Ces (très) bons jeux vidéo méconnus à découvrir sur console (liste annotée)

Avatar Ramlladu Liste de

33 jeux vidéo

par Ramlladu

*WIP*

MAJ : 29/11/2015 : Ajout de Majyūō (Super Famicom)
MAJ : 22/11/2015 : Ajout d'Omega Five (XBLA, j'ignore ce que vaut la version 3DS).
MAJ : 06/06/2015 : Ajout de Earth Defense Force 2025 (Xbox 360/PS3).

Je considère un jeu comme "méconnu" s'il possède à l'heure actuelle (fin 2015) 20 notes ou moins. Toutefois, senscritique gagnant en popularité, je me réserve la possibilité de modifier ce palier si le jeu en vaut vraiment la peine (rapport qualité/nombre de notes, pour résumer).

Je conserve toutes les entrées de cette liste, même si certains titres, au fil du temps, récoltent un nombre de notes bien supérieur à 20 (tel Skyblazer, qui, avec moins de 15 notes au moment de son entrée, en a désormais plus de 60).

A noter : Je privilégie les jeux accessibles au plus grande nombre : ainsi, pour les RPG ou les jeux où le texte a une réelle importance, la langue anglaise est un prérequis. Je mentionne systématiquement le lien des patchs de traductions anglaise disponibles (si et seulement si ils sont terminés à 100% ou proches de cet objectif).

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  • Ys: Book I & II (1989)

    1989 (France). Action et RPG.

    Jeu vidéo de Falcom et Hudson Soft sur PC Engine CD, PC, PlayStation 2, Nintendo DS et PSP

    Ys est un des grands noms de l'action-RPG au Japon, alors que la série est restée plutôt obscure en Europe malgré une fanbase bien réelle, avant de connaitre un gain de popularité avec l'apparition des jeux sur les plate formes comme Steam ou GoG.

    Revenons à 1989, quand Ys Book I & II (à savoir que YS 1 et 2 sont sortis à l'origine séparément sur de nombreux supports, du MSX à la Master System) asséna une mandale à ceux qui ont eu la chance d'y jouer. Quelles qualités arbore cette compil de remakes luxueuse, ayant reçu en son temps nombre de critiques dithyrambiques ?

    En premier lieu, Ys est parmi ce qui se fait de mieux en matière d'efficacité old school. Ici, on ne donne pas de coups d'épée en pressant un bouton, il suffit de foncer sur les adversaires et de les heurter au bon endroit pour leur causer des dégâts sans en encaisser. Ce gameplay parait risible et/ou suranné sur le papier, pourtant, il se révèle toujours diablement accrocheur plus de 25 ans après.

    Mais l'atout qui transcende littéralement le titre est bien sa bande son, magistrale à bien des égards. Avec les possibilités du lecteur CD et l'apport de membres de la fameuse JDK Band de Falcom, les compositions originales du génie Yūzō Koshiro (Streets of Rage, Revenge of Shinobi, Sorcerian, Actraiser...) rejoignent l'Olympe. L'ensemble est tout simplement (allez, j'ose) une des meilleures OST jamais composées pour un jeu vidéo. La puissance des musiques axées rock associées à la qualité CD fut, en 1989, un choc orgasmique.

    Occire des hordes d'ennemis accompagné par des thèmes musicaux tous plus fantastiques les uns que les autres est une expérience particulièrement grisante. Le scénario est agrémenté de plusieurs cinématiques avec voix digits. Le premier volet est plus archaïque que le second, plus long, plus beau et plus riche. La difficulté est progressive avec des donjons et des boss de plus en plus retors et il est très difficile de décrocher une fois lancé dans l'aventure.

    Le dyptique I-II a fait l'objet d'autres remakes, disponibles sur PS2, PC, PSP et aussi DS, de qualité variable. Pour découvrir les origines de la saga Ys, je recommanderai aujourd'hui la version Chronicles I-II Plus, disponible en anglais sur GOG ou Steam, clairement la meilleure version des titres.

    La compilation Pc Engine garde toutefois son charme et propose encore, à mes yeux, les meilleures versions des morceaux.
  • Ys IV: The Dawn of Ys (1993)

    (France). Action et RPG.

    Jeu vidéo de Hudson Soft sur PC Engine Super CD, Super GrafX, PlayStation 3 et PSP

    Après la claque que fut YS Book I&II sur Pc Engine CD, YS troisième du nom créa la controverse : on lui reprocha notamment sa progression trop linéaire, avec un scrolling horizontal : hérésie ! Une suite loin d'être mauvaise en soi, mais qui n'a pas été à la hauteur des attentes.

    Ys IV : The Dawn of Ys, lui, mis à peu près tout le monde d'accord malgré une sortie assez tardive. On retrouve le gameplay des deux précédents Ys, avec une vue de dessus, et des déplacements désormais sur 8 axes. Sur le plan visuel, l'évolution est notable, des décors plus détaillés, des sprites plus gros et des cinématiques de meilleure qualité. Si le charme des deux premiers ainsi que leur bande son restent inégalés, ce YS IV reste un très solide action RPG made in Falcom.

