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par emiliya

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  • Photo Louis-Ferdinand Céline

    Louis-Ferdinand Céline

    auteur et acteur

    VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT
    "La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde c'est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n'ai jamais pu me tuer moi."
  • Photo Hubert Selby Jr.

    Hubert Selby Jr.

    auteur, scénariste et acteur

    LAST EXIT TO BROOKLYN
    "aussi on sortit Tralala et le siège et elle était étendue nue sur le siège et leurs ombres cachaient ses boutons et ses cicatrices et elle buvait, faisant sauter ses seins avec sa main libre et quelqu’un lui fourra la boite de bière dans la bouche et ils se marrèrent tous et Tralala jura et cracha un petit bout de dent et quelqu’un recommença et ils rirent et braillèrent et le suivant lui monta dessus et elle eut les lèvres fendues et le sang lui coula sur le menton et quelqu’un lui épongea le menton avec un mouchoir imbibé de bière et on lui tendit une autre bière et elle but et brailla encore au sujet de ses nichons et elle eut une autre dent cassée et la blessure de ses lèvres s’agrandit et tout le monde rit et elle but encore et bientôt elle fut complètement KO, ils lui donnèrent quelques gifles et elle grogna puis tourna la tête mais ils ne purent la réveiller aussi ils continuèrent à la baiser, elle inconsciente sur le siège de la voiture…"
  • Photo Louis Guilloux

    Louis Guilloux

    auteur et traducteur

    LE SANG NOIR
    "Tant qu'il avait cru mépriser le monde, comme il avait été fort ! Mais le monde se vengeait. Cripure mesurait aujourd'hui combien il lui avait été facile de se poser en adversaire. Désormais, cette attitude n'avait plus aucun sens. L'aventure humaine échouerait dans la douleur, dans le sang. Et lui, qui avait toujours prétendu, comme à une noblesse, vivre retranché des hommes et les mépriser, il découvrait que le mépris n'était plus possible, excepté le mépris de soi."
  • Photo Curzio Malaparte

    Curzio Malaparte

    auteur, scénariste et réalisateur

    KAPUTT
    "Dans cette pièce tiède aux parquets couverts de tapis épais, éclairée par cette lueur de miel froid que donnaient la lune et la flamme rose des bougies, les paroles, les gestes, les sourires des jeunes femmes évoquaient avec envie et regret un monde heureux, un monde immoral, jouisseur et servile, satisfait de sa sensualité et de sa vanité. Et l'odeur morte des roses, l'éclat éteint de l'argenterie ancienne et des vieilles porcelaines, le rappelaient à la mémoire avec une impression funèbre de chair putréfiée."
  • Photo Vladimir Nabokov

    Vladimir Nabokov

    auteur, traducteur, acteur et scénariste

    LOLITA
    ""Tu sais ce qu'il y a de si affreux quand on meurt, c'est que l'on est complétement seul" et tandis que mes genoux d'automates allaient et venaient je pris soudain conscience que je ne savais absolument rien des pensées de ma doucette et que derrière ses affreux clichés juvéniles, il y avait peut-être en elle un jardin et un crépuscule, et la porte d'un palais - des régions sombres et adorables dont l'accès m'était totalement et lucidement interdit, avec mes haillons souillés et mes misérables convulsions (...)."
  • Photo Joris-Karl Huysmans

    Joris-Karl Huysmans

    auteur

    A REBOURS
    "Ah! devant ce Calvaire barbouillé de sang et brouillé de larmes, l'on était loin de ces débonnaires Golgotha que, depuis la Renaissance, l'Eglise adopte! Ce Christ au tétanos n'était pas le Christ des riches, l'Adonis de Galilée, le bellâtre bien portant, le joli garçon aux mèches rousses, à la barbe divisée, aux traits chevalins et fades, que depuis quatre cents ans les fidèles adorent. Celui-là, c'était le Christ de saint Justin, de saint Basile, de saint Cyrille, de Tertullien, le Christ des premiers siècles de l'Eglise, le Christ vulgaire, laid, parce qu'il assuma toute la somme des péchés et qu'il revêtit, par humilité, les formes les plus abjectes."
  • Photo Léon Bloy

