle, un bouton de course automatique pour le personnage. Cet ajout vous permettra d’éviter de spammer ad vitam nauséam votre stick analogique. Également, il y a un mode facile qui n’existait pas dans le jeu de base ( à priori). Malgré mon côté puriste, je dois bien le reconnaitre, j’ai utilisé deux fois ce mode. Une fois contre le combat final contre Eghil, et contre le boss final. Ce mode permet de gagner contre le boss quand tu as son niveau. Si le mode n’était pas là, j’aurais du farmer au moins 4 ou 5 niveaux au dessus pour le battre. Et à la fin du jeu, je peux dire que va falloir beaucoup battre d’ennemis ou faire des quêtes rémunératrices pour cela.

OST, progression, graphismes et durée de vie

Quelle OST ! Que ça soit le thème d’ouverture, mélange de piano et de violons, le thème de combat principal, le thème de certains boss, le thème de la colonie 9, le thème des plaines de Gaur voir le thème du boss final, je n’ai rien à dire sur la musique de ce jeu. Elle est incroyable, et bien supérieure au second opus. Tout est fait pour que la musique colle bien avec la dimension tragique de l’histoire, tout en gardant des envolées lyriques avec un esprit shonen du dépassement de soi, propre à la culture japonaise. Comme pour ma review de FF7 Remake, quelques morceaux que j’apprécie beaucoup:

  • MAIN THEME: l’un des meilleurs morceaux d’ouverture d’un menu de jeu vidéo.
  • ENGAGE THE ENEMY: l’un des quelques morceaux à la guitare électrique du jeu. C’est un des thèmes souvent utilisés lorsque les héros se confrontent à des ennemis souvent plus forts qu’eux, et qu’ils sont prêts à tout donner pour les battre.
  • TIME TO FIGHT: le thème de combat sur Bionis. Un assortiment de violons et de percussions qui rendront vos combats épiques.
  • COLONY 9: un des meilleurs morceaux d’exploration du jeu. Mélange de violons, percussions et guitare acoustique, avec un petit solo de flûte, vraiment admirable comme piste.
  • GAUR PLAIN: l’aventure et l’exploration symbolisées en une piste, c’est celle ci.
  • TEPHRA CAVE: un petit air de mystère dans cette piste. Ça colle parfaitement à l’exploration des donjons souterrains.
  • AN OBSTACLE IN OUR PATH: la musique des boss. Guitare électrique et batterie, toujours avec un poil de violon synthétique, c’est vraiment un bon morceau.
  • YOU WILL KNOW OUR NAMES: C’est la musique qui se joue lorsque on s’attaque à un ennemi carrément plus fort que les personnages. Elle deviendra votre meilleure alliée ou votre pire cauchemar.
  • TIME TO FIGHT ( version Future connected): Persona 5 a lancé la mode des musiques de combat dansantes. Déjà dans xenoblade 2 Torna, on avait une musique très décontractée, rebelote dans le chapitre bonus du jeu. Un très bon thème de combat, juste pour un chapitre bonus. Ils ont vraiment fait le boulot chez ACE+.
  • ZANZA THE DIVINE: Mélange de piano, batterie, guitare et électrique et thème chanté. Un thème qui correspond bien au boss final.

Petit point rapide sur la progression du jeu. Je dirais que le rythme est globalement bon, même si il y a un petit ralentissement vers Alcamoth, pour nous permettre de nous présenter les Hayenthes. La partie sur Mékonis pour moi est vraiment plus expédiée que la partie sur Bionis, j’ai moins aimé les environnement, j’ai senti que c’était un peu rushé. Heureusement qu’il y a le twist dans le chapitre 16. D’une manière générale, je trouve le jeu un poil plus court que le second opus.

Les graphismes sont bons. La polémique sur la résolution n’a pas lieu d’être, je trouve le jeu véritablement beau. Certes pas aussi beau qu’un FF7 Remake, mais artistiquement ce jeu est magnifique. Et surtout sur sa partie Bionis. La colonie 9, les plaines de Gaur, la mer d’Éryth, le moment sur la plage sur Le Bras de Mékonis... Des superbes panoramas vous attendent, des lieux plus marquants que le second opus, qui ne déméritait pas pour autant. Bref c’est très beau, et si j’ai l’opportunité d’avoir une vraie switch un jour, je pense que ça doit être très beau sur la TV. Mais en tout cas, en mode portable, sur switch lite ça passe très bien.

A mon avis, pour faire vraiment le tour du jeu, vous en avez pour plus de 100h, maintenant le problème pour moi c’est que les quêtes rémunératrices que l’on te confie vers la fin du jeu sont trop difficiles par rapport à ton niveau. Mais globalement y a des choses à faire, plein de quêtes, mais peu sont réellement intéressantes. A part celle de Tyrea, qui est scénarisée avec des cinématiques, les quêtes fedex, c’est pas passionnant même si le jeu évite au maximum les aller retour, sauf sur certaines où c’est obligatoire. Le chapitre bonus à priori rajoute une dizaine d’heure de jeu. Je l’ai commencé, je vais pas donner mon avis dessus, c’est un chapitre bonus, moi je me concentre sur le coeur du jeu, xenoblade chronicles définitive edition. Les 77h que j’ai passé pour finir le jeu, je les ai apprécié. Et c’est le principal, et après avoir fini ce chapitre « bonus », je vais peut-être continuer un peu à jouer pour monter mes personnages au full level, finir des quêtes et y a même un new game plus. C’est très généreux en terme de durée de vie.