    Hélas, le jeu n'a jamais franchi les frontières du Japon. Bénie soit l' équipe qui réussi à traduire l'intégralité du jeu en anglais allant jusqu'à doubler les dialogues ! les patchs se trouvent ici : http://forums.magicengine.com/en/viewtopic.php?t=778 .

    A noter qu'YS IV : Mask of the Sun sur Super Famicom est un tout autre jeu et non un portage. Sympathique, il n'égale pas le volet PCE, la console reine en ce qui concerne les premiers YS.
  • Bande-annonce

    Xak III: The Eternal Reccurence (1993)

    XakIII

    (Japon). Action, RPG et dungeon crawler.

    Jeu vidéo de Micro Cabin et NEC sur NEC PC-98, FM Towns, PC Engine CD et PC

    Voici sans doute une des séries d'action RPG les plus obscures des années 90. Peut être parce qu'aucun Xak n'a franchi les frontières du Japon, mais aussi parce que même là bas, elle ne rencontra qu'un succès d'estime. La saga débuta par deux volets sur MSX qui, à la manière d'YS Book 1 & 2, furent portés plus tard sur Pc Engine CD. Après deux side stories, la conclusion de la saga, The Eternal Recurrence, débarquait sur une NEC vieillissante.

    Xak, c'est un peu l'anti YS : le jeu se distingue en effet par un scénario adulte, une ambiance sombre et une réalisation qui fait la part belle au sprites fins et "réalistes" ainsi qu'à une palette de couleurs bien moins saturée que celle des titres de Falcom. Quand je parle d'ambiance sombre, je citerai pour exemple l'introduction du jeu qui voit un roi violemment empalé sur une fourche et une princesse.... décapitée à main nue par un géant, les giclées de sang en bonus !

    Le jeu fait suite aux précédents volets, et on y retrouve les mêmes personnages, des héros qui ont de la bouteille, ce qui change agréablement des traditionnelles quêtes initiatiques à base d'extermination de monstres kawaii. Les novices pourront toutefois s'y retrouver car une bibliothèque retraçant de façon succincte les précédents évènements est présente dans le premier donjon du jeu.

    Nul besoin donc d'avoir terminé Xak I et 2 pour apprécier ce dernier opus, même si évidemment certaines subtilités passeront à la trappe. Bien réalisé (certains boss sont impressionnants), proposant un gameplay assez abouti (le personnage peut sauter, effectuer des attaques spéciales, des compagnons dirigés par l'IA pourront vous épauler), ainsi qu'une durée de vie correcte, voici un titre original qui fera le bonheur des amateurs du genre.

    On pourra déplorer une trop grande linéarité, des musiques inégales et des menus trop archaïques pour un titre de 1994. Rien de rédhibitoire, toutefois.

    Le jeu a bénéficié d'un patch en anglais de très bonne facture, chose assez rare pour un jeu PC Engine (à quand la traduction du mythique Tengai Makyou 2 ?).

    Le patch est disponible à cette adresse : http://www.ysutopia.net/index.php?ind=downloads&op=entry_view&iden=7 . Cela fait près de 10 ans que la version 1.00 de celui-ci est disponible, et pourtant le jeu demeure presque totalement inconnu.
  • Bande-annonce

    Valis III (1990)

    (Japon). Action et plateforme.

    Jeu vidéo de Telenet Japan et Renovation Products sur PC Engine CD et Mega Drive

    Si Telenet Japan a sombré dans les limbes des boites de développement oubliées, pourtant elle fut pendant un temps à l'origine d'un nombre assez conséquent de titres à la qualité très hétérogène. Elle abrita pendant deux phases la Wolfteam, qui comprenait des membres ayant fondé, plus tard, Tri Ace.

    La série "Valis" (4 titres ainsi que divers remakes/variantes/portages) reste leur saga la plus célèbre. Valis III ne brille ni par son gameplay (assez rigide) ni par ses prouesses techniques, mais plutôt par son ambiance, son esthétique, ses musiques.

    On y incarne une jeune fille héritière de l'épée Valis, qui va revêtir son armure pour vaincre le sombre Glames. Elle sera vite épaulée par deux autres personnages aux capacités spécifiques, jouables grâce à un système de switch.

    L'esthétique "manga" est excellente et le jeu bénéficie de longues cinématiques qui mettent l'ambiance en place. La version PC Engine CD est recommandée (cinématiques plus travaillées évidemment, son CD et surtout plus de niveaux, le portage Megadrive ayant été amputé de certains).

    Le meilleur opus de la série à mes yeux.

    Après Valis IV, on retrouvera une dizaine d'années plus tard la série sur mobiles japonais, tandis que le dernier titre en date (aussi le dernier jeu édité par Telenet), Valis X, célébrant les 20 ans de l'opus fondateur... ne sera rien de plus qu'un visual novel hentai à haute teneur en tentacle porn. Triste fin.
  • Skyblazer (1994)

    Karuraou

    (pays d'origine). Action et plateforme.

    Jeu vidéo de Ukiyotei et Sony Imagesoft sur Super Nintendo

    Développé par Ukiyotei (compagnie éphémère fondée par des anciens employés de Capcom), Skyblazer est un petit joyau méconnu de la SNES. On y incarne un jeune sorcier dans sa quête contre le démon Ashura.