    Léon Bloy

    auteur

    LE DESESPERE
    "L'Orgueil et sa bâtarde, la Colère, se laissent brouter par leurs flatteurs ; la pacifique Envie lèche l'intérieur des pieds puants de l'Avarice, qui trouve cela très bon et qui lui donne des bénédictions hypothéquées avec la manière de s'en servir ; l'Ivrognerie est un Sphinx toujours pénétré, qui s'en console en allant se soûler avec ses Œdipes ; la Luxure, au ventre de miel et aux entrailles d'airain, danse, la tête en bas, devant les Hérodes, pour qu'on lui serve les décapités dont elle a besoin, et la Paresse, enfin, qui lui sort du vagin comme une filandre, s'enroule avec une indifférence visqueuse à tous les pilastres de la vieille cité humaine."
  • Photo Bruno Schulz

    Bruno Schulz

    auteur et scénariste

    LE SANATORIUM AU CROQUE-MORT
    "Dois-je avouer que ma chambre est murée ? Comment cela ? Murée ? De quelle façon pourrais-je en sortir ? Ah, voilà. Une volonté réelle ne connaît pas d'obstacles, rien ne résiste à un désir intense. Il faut simplement que j'imagine une porte, une bonne vieille porte comme celle de la cuisine de mon enfance, avec une poignée de fer et un verrou. Il n'y a pas de chambre murée qui ne s'ouvre avec une telle porte, pourvu qu'on ait la force de l'imaginer."
  • Photo Henry Miller

    Henry Miller

    auteur, acteur et scénariste

    PRINTEMPS NOIR
    "Je vous le dis, ça ne porte jamais tort à un grand livre de l'emmener avec soi au cabinet. Seuls les petits en souffrent. Seuls les petits se changent en torche-culs. Par exemple "Le petit César", maintenant traduit en français, et appartenant à la série des "Passions". En le feuilletant, il me semble que je suis revenu en Amérique, en train de lire les manchettes, d'écouter ces saloperies de radios, de rouler dans des tape-culs de fer-blanc, de boire du gin de bas étage, de foutre des épis de maïs au cul de vierges-putains, de lyncher des nègres et de les brûler vifs.
    De quoi vous donner la diarrhée.
    Il en va de même pour l'Atlantic Monthly, ou pour tout autre "monthly", pour Aldous Huxley, Gertrude Stein, Sinclair Lewis, Hemingway, Dos Passos, Dreiser, etc.
    Je n'entends sonner nulle cloche en moi quand j'amène ces oiseaux-là aux chiottes. Je tire la chaîne, et plouf ! les voilà dans l'égout ! au fond de la Seine, et dans l'océan Atlantique."
  • Photo William Faulkner

    William Faulkner

    auteur et scénariste

    LE BRUIT ET LA FUREUR
    "Car si ce n'était que l'enfer et rien de plus. Si c'était tout. Fini. Si les choses finissaient tout simplement. Personne d'autre qu'elle et moi. Si seulement nous avions pu faire quelque chose d'assez horrible pour que tout le monde eût déserté l'enfer pour nous y laisser seuls, elle et moi."
  • Photo Thomas Pynchon

    Thomas Pynchon

    auteur

    L'ARC-EN-CIEL DE LA GRAVITE
    "Il en revient aux cages et à ces formes de mort rationalisée - la mort au service de la seule espèce maudite par sa connaissance de la mort qui l'attend ... " Je vous libérerais bien, si je savais comment. Mais on n'est pas libre ici. Tous les animaux, les plantes, les minéraux, même les autres espèces d'hommes sont chaque jour ici mis en pièces, et assemblés à nouveau, afin de sauver une élite, toujours prête à faire des théories sur la liberté - liberté qu'ils n'ont pas. Je ne peux même pas vous promettre que cela changera un jour, qu'ils sortiront de leur retraite pour oublier la mort, et perdre leur terreur compliquée de la technologie, et qu'ils cesseront d'employer les autres formes de vie impitoyablement pour tenir l'humanité à un niveau d'angoisse convenable - alors, ils seront simplement comme vous, des êtres vivants ..."
  • Photo James Joyce