Conclusion

On m’avait annoncé un chef d’œuvre. Ce jeu, ça fait dix ans que j’en entendais parler, et que je ne pouvais pas y jouer. Je n’avais pas la wii, ni la new 3DS sur laquelle le jeu a été réédité. Donc cette troisième ( et dernière réédition ?) m’a enfin permis de mettre la main sur ce soi-disant classique du JRPG. C’était le jeu que j’attendais le plus sur switch cette année, et je dois le dire, je ne suis pas déçu.

C’est un très bon JRPG. Pour avoir fait en parallèle FF7 remake, xenoblade chronicles est carrément plus JRPG dans son âme, dans ses tripes que le dernier sorti de la série Final Fantasy. C’est simple, la liberté et l’exploration, que l’on ne trouve presque plus dans Final Fantasy ( sauf dans le 15), sont ici au cœur du jeu. Le monde que l’on explore est vaste, il est immense et il n’attend que vous pour le parcourir.

L’écriture est au rendez-vous, on évite au possible les délires pour faire plaisir aux otaku ( dans future connected, à priori c’est un peu plus le cas, mais bon c’est un chapitre bonus), on est dans un jeu sérieux, avec de vrais enjeux narratifs, de vrais moments de grandeur, des twists, des personnages qui sont relativement bien construits, bien écrits, attachants.

Le gameplay est solide, y a quand même des possibilités énormes, l’ergonomie de jeu est bonne, graphiquement c’est très beau. Que dire de plus ? Le moment vers la fin du jeu, dans l’espace, j’ai trouvé ça complètement dingue; et dire que ce jeu est sorti à la base vers la fin de vie de la WII. C’est incroyable à quel point un jeu d’une telle qualité est sorti sur une console pas nécessairement ultra puissante.

Et ça que je vais souligner pour conclure cette review. Je suis dans le dernier carcan de ma vie de joueur. Et malheureusement cette fin de génération PS4 me surprend de moins en moins. J’ai vécu des expériences vidéoludiques exceptionnelles sur des jeux pas nécessairement techniquement incroyables. Trails of Cold Steel 1 et 2 sur PlayStation Vita, d’ailleurs le 3 est sur ma liste de jeux à faire cette année. Xenoblade chronicles 1 et 2 sur Nintendo Switch lite, je suis pas ultra fan de la console, mais je dois reconnaître que rien que pour ces jeux là, l’achat de la console est justifié. Récemment aussi sur switch lite, Tales of Vesperia définitive edition ( encore une !) dont j’ai fait également une critique. Il n’y pas nécessairement besoin d’avoir des beaux graphismes pour faire un bon jeu, FF7R est magnifique, FF7R n’en est pas moins pas un si bon JRPG que cela, parce que en comparaison de Xenoblade, y a pas photo, Xenoblade c’est très bon, et FF7R c’est très bon seulement sur un tiers de son jeu ( 40 h en ligne droite). Chez Nintendo, ils savent encore faire du JRPG. Malheureusement, chez Square Enix, même si il y a du mieux, FF7R est le meilleur FF de cette génération, on est pas encore dans la matérialisation physique des jeux old school comme FF7 ou FF8, dans nos générations. Xenoblade c’est une série qui propose une histoire longue et assez intéressante, avec de l’exploration dans un vrai monde ouvert, avec une écriture de qualité et un gameplay mélange tour par tour et temps réel qui fonctionne bien.

Je vais pas dire que c’est le meilleur JRPG auquel j’ai joué. Mais il est très bon et vraiment cette série Xenoblade, heureusement qu’elle existe. Le JRPG n’est pas encore mort ! Donc jouez à Xenoblade chronicles définitive edition et à sa suite, parce que ce sont des pépites vidéoludiques, surtout le premier, mais le second n’est pas à négliger, pour moi les deux jeux sont complémentaires. Un premier jeu sérieux, un second jeu plus « léger », j’attend avec impatience un troisième opus qui fera la synthèse.

Récapitulatif

Pts positifs

Une écriture de qualité
Un gameplay solide
Des possibilités de personnalisation avancées
Une musique incroyable
Des environnements époustouflants
Des personnages attachants
Une bonne durée de vie
Un chapitre bonus
Des twists surprenants
Mode facile et mode expert, le choix laissé aux joueurs incipe
Bonne interface de jeu
La direction artistique

Pts négatifs

Les quêtes fedex
Une seconde partie sur mekonis un peu bâclée
Une petite baisse de rythme vers Alcamoth
Les écarts de niveaux dans les quêtes vers la fin
Un peu niais parfois c’est vrai
Un peu rigide dans quelques rares combat de boss
L’histoire un peu trop « deus ex machina » sur sa fini

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