    Le jeu est visuellement très soigné (ça fourmille de belles couleurs, le mode 7 est utilisé avec talent et l'esthétique générale "hindoue" est très bonne), et bénéficie d'une excellente bande son signée Harumi Fujita (qui a travaillé notamment sur l'OST de Pulstar et Blazing Star).

    Le gameplay diffère selon les phases, de l'action plates formes nerveuse qui n'est pas sans rappeler Ninja Gaiden avec sa possibilité de s'aggriper aux murs au shoot, à scrolling vertical ou horizontal.

    Sky apprend de nouvelles techniques tout au long d'un périple qui comprend un nombre assez conséquent de niveaux, dans lesquels on a souvent envie de replonger. Une belle réussite qui n'a pas à rougir face aux classiques les plus célèbres du genre sur la console.
  • Mobile Suit Gundam Wing: Endless Duel (1996)

    (France). Combat.

    Jeu vidéo de Natsume et Bandai sur Super Nintendo

    Gundam Wing est un des nombreux anime Gundam, qui eu son petit succès par chez nous avec sa diffusion sur M6 si mes souvenirs sont exacts. Développé par Bandai, ce Endless Duel est le premier jeu de combat tiré de la série, sorti sur une Super Famicom en fin de vie. Et quel putain de jeu !

    Techniquement extrêmement impressionnant (vitesse, gros sprites, lourds effets visuels), graphiquement superbe que ce soit au niveau du rendu des méchas que des décors, possédant une bande son punchy, le jeu possède de réelles mécaniques de jeux de combat, à l'inverse des nombreuses purges à licences.

    Combos, cancel, dash, supers, juggles, tout y est avec un dynamisme de tous les diables.

    Le feeling "mécha" répond également présent : ça tremble de toute part à chaque choc, on peut utiliser aussi bien des armes de contact que de puissants canons, flotter dans les airs, etc.

    Un des meilleurs titres de la fin de la Super Famicom.
  • Ninja Warriors: The New Generation (1995)

    The Ninja Warriors Again

    avril 1995 (France). Action et beat'em up.

    Jeu vidéo de Natsume et Titus Interactive sur Super Nintendo

    Ninja Warriors Again est un revival du beat em all "The Ninja Warriors". Développé par Taito et sorti sur borne d'arcade en 1987, le jeu se distinguait par son affichage en "triple écran large" (avec deux écrans secondaires aidés de miroirs, la même technique que pour Darius). Il fut porté sur de nombreux supports, la meilleure conversion étant celle du Mega CD en 1993. Mais à cette époque, la concurrence l'avait rendu plutôt archaïque.

    Sorti en 1994 et développé par Natsume (Wild Guns, Harvest Moon, Lufia 2), ce "New Generation" exclusif à la Super Nintendo porte bien son nom : dés le premier coup d’œil, sa réalisation éclatante et sexy fait mouche et contraste avec l'aspect terne de son prédécesseur.

    On dispose de trois ninjas-cyborg jouables, bien différenciés (le costaud Ninja, le rapide Kamaitachi et la fameuse Kunoichi toute de rouge vêtue, équilibrée) et arborant un look ravageur. Chaque personnage dispose d'une palette de coups unique.

    Le jeu est resté fidèle au principe de déplacement sur un axe de l'original (pas de Z axis), chose peu commune en 1994. L'action y est très nerveuse avec des vagues d'ennemis incessantes, les méthodes de tatane suffisamment variées (projections, utilisation d'objets du décor...). Une jauge, une fois remplie, permet de réaliser un carnage à l'écran.

    Sans être aussi bon que la crème des BTU de l'époque, The Ninja Warriors Again est un jeu de qualité encore très efficace aujourd'hui.
    Gros point noir cependant : l'absence de modes deux joueurs... une sacrée tare pour un titre du genre. La censure est encore une fois passée par là dans les versions occidentales.
  • Starflight (1986)

    1986 (France). RPG.

    Jeu vidéo de Binary Systems, BlueSky Software et Electronic Arts sur Mega Drive, PC, Commodore 64, Amiga, Atari ST et Mac

    Ce remake Megadrive d'un mythique jeu micro a de quoi intéresser tant il est singulier et intelligent dans son concept de "Star Trek-like". Le but : parcourir la galaxie et résoudre un obscur mystère lié à une planète ressemblant à nulle autre. Le jeu débute par la création de son équipage équipage de A à Z (race, capacités, rôle au sein du vaisseau...) avant d'être lâché dans l'immensité de l'espace pour une aventure de longue haleine.

    Au menu : rencontres avec d'autres races (diplomatie, affrontements), analyse de la composition des planètes, gestion de l’atterrissage selon la gravité, récolte de minerai et d'antiques artefacts, capture de créatures, améliorations de son vaisseau, gestion du carburant, etc...

    Le tout dans un univers énorme (plus d'une centaine de systèmes solaires à éxplorer !).

    Une expérience unique, une richesse et une complexité stupéfiante pour un jeu console de l'époque. Starflight a certes vieilli graphiquement, mais l’intérêt se trouve ailleurs.
  • Bande-annonce

    Herzog Zwei (1989)

    Herutsuōku Tsuvuai

    1990 (France). Shoot'em up et stratégie temps réel.