    James Joyce

    artiste musical, acteur et auteur

    ULYSSE
    "Quelles étaient, réduites à leur forme réciproque la plus simple, les pensées de Bloom à propos des pensées de Stephen à propos de Bloom et les pensées de Bloom à propos des pensées de Stephen à propos des pensées de Bloom à propos de Stephen ?
    Il pensait qu’il pensait qu’il était juif tandis qu’il savait qu’il savait qu’il savait qu’il ne l’était pas"
  • Photo Tristan Egolf

    Tristan Egolf

    auteur

    LE SEIGNEUR DES PORCHERIES
    "Le feu n'était plus qu'un lit de braises rougeoyantes. Les autres ronflaient, échoués autour de la fosse, langue pendante. Il avait eu le sentiment que quoi qu'il doive en sortir, que ce soit la dèche, la famine, l'échec total, la prison, n'importe quoi, même si nous risquions de nous réveiller le lendemain maculés de vaseline mêlée de poussière, couverts de piqûres d'insectes, terrassés par une gueule de bois inqualifiable, même si nous devions rentrer en titubant nous terrer dans nos piaules pour une nouvelle plongée dans la claustrophobie - quoi qu'il advienne au cours des jours et des années à venir - cette nuit serait quelque chose que personne ne pourrait jamais nous enlever. Elle était à nous maintenant. Nous la porterions en nous pour le restant de nos jours. Et même si personne d'autre que nous ne pouvait jamais en comprendre la valeur intrinsèque, c'était sans importance. Nous comprendrions. Nous saurions. Nous avions été là. Nous avions vu. C'était la seule preuve qu'il nous faudrait jamais."
  • Photo John Kennedy Toole

    John Kennedy Toole

    auteur

    LA CONJURATION DES IMBECILES
    "- Eh ben, vous tous qui traînez vos guêtres par ici ! Arrêtez-vous un peu, j'vous dis ! Arrêtez-vous et v'nez poser vos culs sur les tabourets des Folles Nuits ! reprit le portier. Aux Folles Nuits, vous verrez des vraies personnes de couleur qui bossent pour moins que l'salaire minimum ! Oua-ho ! Atmosphère de la bonne vieille plantation garantie ! T'as l'coton qui pousse sur scène carrément sous l'nez des spectateurs et t'as un militant d'la cause des Noirs qui s'fait botter l'cul à l'entracte !"
  • Photo Antonin Artaud

    Antonin Artaud

    artiste musical, auteur, acteur et scénariste

    L'OMBILIC DES LIMBES
    "Je mets le doigt sur le point précis de la faille, du glissement inavoué. Car l’esprit est plus reptilien que vous-même, Messieurs, il se dérobe comme les serpents, il se dérobe jusqu’à attenter à nos langues, je veux dire à les laisser en suspens.

    Je suis celui qui a le mieux senti le désarroi stupéfiant de sa langue dans ses relations avec la pensée. Je suis celui qui a le mieux repéré la minute de ses plus intimes, de ses plus insoupçonnables glissements. Je me perds dans ma pensée en vérité comme on rêve, comme on rentre subitement dans sa pensée. Je suis celui qui connaît les recoins de la perte."
  • Photo Jack London

    Jack London

    auteur, scénariste et créateur

    MARTIN EDEN
    "Avant, je ne savais pas que la beauté avait un sens. Je l’acceptais comme telle, comme une réalité sans rime ni raison. J’étais dans l’ignorance. A présent, je sais, ou plus exactement, je commence à savoir. Cette herbe me paraît beaucoup plus belle maintenant que je sais pourquoi elle est herbe, par quelle alchimie du soleil, de la pluie et de la terre elle est devenue ce qu’elle est."
  • Photo Matthew Gregory Lewis

    Matthew Gregory Lewis

    auteur

    LE MOINE
    "L'horrible expression de solennité peinte sur le visage de Mathilde poursuivit les pensées du moine comme un remords, et réfléchissant qu'il y avait infiniment plus de mérite à vaincre la tentation qu'à l'éviter, il se réjouit de l'occasion qui lui était offerte de prouver la solidité de sa vertu. Saint Antoine avait bien résisté à toutes les séductions de la volupté, pourquoi, lui aussi, n'y résisterait-il pas? D'ailleurs, saint Antoine avait été tenté par le diable, et lui, Ambrosio, n'avait à redouter qu'une simple mortelle, craintive et pudique, qui n'appréhendait pas moins que lui de le voir succomber."