    Jeu vidéo de TechnoSoft et Sega sur Mega Drive et Nintendo Switch

    TechnoSoft, voilà un nom qui doit être familier pour un certain nombre de joueurs : la mythique série des Thunder Force, c'est eux ! Mais pas seulement. Leurs autres titres sont toutefois restés dans l'ombre de la saga phare. Parmi eux, ce Herzog Zwei, un titre singulier, précurseur du RTS (même si, évidemment, Dune 2 a posé toutes les vraies bases du genre), mérite toute l'attention des amateurs de retro.

    Le jeu est un hybride de RTS light (création d'armée, capture de bases) et de shoot 'em up (on contrôle un vaisseau qui peut attaquer l'armée ennemie ainsi que le vaisseau adverse, une fois détruit, le vaisseau se régénère à la base).

    Le rythme est enlevé et le jeu bénéficie d'une bande son "à la TechnoSoft" : c'est à dire nerveuse à souhait avec des mélodies inoubliables tirant profit à la perfection de la particularité et des possibilités du processeur sonore de la console.

    Cerise sur le gâteau, deux joueurs peuvent s'affronter en écran splitté.
  • Elemental Master (1990)

    (Japon). Shoot'em up.

    Jeu vidéo de TechnoSoft et Renovation sur Mega Drive

    Un autre titre méconnu de TechnoSoft sur la 16 bits de Sega, qui a a fatalement été désservi par la sortie du hit Thunderforce III la même année (1990).

    Elemental Master est un shoot 'em up assez original car on y incarne non pas un traditionnel vaisseau mais un mage qui court à travers des niveaux à scrolling vertical, le tout dans une atmosphère fantasy. Rafraichissant.

    Moins spectaculaire que Thunderforce III et IV, Elemental Master ne trahit cependant pas la réputation d'excellence de Technosoft en termes de musiques (toutes épiques !) et bénéficie d''un gameplay solide. L'idée de se tourner pour toucher les ennemis provenant de l'arrière est une bonne idée et l'arsenal est bien conçu, avec une super attaque qui se recharge après usage.

    A la manière d'un Thunderforce, on peut choisir le niveau de son choix parmi quatre pour démarrer.
  • Ranger-X (1993)

    Ex-Ranza

    juillet 1993 (France). Shoot'em up et action.

    Jeu vidéo de GAU Entertainment et SEGA sur Mega Drive

    Ranger X est le seul et unique jeu développé par GAU Entertainement, fondée par des anciens de la Wolfteam.

    Il impressionne par ses graphismes, avec des sprites parfois gigantesques, des effets bluffants et une direction artistique de bonne facture. Clairement, le jeu est dans le haut du panier en termes de réalisation sur Megadrive.

    Le titre pourra par son gameplay assez complexe qui est un des rares imposant le pad 6 boutons de la console : on peut contrôler à la fois notre mécha et sa moto, ou fusionner les deux. Il faudra jongler habilement entre les différents modes pour progresser.

    Pour les joueurs prêts à dompter cet aspect singulier, l'expérience en vaut la peine.
  • Bande-annonce

    Sword of Vermilion (1991)

    (France). Action et jeu de rôle.

    Jeu vidéo de Sega-AM2 et SEGA sur Megadrive et Wii

    Ne cherchez pas avec Sword of Vermillion un RPG digne de la mythique série Phantasy Star. Ici, Sega propose un univers de fantasy des plus classiques avec un pitch convenu.

    Graphiquement, le jeu est plutôt médiocre, et ce même pour l'époque (fin 89), le niveau étant seulement relevé dans les combats contre les boss qui bénéficient d'un rendu nettement moins cheap que les joutes de base.

    Alors pourquoi l'essayer ? Pour sa simplicité diablement efficace et son ambiance qui doit tout à l'envoutante bande son aux accents particulièrement mélancoliques, signée Hiroshi Kawaguchi (Hang On, Space Harrier, Outrun.. rien que ça !).

    Le jeu est assez court et plutôt facile (malgré des labyrinthes un peu plus ardus sur la fin), de quoi s'occuper une quinzaine d'heures entre deux gros titres.
  • Shining Force CD (1994)

    (France). Tactique, RPG et stratégie tour par tour.

    Jeu vidéo de Camelot et Sega sur Mega-CD

    Shining Force 1 et 2 sur Megadrive font figure de légendes du tactical RPG, encore aujourd'hui placés parmi les meilleurs jeux du genre.

    Ce que l'on sait moins, c'est que la série s'est également poursuivie discrètement sur Game Gear, et ce Shining Force CD est un remake des deux premiers volets portables, avec des graphismes et une bande son retravaillée profitant pleinement du support CD.

    Plus basiques que les Shining Force Megadrive, ces jeux se limitent à un enchainement de combats et de séance d'emplettes en boutique sans phases d'exploration (à la manière de la majorité des tacticals, donc), avec un casting, avouons-le, moins stylé. Pour autant, l'esprit Shining Force est présent, à savoir une simplicité très maitrisée et addictive.

    Deux jeux en un (et un chapitre bonus), voilà de quoi ravir les amateurs du genre pendant de longues heures. Un des meilleurs titres disponibles sur Mega CD.
  • Shining Force Gaiden: Final Conflict (1995)

    (pays d'origine). RPG et stratégie tour par tour.

    Jeu vidéo de Camelot et Sega sur Game Gear

    Plus obscur que Shining Force CD, voici Final Conflict. Ce titre est le dernier Shining Force développé avant Shining Force III sur Saturn. Reprenant le principe des opus Game Gear (enchainement de combats sans phase d'exploration), il présente un intérêt supérieur aux précédents pour une bonne raison : le fan service de premier choix !

    Situé après les évènements du premier opus, on y retrouve des personnages tels que Max (le héros de Shining Force 1), mais aussi la charismatique Mishaela, le mystérieux Odd Eye (jouable !) ainsi que Dark Force, antagoniste clé de la saga. Le scénario est de qualité et la réalisation très fine est sans doute ce qui se fait de mieux sur Game Gear, console qui, décidément, en avait à revendre.

    Le jeu était jusque là disponible qu'en japonais. C'était sans compter la passion des fans qui nous ont pondu une excellente traduction, disponible ici : http://www.fantasyanime.com/shiningforce/sffc_downloads.htm . Les amoureux de la saga seront aux anges.
  • Bande-annonce

    El Viento (1991)

    (Japon). Action.

    Jeu vidéo de Wolf Team et Renovation Products sur Mega Drive

    La Wolfteam était à l'origine une branche de Telenet Japan. Son histoire est assez chaotique, jalonnée de départs et restructurations, (ré)intégrations. Plusieurs de ses membres (dont Motoi Sakuraba, Yoshiharu Gotanda etMasaki Norimoto) ont plus tard fondé Tri Ace (Star Ocean, Valkyrie Profile, Resonance of Fate) après un mariage avorté avec Namco.

    En 1991, de nouveau intégrée à Telenet, Wolfteam donna naissance à El Viento, qui rappelle sous certains aspects la série Valis (cinématiques façon manga, jolie héroïne). Toutefois, le gameplay est ici bien plus nerveux. Tout juste correct visuellement, assez difficile, le jeu reste plaisant à jouer et bénéficie des compositions entrainantes d'un Sakuraba encore tout jeunot.

    A noter qu'il existe également deux jeux se déroulant dans le même univers : l'indescriptible horreur Earnest Evans (Megadrive / Mega Cd) et sa tentative de ragdoll nanarde et le dispensable beat'em up Anet Futatabi (Mega cd)
  • Bande-annonce

    Arcus Odyssey (1991)

    (Japon). Action et RPG.

    Jeu vidéo de Wolf Team, Renovation Products et Sammy Studios sur Mega Drive, Sharp X68000 et Super Nintendo

    La Wolfteam, à nouveau. Arcus Odyssey est un hybride, jeu d'action dynamique en vue de dessus avec quelques éléments de RPG, le faisant se rapprocher du Hack N' Slash. On peut choisir son héros parmi 4 personnages et on part saccager du monstre à la pelle dans des donjons. On pourra gagner des niveaux, dénicher quelques trésors, et parfois parler à de rares PNJs, certains pouvant faire office de compagnon temporaires.

    Dynamique, Arcus Odyssey présente des graphismes agréables, avec des sprites au charme indéniable. Le tout est accompagné par une excellente bande son très pêchue, signée Sakuraba.

    A noter que seule la version Megadrive eu droit à une sortie hors Japon, et qu'il se nomme sur Super Famicom Arcus Spirits. Il y a parfois une confusion avec le RPG Albert Odyssey sur certains sites : les deux jeux n'ont aucun lien de parenté.
  • SpellCaster (1988)

    (Japon). Action.

    Jeu vidéo sur Master System

    Spellcaster est la version européene de Kujaku Ō, jeu inspiré du manga de Makoto Ogino.

    Voici un titre intéressant qui combine non sans ingéniosité éléments d'action/plate formes et des phases orientées RPG. Spellcaster a également le mérite d'être très abouti visuellement pour de la Master System. Le titre est par contre assez difficile, surtout vers la fin, et la rigidité de sa maniabilité pourra agacer.
  • Mystic Defender (1989)

    Kujaku Ô 2 Geneishiro

    1989 (France). Action et plateforme.

    Jeu vidéo de Sega sur Mega Drive

    Suite de Spellcaster, orienté action/plateformes pure. Cf ma critique.
  • Bande-annonce

    Robo Aleste (1992)

    Dennin Aleste

    (France). Shoot'em up.

    Jeu vidéo de Compile et Tengen sur Mega-CD

    De la série Aleste (sept titres au total depuis le premier sur Master System/MSX2), une des fers de lance de la regrettée compagnie Compile (Puyo Puyo, Gunhed, Spriggan..) on a retenu le très bon Super Aleste (SNES) et le fabuleux MUSHA Aleste (Megadrive).

    Sans doute peu avantagé par le succès mitigé du Mega CD, Robo Aleste, avant-dernier opus de la saga (le dernier étant GG Aleste 2, un des meilleurs titres de la Game Gear !) est lui resté assez obscur.

    C'est en quelque sorte la suite de MUSHA (on y retrouve une direction artistique similaire combinant avec ingéniosité architecture traditionnelle japonaise et constructions futuristes). Beau et agréable à jouer, il reste à mon sens moins marquant que son illustre prédécesseur, ne serait-ce que par sa bande son en retrait.

    Ceci étant dit, Dennin Aleste est un meilleurs titres de l'extension hardware de Sega, chaudement recommandé pour tout les amateurs de shoot old school.
  • Einhänder (1997)

    (pays d'origine). Shoot'em up.

    Jeu vidéo de SquareSoft sur PlayStation, PlayStation 3 et PSP

    Quand Squaresoft, en plein âge d'or, se met au shoot'em up, le résultat, à la manière de leurs jeux de combat Tobal 1 et 2, ne pouvait qu'être singulier.

    Et en effet, Einhander étonne, avec des graphismes époustouflants pour de la PSone (d'autant plus en considérant la date de sa sortie), une ambiance très travaillée où le niveau de détail est poussé jusque dans ses digits "germanisantes". Les niveaux, assez longs, vous font affronter sub-boss et boss souvent imposants.

    Ce titre a toujours été sujet à controverse : chef d’œuvre et meilleur shoot PS1 pour certains, jeu overhypé très mou pour d'autres. Il est vrai que son gameplay particulier et son rythme assez posé ont de quoi diviser. En tout cas, il mérite amplement d'être essayé même si je lui préfère un Raystorm (Layer Section II) ou un R Type Delta sur la même machine.
  • Jewel Master (1991)

    1991 (France). Action.

    Jeu vidéo de SEGA sur Mega Drive

    Un titre d'action de Sega passé inaperçu.

    Dommage, car malgré la rigidité de ses contrôles, le jeu sait charmer par son design classique mais efficace et surtout une idée de gameplay assez sympathique: le personnage peut être équipé de divers anneaux de pouvoir (que l'on obtient au fil des niveaux) qui peuvent être combinés, permettant ainsi différents styles d'attaque plus où moins efficaces selon l'ennemi en face. Plutôt difficile dés le troisième niveau.

    Last but no least : la bande son de Jewel Master est une vraie réussite, composée par de Motoaki Takenouchi, musicien assez méconnu. On regrettera sa carrière trop brève dans le milieu du jeu vidéo, au regard de la qualité de ses travaux (Shining Force 2, CD, Landstalker, Shining Wisdom...).
  • Magical Taluluto-kun (1992)

    . Action et plateforme.

    Jeu vidéo de Game Freak, SEGA et Tsukuda Ideal sur Mega Drive et Game Gear

    Ce jeu développé par Game Freak (les futurs créateurs de Pokémon, qui se distingueront en 1994 sur la même console avec l'excellent Pulseman) tiré du manga "Talulu le Magicien" de Tatsuya Egawa (Golden Boy, Yapou) constitue une très bonne initiation aux jeux de plate formes. Facile et court, il arbore une esthétique kawaii à croquer avec de très jolis sprites soigneusement dessinés et animés.

    Loin d'être inoubliable, il aura le mérite d'amuser et de détendre pendant un court moment, tout en étant un bon moyen de faire découvrir l'action/plate formes 2D aux novices.
  • Pulseman (1994)

    Parusuman

    (pays d'origine). Plateforme et action.

    Jeu vidéo de Game Freak et SEGA sur Megadrive et Wii

    Deux ans après le très sympathique mais léger Magical Taruruto-Kun, le futur studio de développement de Pokémon, Game Freak, offre en 1994 à la Megadrive une étonnante petite pépite. Hélas jamais sortie du Japon et lancée sur une console en fin de vie, sa visibilité a été sévèrement réduite. Dommage, tant il est un des jeux les plus impressionnants et agréables de la console de Sega.

    Pulseman ressemble à Megaman... de loin. Car le jeu, délicieusement singulier, déroute au premier abord sur le plan du gameplay. Pulseman peut sauter et attaquer au corps à corps, mais en chargeant son énergie (soit en courant sur une durée suffisante, soit par un dash, qui permet aussi d'éviter les attaques d'ennemis), son attaque devient projectile, tandis qu'une pression sur "C + Direction" le transforme en boule d'électricité qui peut rebondir sur les murs telle une balle de flipper. Très déconcertant au départ, on se fait rapidement au système.

    Tout au long de 7 stages, le jeu délivre une claque technique et esthétique, avec de gros sprites soigneusement animés et son univers fort d'environnements très impressionnants. Le jeu alterne décors "réalistes" et lieux plus étonnants lorsque le héros s'infiltre dans divers réseaux informatiques. L'occasion alors de balancer tout un tas d'effets stroboscopiques à un niveau de folie rarement vu dans un jeu 2D de l'époque. La Megadrive tourne ici à plein régime en un véritable festival pour les mirettes.

    Le level design n'est pas en reste. En lieu et place de longs tableaux sur un schéma identique, chaque niveau se divise en courtes phases tirant partie des particularités du héros : lignes électriques où l'on dirige uniquement le personnage dans sa forme de sphère, sautant de liens en liens, lieux traversés par de l'eau qui empêche au contact toute utilisation de l’électricité, intérieur d'une borne d'arcade de shoot-em-up avec son scrolling défilant, niveaux bonus à la Arcanoid... La même ingéniosité est présente lors des combats contre les boss, tous très travaillés. Un vrai plaisir à jouer, très rarement frustrant.

    Pulseman est un des indispensables méconnus de la Megadrive, un travail d'orfèvre à la personnalité affirmée, qui saura occuper très agréablement tout amateur d'action/plate formes. A ne pas rater ! (Dispo sur Console Virtuelle)
  • Bande-annonce

    Atomic Runner (1992)

    1992 (France). Action.

    Jeu vidéo de Data East et PAON Corporation sur Mega Drive, Arcade, Sharp X68000, Wii et

    En 1988, Data East (Windjammers, Joe and Mac/Caveman Ninja, Karate Champ) sortait en arcade le jeu Atomic Runner (Chelnov pour la version japonaise), qui sera porté sur Megadrive quatre ans plus tard.

    Chelnov mélange astucieusement shoop em up et run and gun : le personnage peut tirer sans interruption dans 8 directions, sauter, tandis que le scrolling n'est jamais interrompu. Le challenge est relevé, de quoi intéresser les amateurs du genre.

    Controversé à sa sortie à cause de son scénario (un mineur plongé au cœur d'une catastrophe nucléaire), il connut en conséquence un certain nombre de modifications pour sa version Megadrive : pitch plus consensuel et une esthétique qui, en lieu et place de robots et d'architecture froide, reprend des éléments d'anciennes civilisations d'Amérique du sud.

    A noter le design et la représentation très kitch du héros, qui renforce l'étrangeté de l'univers du jeu, une des marques de fabrique de Data East.

    Rare et coté assez cher dans sa version d'origine, le jeu est heureusement disponible sur Console Virtuelle.
  • Bande-annonce

    Dungeons & Dragons: Warriors of the Eternal Sun (1992)

    1992 (France). RPG.

    Jeu vidéo de Westwood Studios et Sega sur Mega Drive

    Un des très rares RPG "à l'occidentale" exclusif à une console, développé pour la Megadrive par Westwood (Eye of the Beholder, Lands of Lore). On incarne un groupe de héros qui a été, avec une cité entière, transporté dans une dimension inconnue. La garde devant protéger la ville, le Roi vous missionne d'explorer ces étranges terres tropicales.

    On y compose son équipe de A à Z parmi diverses races et classes et le jeu se divise en parties avec vue de dessus (type Ultima) agrémentées d'exploration de donjons avec une vue subjective (à la Dungeon master). Les combats se font au tour par tour en extérieur et en temps réel avec possibilité de mettre en pause en intérieur.

    Accessible sans être pour autant aisé, le jeu marque des points par son monde ouvert, ses nombreux objets et équipements à récolter, sa bonne fidélité aux règles du D&D de l'époque et sa durée de vie au dessus de la moyenne.

    Sans atteindre le niveau des meilleurs RPG micro de l'époque, Warriors of Eternal Sun se défend étonnamment bien. A noter également une bande son de qualité, bien que manquant de variété et souffrant de bruitages affreux.
  • Goku Makaimura Kai (2007)

    (France). Action.

    Jeu vidéo de Capcom sur PSP

    Goku Makaimura Kai est en quelque sorte la version "ultime" d'Ultimate Ghosts And Goblins, la renaissance PSP de la fameuse série de Capcom à la difficulté iconique.

    Le jeu comprend la version originelle à laquelle se voit ajoutée une version "Kai". Celle-ci se joue d'avantage à la manière des G&G "traditionnels" :
    - la mort ramène en arrière (au dernier checkpoint)
    - Arthur est occis après deux coups, quelque soit la situation (le premier coup enlève l'armure, le second vous transforme en squelette, deal with it)
    - seule la magie liée à l'arme en cours est utilisable, mais on peut la lancer à volonté, avec un système de charge.
    - pas de vies infinies si on atteint 30 au compteur, et surtout plus de continues infinis. Trois anneaux = un précieux continue supplémentaire.
    - le double saut est acquis d'emblée, mais le dash n'est plus possible.
    - les niveaux se font dans l'ordre, avec la classique obligation de finir le jeu deux fois en ayant la bonne arme équipée (boule de feu) afin d'accéder au véritable dernier boss.
    - le système d'anneaux à disparu, on procède de façon classique et le level design est par endroits quelque peu modifié.

    Bilan ? On se retrouve probablement devant l'expérience G&G la plus hardcore, de quoi balancer par la fenêtre la PSP, le chat, le chien, le lapin, votre conjoint(e) et peut être vous même, à moins d'acquérir le septième sens après votre 300eme décès. Toutefois, la présence d'un système de sauvegardes compense ce trait.

    Indispensable pour tout collectionneur fan de Capcom, et pour tous les courageux (masochistes ?) du jeu vidéo qui veulent s'attaquer à un véritable challenge. Et puis il y a toujours la version d'origine, au cas où.
  • Bande-annonce

    Gurumin : Une aventure monstrueuse (2004)

    Gurumin

    (France). Action et RPG.

    Jeu vidéo de Falcom, 505 Games et Mastiff Games sur PC, PSP et Nintendo 3DS

    Gurumin est un des nombreux action RPG made in Falcom (Ys, Dragon Slayer). Sorti en premier lieu sur PC, il fut porté sur PSP et bénéficia d'une version localisée en France, qui ne rencontra pas le succès malgré les avis plutôt favorables de la presse (78/100 sur Metacritic).

    Derrière son aspect enfantin se cache une véritable richesse avec de très nombreux items, secrets et possibilités d'équipement. Si la difficulté semble de prime abord destinée au jeune public novice en la matière, le jeu propose du challenge à revendre pour ceux qui veulent obtenir la note maximale dans chacun des (courts) donjons et boucler le tout à 100%.

    Plutôt bien réalisé et rempli d'humour, on y retrouve le dynamisme et la qualité musicale propre aux jeux made in Falcom. A moins d'être allergique à l'esthétique ultra-kawaii arborée par ce Gurumin, l'expérience mérite le détour et se pose comme un agréable bol d'air frais. Dommage que la caméra soit si capricieuse.
  • Mega Man Powered Up (2006)

    (France). Action.

    Jeu vidéo de Capcom sur PSP

    Aujourd'hui, la série Megaman originelle est de retour sur le devant de la scène, avec les vibrants hommages à la période 8 bits que sont Megaman 9 et 10.

    Il me parait donc de bon ton de parler de ce Megaman Powered Up sur PSP, remake soigné du tout premier opus.

    Outre les graphismes remis au goût du jour dans une jolie 3D kawaii aux persos super-SD, on y trouve de nouveaux niveaux, de nouveaux boss, de nouvelles capacités, une centaine de challenges à accomplir, la possibilité d'incarner chaque boss en lieu et place de Megaman, mais aussi un éditeur de niveau très complet et accessible : on peut ainsi proposer ses réalisations sur le net qui regorge de créations à l’intérêt variable.

    Capcom, le roi du recyclage facile, n'a ici pas fait les choses à moitié avec ce titre qui permet de découvrir ou redécouvrir les origines de la saga. Bien plus intéressant que le remake en demi teinte de Megaman X, ce Powered Up est chaudement recommandé aux amoureux du petit robot bleu.
  • Hokuto no Ken: Seiki Matsu Kyûseishu Densetsu (2000)

    . Beat'em up.

    Jeu vidéo de Bandai sur PlayStation

    Avant l'acclamé Hokuto No Ken Fighting, on ne peut pas dire que les jeux Hokuto No Ken aient fait l'unanimité (les jeux de combat sur Super Famicom sont particulièrement ignobles).

    Je ne profiterai toutefois pas de cet encart pour crier mon amour au mal aimé Last Battle. Venons en donc à ce "Seiki Matsu Kyûseishu Densetsu". Sorti sur une Psone en fin de vie, il fit le bonheur des amateurs du maitre du Hokuto à pain.

    Respectant de façon très fidèle le scénario de la première série/première partie du manga (jusqu'à Raoh), ce beat em all 3D propose une réalisation plutôt bonne (le rendu est très cubique mais plus fidèle que les graphismes des récents Hokuto Muso) et surtout un gameplay jouissif qui alterne boucherie contre des ennemis de base et affrontements épiques contre des boss emblématiques, se terminant sur des "finish move" sous forme de QTE.

    D'autres modes de jeux sont disponibles (dont du 1 contre 1 en versus et un mode d'édition de cinématiques qui fut très populaire au Japon, un guide de jeu entier lui a même été consacré !).

    Évidemment le jeu se destine principalement aux amateurs de la série/manga... mais ceux-ci sont nombreux. La barrière de la langue ne pose pas de problème majeur.
  • Phantasy Star Generation: 1 (2003)

    Fantashī Sutā

    (Japon). RPG.

    Jeu vidéo de 3D Ages et Sega sur PlayStation 2

    La gamme "Sega Ages" (33 titres sortis entre 2003 et 2008) est constituée de remakes ou portages Playstation 2 de grands classiques sur hardware Sega.

    Si les remakes sont très inégaux, celui de Phantasy Star (premier volet de la saga culte de RPGs de Sega, sorti fin 1987 et en avance sur son temps), qui a ouvert le bal, est une vraie réussite !

    Graphismes remaniés avec goût (la plupart du temps), musiques remixées, ajout d'illustrations pour accompagner les moments clés du jeu, rendu des combats dans un style proche de celui de PS2 et PS4 (persos de dos visibles et animés), variété dans le rendu visuel des donjons...

    S'il n'est pas époustouflant, ce remake a le mérite de rendre plus accessible (tout proportions gardées, les très longues séances de grinding afin d'éviter des morts en poule contre des ennemis de base sont toujours présentes) ce RPG considéré par beaucoup comme le meilleur jeu Master System, Le jeu n'est sorti qu'au Japon.

    Mais un patch anglais 100% existe ! Je vous renvoie sur le site de référence PSCAVE qui explique la marche à suivre : http://www.pscave.com/psg1/download.

    N'hésitez pas par ailleurs à consulter les très riches ressources sur le jeu et la saga Phantasy Star présentes sur cet excellente mine d'or.

    A noter qu'un remake du second opus, Phantasy Star 2, est sorti en 2005. Je n'y ai pas joué. De ce que j'ai pu en voir, le travail effectué dessus est solide, mais je trouve que Phantasy Star 2 Megadrive à mieux vieilli que le premier opus, et en bon fan intégriste du titre de 1989, certains choix (character design) du remake m'ont rebuté.

    Il était prévu de faire de même avec le IV, mais le projet n'a jamais vu le jour. Pas gênant, tant le IV reste une merveille qui n'a pas vieilli d'un iota, 20 ans après.
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